Édouard Valéry

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Édouard Valéry
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Solange Sanfourche (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata

Édouard Valéry, né le à La Coquille (Dordogne), mort le à Sarlat-la-Canéda, est un résistant de la Résistance intérieure française. Son frère Henri était également résistant.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Valéry, père d'Édouard Valéry, né à Pageas, ancien combattant de la Première Guerre mondiale exploite une métairie à La Coquille. Édouard Valéry, est le cadet de la famille après son frère Henri. Les parents d'Édouard Valéry, s'installent à Châlus pour ouvrir un magasin d'alimentation tenu par sa mère de 1929 à 1931. Son père et sa mère abandonnent le commerce et reviennent à la terre reprenant une métairie à Saint-Priest-les-Fougères, de 1931 à 1933, peu après il déménage pour Saint-Pierre-de-Frugie, puis Firbeix ils ne sont plus métayers mais des fermiers. La famille Valéry va vivre en Corrèze et ne quittera plus Brive à partir de 1941. Au début de l’occupation allemande, Édouard Valéry participe aux activités clandestines mais aussi à celles du mouvement de résistance mis en place par Edmond Michelet. Lui et son frère sont arrêtés alors qu’ils distribuent le journal de presse clandestine Combat.

Condamné, il est conduit par les gendarmes à la Maison d'arrêt de Périgueux, où il est rejoint par son frère Henri, Germain Auboiroux, Henry Quatremaire (futur maire de Noisy-le-Sec) et d'autres résistants, l'instruction terminée. Il passe un an en détention au centre de Mauzac. Libéré, il se réfugie à Châteauroux puis en Corrèze où il organise un groupe de Francs-tireurs et partisans (FTP) et participe à plusieurs sabotages.

En , Jacques Chapou, chef départemental du mouvement Libération-Sud pour le Lot remplace Édouard Valéry, qui va devenir commissaire aux opérations en Dordogne[1].

Nommé chef départemental des FTP de Corrèze de mars (ou janvier) à , Une opération pour libérer Eugène Connangle, et ses camarades a réussi en ce , de Tulle. Opération montée sur les instructions de Georges Lassalle, qui sera abattu avec 26 hommes dont Georges Dumas, le , à Brantôme. Cette opération à laquelle Édouard Valéry, commissaire aux opérations pour la Corrèze, et Fernand Dupuy, autre responsable ont activement participé[2]. Louis Godefroy, alias Marcel, l'informe qu'il prendra d'autres responsabilités et il est envoyé en Dordogne comme responsable politique et le reste jusqu’en août. Au nouveau comité militaire régional Édouard, sera secondé par deux personnes dont Jean Garraud dit Benjamin originaire de Mialet. L’opération de libération des détenus de la prison de Bergerac est préparée dans l’urgence le , lors d’une réunion au PC du sous-secteur C des FTP au hameau Bellacaud à Saint-Jean-d'Eyraud. Elle répond à une demande de la hiérarchie départementale des FTP. La Résistance craint que l’occupant n’exécute les prisonniers politiques avant son départ. Participent à la réunion les responsables FTP de la direction du sous-secteur C le Commissaire aux opérations régionales Édouard Valery, alias Lecoeur avec entre autres Michel Schneersohn, alias Michel responsable du service de renseignement des FTP (service B) pour le sous-secteur. Il présidera quelques jours avant opération de Bergerac, l'examen et la cour martiale à l'encontre du vice amiral Charles Platon, hostile à Charles de Gaulle partisan à Philippe Pétain. Après guerre Michel Schneersohn sera le maire de Mussidan de 1946 à 1947. L’opération a été un succès. Tous les prisonniers ont été libérés sans effusion. Grâce à l’efficacité du plan d’action et au sang-froid de Jean Clerc et de ses compagnons[3].

Le a lieu à Périgueux le défilé de libération auquel il participe, avec de nombreux autres résistants, notamment Yves Péron et Roger Ranoux dit Hercule ou André Urbanovitch dit « Doublemètre ». Périgueux s'était libérée sans qu'un seul coup de feu n'ait été tiré. Mais deux jours avant la libération de la ville, 45 prisonniers extraits des geôles du quartier Daumesnil étaient fusillés par les Allemands au 35e régiment d'artillerie parachutiste, avant de quitter la ville comme ils en avaient reçu l'ordre. Le frère d'Édouard, Henri, rayonnait dans les liaisons et le soutien à la logistique des maquis sur la zone sud il put échapper à la Gestapo, de Lyon, et de son chef Klaus Barbie, qui avait arrêté Jean Moulin. il revient en Corrèze à la libération.

À la Libération, Édouard Valéry est le chef du 1er bureau de l’état major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) de la Dordogne avec le grade de commandant il côtoiera Maurice Rousselier, Henri Adeline ou Eugène Déchelette. Il est titulaire de la médaille de la Résistance et chevalier de la Légion d’honneur pour ses faits de résistance active[4],[5],[6].

Il s'est marié à Périgueux en 1945 avec Solange Sanfourche, née en 1922 à Carsac-Aillac et décédée en 2013 à Sarlat[7], qui a été résistante (nom de guerre : Marie-Claude) comme secrétaire dactylo et agent de liaison. Elle portait le courrier à Olivier, résistant dit André Dufour.

La famille Sanfourche avait hébergé et caché durant l'occupation des dizaines de combattants clandestins[8].

Édouard Valéry, participe à la guerre d'Algérie. Muté au 6e et 7e régiment de tirailleurs algériens, devenu peu après 15e BTA et appartenant au 3e régiment de tirailleurs algériens (3e RTA) il rejoint Constantine en Algérie, le . Édouard Valéry, décrivait avec précision les événements dans une longue lettre qu'il allait adressai en recommandé à Eugène Connangle, de Périgueux (un ami, officier de réserve qui avait été son responsable direct pendant la Résistance pseudo de Colonel Martial et qui, de plus, avait été président du comité départemental de Libération) en lui disant d'utiliser au mieux les renseignements que je lui donnais. À la suite d'un débat et après la publication d'articles de presse (notamment dans l'Humanité), non seulement aucune enquête ne fut faite sur place mais, au contraire, Jacques Soustelle et Maurice Bourgès-Maunoury, visitant le Constantinois, apportèrent leur soutien sans réserve aux troupes de Paul Aussaresses qui avaient réprimé la révolte qui à l'initiative de Zighoud Youcef, responsable du Nord-Constantinois dans le but de montrer la force du FLN. Le gouvernement, à son tour, couvrait les abus sanglants d'une répression sauvage[9],[10].

Il a été président d’honneur du comité local ANACR (anciens combattants et amis de la Résistance) de Tarnos-Seignanx, puis habitant de Tarnos depuis 1972[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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