Raymond Faro

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Raymond Faro
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Biographie
Naissance
Décès
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TulleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité

Raymond Faro également écrit Raymond Farro[1] est un responsable résistant corrézien de l’Armée Secrète né à Alger le 18 mars 1909, mort à Tulle le 2 avril 1944.

Biographie[modifier | modifier le code]

Saint Cyrien, Raymond Faro est, en 1939, capitaine au 126e régiment d'infanterie à Brive. Dès 1941, il s'engage dans la Résistance intérieure française. Sous le nom de Fromonteil, il participe, en juin 1942, à une réunion secrète à l'Institution Saint-Joseph de Périgueux, avec Edmond Michelet, chef du mouvement de Résistance Combat en Limousin (région R5), qui le charge de constituer, au niveau local, l'Armée Secrète (AS).

Devenu chef départemental de l'AS, puis régional, il nomme responsable de l'AS Corrèze Martial Brigouleix, de l'AS Dordogne André Boissière[2], de l'AS Creuse Albert Fossey-François, de l'AS Vienne Edmond Bernard[3] et de l'AS Cher Georges[4].

À la suite de l'arrestation d'une grande partie de son équipe au début 1943, et poursuivit par la gestapo, il change de planques et de pseudonymes. C'est ainsi qu'on le retrouve au Chatenest, Bordas, Le Bugue, Saint-Yrieix-la-Perche, Terrasson... sous les noms de Fromonteil, Charbonnaud, Rivière ou Rousseau. Le 12 mai 1943, alors qu'il est en déplacement à Châteauroux, la police allemande investit sa dernière planque, arrête et torture les occupants.

Il réorganise et fusionne alors les éléments militaires de l'AS, mais il arrêté à Limoges le 2 novembre 1943. Il parvient à s'échapper lors de son transfert et s'installe près de Terrasson. Le 20 mars 1944, il est arrêté par la Gestapo, à Brive, en rendant visite à sa femme enceinte, qui est surveillée discrètement depuis des mois. Il tente de s'enfuir, mais rattrapé il est conduit à Tulle, avec Roland Malraux, Louis Bertheau, Charles Delsanti et Harry Peulevé également arrêtés dans d'autres circonstances[5], où il est torturé. Craignant qu'il ne s'échappe, ses bourreaux lui coupent les tendons d'Achille.

Incapable de marcher, il est fusillé le 2 avril suivant en représailles de l'embuscade de Cornil, après avoir été traîné.

Mémoire[modifier | modifier le code]

  • Tulle : Stèle de la place de la Bride située devant l'école Turgot.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Kartheuser : Les pendaisons de Tulle (Tome 3 page 165).
  • Grégory Auda : Les belles années du "Milieu" (1940-1944): Le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France (pages 167 et 175).
  • Vincent Brousse et Philippe Grandcoing : Un siècle militant: engagement(s), résistance(s) et mémoire(s) au XXe siècle en Limousin (page 13)

Références[modifier | modifier le code]