Édouard Valéry
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Juste Fernand Lecœur |
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Solange Sanfourche (de à ) |
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| Archives conservées par |
Service historique de la Défense (GR 16 P 582873)[1] |
Édouard Valéry, né le à La Coquille (Dordogne), mort le à Sarlat-la-Canéda, est un résistant de la Résistance intérieure française. Son frère Henri était également résistant.
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille
[modifier | modifier le code]François Valéry, père d'Édouard Valéry, né à Pageas, ancien combattant de la Première Guerre mondiale exploite une métairie à La Coquille.
Édouard Valéry, est le cadet de la famille après son frère Henri. Les parents d'Édouard Valéry, s'installent à Châlus pour ouvrir un magasin d'alimentation tenu par sa mère de 1929 à 1931.
Ses parents abandonnent le commerce et reviennent à la terre en reprenant une métairie à Saint-Priest-les-Fougères, de 1931 à 1933. Peu après ils déménagent pour Saint-Pierre-de-Frugie, puis Firbeix où ils ne sont plus métayers mais fermiers.
La famille Valéry part ensuite vivre en Corrèze et ne quittera plus Brive à partir de 1941.
Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Au début de l’occupation allemande, Édouard Valéry participe aux activités clandestines avec Germain Auboiroux, cheminot et militant syndicaliste, puis avec Jean-Baptiste Delord militant communiste[2] qui reconstitue le groupe des jeunesses communistes de Brive. Au début, Jean-Baptiste Delord hésite à faire participer Édouard Valéry, le trouvant un peu jeune, mais une solide amitié s'établit entre eux. Le 8 novembre 1940, au retour d’une « virée » à Marcillac-la-Croisille, Delord avait décidé de constituer un comité d’aide aux prisonniers de guerre, mais il fut arrêté. Édouard Valéry, avec son frère Henri et d'autres camarades, continuent alors l'action commencée de Jean-Baptiste Delord, en distribuant l'Humanité clandestines et les tracts qu'ils glissaient de nuit dans les boites aux lettres de Brive et ses environs. Germain Auboiroux fait connaitre à Edouard Valéry une institutrice recherchée par la police de Vichy, Madeleine Bellet, ainsi que des membres du mouvement de résistance mis en place par Edmond Michelet. Lui et son frère sont arrêtés alors qu’ils distribuent le journal de presse clandestine Combat.
Condamné, il est conduit par les gendarmes à la maison d'arrêt de Périgueux, où il est rejoint par son frère Henri, Germain Auboiroux, Henry Quatremaire (futur maire de Noisy-le-Sec) et d'autres résistants. L'instruction terminée, il passe un an en détention au centre de Mauzac. Une fois libéré, il se réfugie près de Châteauroux dans une maison forestière au Riau de la motte, au Poinçonnet puis en Corrèze où il organise un groupe de Francs-tireurs et partisans (FTP) et participe à plusieurs sabotages.
En Jacques Chapou, devient chef départemental du mouvement Libération-Sud pour le Lot en remplacement d'Édouard Valéry, qui devient commissaire aux opérations en Dordogne[3].
Il est nommé chef départemental des FTP de Corrèze de mars (ou janvier) à . Il participe avec Fernand Dupuy le à Tulle àune opération réussie, montée sur les instructions de Georges Lassalle, pour libérer Eugène Connangle et ses camarades[4]. Louis Godefroy, alias Marcel, l'informe qu'il va prendre d'autres responsabilités et il est envoyé en Dordogne comme responsable politique et le reste jusqu’en août.
Au nouveau comité militaire régional Édouard Valéry est secondé par deux personnes dont Jean Garraud dit Benjamin originaire de Mialet.
L’opération de libération des détenus de la prison de Bergerac est préparée dans l’urgence le , lors d’une réunion au PC du sous-secteur C des FTP au hameau Bellacaud à Saint-Jean-d'Eyraud. Elle répond à une demande de la hiérarchie départementale des FTP. La Résistance craint que l’occupant n’exécute les prisonniers politiques avant son départ. Participent à la réunion les responsables FTP de la direction du sous-secteur C le Commissaire aux opérations régionales Édouard Valery, alias Lecoeur avec entre autres Michel Schneersohn, alias Michel responsable du service de renseignement des FTP (service B) pour le sous-secteur. L’opération est un succès et tous les prisonniers sont libérés, grâce à l’efficacité du plan d’action et au sang-froid de Jean Clerc et de ses compagnons[5].
Le a lieu à Périgueux le défilé de libération auquel il participe, avec de nombreux autres résistants. Après la libération du département, l'état major FFI se vide, la majorité des jeunes maquisards étant partis vers les opérations de La poche de La Rochelle, et celle de la poche de Royan et de la pointe de Grave. Edouard Valéry reste à Périgueux de septembre 1944 à janvier 1945, ou il participe activement au soutien logistique et financier des unités engagées sur les poches de l'Atlantique[6].
À la Libération, Édouard Valéry est le chef du 1er bureau de l’état major des Forces françaises de l'intérieur (FFI) de la Dordogne avec le grade de commandant. Il reçoit en septembre 1945 la médaille de la Résistance pour ses faits de résistance active[7],[8],[9].
Après-guerre
[modifier | modifier le code]Il s'est marié à Périgueux en 1945 avec Solange Sanfourche, née en 1922 à Carsac-Aillac et décédée en 2013 à Sarlat, qui a été résistante (nom de guerre : Marie-Claude) comme secrétaire dactylo et agent de liaison. Elle portait le courrier à Olivier, résistant dit André Dufour qui fut après-guerre député de l'Isère et adjoint au maire de Grenoble.
Édouard Valéry participe ensuite à la guerre d'Algérie. Muté au 6e et 7e régiment de tirailleurs algériens, devenu peu après 15e BTA et appartenant au 3e régiment de tirailleurs algériens (3e RTA) il rejoint Constantine en Algérie, le . En 1955, il siège au Tribunal permanent des forces armées[10].
Il a été président d’honneur du comité local ANACR (anciens combattants et amis de la Résistance) de Tarnos-Seignanx, puis habitant de Tarnos depuis 1972[11].
Il meurt le à Sarlat-la-Canéda.
Distinctions
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Chevalier de la Légion d'honneur en 2001 [7],[8],[9],[12]
Médaille de la Résistance française (décret du 6 septembre 1945)[13].
Hommages
[modifier | modifier le code]Une rue de Brive-la-Gaillarde est baptisée à son nom et celui de son frère en 2024, pour célébrer le 80e anniversaire de la libération de la ville[14].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Mémoire des hommes (base de données).
- ↑ Gilbert Beaubatie, Jean-Pierre Besse, « DELORD Robert, Jean-Baptiste », sur Le Maitron (consulté le ).
- ↑ Édouard Valéry, « Quatre années dans la Résistance » [PDF] (consulté le )
- ↑ « Francs tireurs et partisans français en Dordogne » [livre], sur leslibraires.fr (consulté le ).
- ↑ (en) « [pdf] 1 - le déclenchement de la seconde guerre mondiale », sur nanopdf.com (consulté le ).
- ↑ https://web.archive.org/web/20211228212212/https://castellan-valery.pagesperso-orange.fr/E_valery_resistanceBR_pr.pdf
- « Édouard Valery n’est plus », Sud Ouest, , consulté le .
- « La naissance du groupe Jean Robert », ANACR - Amis de la résistance - Comité d'Objat, consulté le .
- [PDF] « Camp des Suspins de la seconde guerre mondiale », site Internet de Jugeals-Nazareth, consulté le .
- ↑ « Guerre d'Algérie. Témoignage. Edmond Valéry, capitaine désigné au tribunal permanent des forces armées de Constantine, raconte la " drôle de justice " alors en vigueur. 11 octobre 1955, une séance ordinaire au tribunal militaire », L'Humanité, 4 janvier 2001.
- ↑ « Militant de la mémoire », sur SudOuest.fr (consulté le ).
- ↑ Décret du 21 juin 2001 portant nomination (lire en ligne)
- ↑ Ordre de la Libération - base des médaillés de la Résistance française, « Fiche Édouard Valéry » (consulté le )
- ↑ « Brive rend hommage à ses résistants », sur brivemag.fr (consulté le ).
Liens externes
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- Ressource relative à la vie publique :
- Naissance en février 1924
- Naissance en Dordogne
- Résistant communiste français
- Militaire français de la guerre d'Algérie
- Titulaire de la médaille de la Résistance française
- Décès en septembre 2010
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- Résistant en Dordogne
- Personnalité du Parti communiste français
- Résistant corrézien
- Résistance en Limousin
- Personnalité liée à Brive-la-Gaillarde
- Histoire de Brive-la-Gaillarde
- Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 2001