Jean-Louis Roux

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Jean-Louis Roux
Fonctions
26e lieutenant-gouverneur du Québec
Monarque Élisabeth II
Premier ministre Lucien Bouchard
Prédécesseur Martial Asselin
Successeur Lise Thibault
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décès Montréal
Profession Comédien, metteur en scène

Jean-Louis Roux
Lieutenants-gouverneurs du Québec

Jean-Louis Roux, né le à Montréal et décédé le à Montréal[1],[2], est un comédien, metteur en scène et homme politique québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Comédien et cofondateur du Théâtre du Nouveau Monde. Au cours de sa carrière, Jean-Louis Roux joue dans plus de 200 productions théâtrales et signe au-delà d'une quarantaine de mises en scènes.

Jean-Louis Roux naît en 1923 dans une famille relativement aisée. Il fait ses débuts d'acteur en 1939 au sein des Compagnons de Saint-Laurent dirigés par le père Émile Legault. En 1942, tout en poursuivant ses activités théâtrales avec les Compagnons, il amorce des études en médecine, suivant en cela les traces de son père. Optant finalement pour le métier d'acteur, il part s'installer à Paris en 1946, répondant à l'invitation de Ludmilla Pitoëff. Il est de retour à Montréal en 1950. L'année suivante, en compagnie notamment de Jean Gascon et de Georges Groulx, il fonde le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) dont il est le directeur artistique de 1966 à 1982, prenant la succession de Jean Gascon. Il est aussi président de la Conférence canadienne des arts de 1968 à 1970.

Sous son directorat, certain spectacles présentés par le TNM ne vont pas sans susciter la controverse auprès d’une partie du public peu encline à considérer le théâtre comme l’occasion de remettre en question les valeurs qui gouvernent la société d’alors. Ce sera le cas en 1969 avec Faut jeter la vieille de Dario Fo (mise en scène de Paul Buissonneau), en 1971 avec Les Oranges sont vertes de Claude Gauvreau et surtout en 1978 avec Les Fées ont soif, une allégorie féministe écrite par Denise Boucher qui déclenche une polémique féroce. Par ces choix audacieux, le TNM participe aux mutations identitaires du Québec.

À la suite de son départ du Nouveau Monde en 1982, tout en continuant à jouer régulièrement, il devient directeur général de l'École nationale de théâtre du Canada, poste qu'il occupera jusqu'en 1987.

Ouvertement fédéraliste et une des têtes d'affiche du mouvement pour le "non" au référendum, Jean-Louis Roux devient sénateur en 1994, puis est nommé lieutenant-gouverneur du Québec en 1996. Il démissionne deux mois plus tard à la suite d'une controverse suscitée par une confidence à un journaliste faite par son ami l'ex-ministre fédéral Gérard Pelletier et selon laquelle, à l'époque lointaine de sa jeunesse nationaliste, Jean-Louis Roux avait arboré la croix gammée sur l'épaule de son sarrau de laboratoire, en plus d'avoir participé à une émeute anticonscriptionniste en 1940 au cours de laquelle furent saccagés les bureaux de The Gazette et des commerces dont le nom avait une consonance étrangère «surtout israélite», ajouta-t-il. Publiées en novembre dans le magazine l'Actualité sous le titre "L'Affaire Roux" ces révélations entraînent en quelques heures la démission fracassante de l'intéressé[3].

À la suite de son retrait de la vie politique, il remonte sur les planches et connaît un des plus grands succès de sa carrière alors qu’il interprète Freud dans Le Visiteur de Éric-Emmanuel Schmitt sous la direction de Françoise Faucher. Il est aussi président du Conseil des arts du Canada de 1998 à 2004.

Jean-Louis Roux meurt à Montréal le 28 novembre 2013, à l'âge de 90 ans, des suites d'une longue maladie. Le fonds d'archives de Jean-Louis Roux est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[4].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Duchesne, Jean Siag, « Décès du comédien et homme de théâtre Jean-Louis Roux », sur lapresse.ca, (consulté le 29 novembre 2013)
  2. Mario Gilbert, « Jean-Louis Roux décède à l'âge de 90 ans », sur journalmetro.com, La Presse canadienne, (consulté le 29 novembre 2013)
  3. http://www.pum.umontreal.ca/apqc/96_97/massicot/massicot.htm
  4. Fonds Jean-Louis Roux (MSS436) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  5. http://www.prixduquebec.gouv.qc.ca/recherche/desclaureat.php?noLaureat=97
  6. http://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=317

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]