Martial Brigouleix

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Martial Brigouleix
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Martial Brigouleix, né le à Ambrugeat (Corrèze), est un militant socialiste, résistant français, Compagnon de la Libération, fusillé le (à 40 ans) au Mont-Valérien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Martial Brigouleix est né le à Ambrugeat (Corrèze) en France.

En 1920 il entre à l'École normale de Tulle. En 1923 il est élève officier de réserve.

En 1924, il est nommé sous-lieutenant et affecté au 22e régiment de tirailleurs à Verdun. La même année, il est également nommé professeur de français et d'histoire-géographie à l'École militaire préparatoire technique de Tulle[1].

Socialiste et Franc-Maçon il est l'un des fondateurs de La Voix Corrézienne[2].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

De 1939 à 1943[modifier | modifier le code]

En septembre 1939, il commande la 5è compagnie du 126e RI de Brive. Pendant la drôle de guerre, il est en opération en Alsace.

En il combat dans l'Aisne, bat en retraite et ramène les survivants de sa compagnie jusqu'en Haute-Vienne.

En , il est cité deux fois pour son courage, est nommé capitaine et est démobilisé.

De retour en Corrèze il reprend son poste à l'EMPT de Tulle.

Sten Mk II.

En 1941, il est révoqué par le régime de Vichy, en raison de son appartenance à la franc-maçonnerie.

Action dans la Résistance[modifier | modifier le code]

En 1941, à Brive et à Tulle, avec Edmond Michelet, ils vont structurer les premiers groupes de résistance du mouvement Combat qui sera plus tard Armée secrète[3]. Il devient secrétaire à la chambre des métiers et se consacre à l'organisation de la Résistance intérieure française. En 1942, sous le nom de Beaudouin, il dirige, les premiers groupes de l'Armée secrète (AS) en Corrèze dont il devient le chef départemental.

Fin 1942, il prépare, avec l'aide de Pierre Souletie et d'un agent de l'Intelligence Service, les plans d'investissement de Tulle et d'action insurrectionnelle. Les armes étant insuffisantes pour armer les 19 compagnies de Résistants, ils font homologuer des terrains de parachutage par la RAF.

Le , un Avro Lancaster parachute, près de Chamboulive 5 containers de mitraillettes Sten avec leurs munitions, Martial Brigouleix les faisant ensuite transporter à Tulle.

Arrestation[modifier | modifier le code]

En , la Milice, demande son arrestation au préfet qui refuse. Martial Brigouleix envisage alors de passer dans la clandestinité mais, le , la Gestapo l'arrête sur son lieu de travail.

Le il est emprisonné à la prison de Limoges et mis au secret pendant presque trois semaines durant lesquelles il est torturé, mais il ne parle pas. Le , il est transféré au fort de Romainville.

Exécution[modifier | modifier le code]

Le 27 septembre, un officier allemand est abattu à Paris. En représailles les nazis exigent que 50 otages soient fusillés. Le , il est exécuté au Mont-Valérien.

Il est inhumé au carré militaire du cimetière parisien de Bagneux dans les Hauts-de-Seine[4],[5],[6]

Décorations[modifier | modifier le code]

Mémoire[modifier | modifier le code]

  • Tulle : Place Martial-Brigouleix
  • Brive : Rue Martial-Brigouleix

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Beaubatie et Philippe Lascaux, Martial Brigouleix, Tulle, Mille Sources, 2017
  • Jean-Pierre Richardot, SNCF : Héros et salauds pendant l'occupation
  • Grégory Auda, Les Belles Années du "milieu" (1940-1944). Le grand banditisme dans la machine répressive allemande en France
  • Vincent Brousse et Philippe Grandcoing, Un siècle militant : engagement(s), résistance(s) et mémoire(s) au XXe siècle en Limousin

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]