Saint-Jean-sur-Tourbe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Marne
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Marne.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Jean.
Saint-Jean-sur-Tourbe
Image illustrative de l'article Saint-Jean-sur-Tourbe
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Arrondissement de Sainte-Menehould
Canton Argonne Suippe et Vesle
Intercommunalité Communauté de communes de Suippe et Vesle
Maire
Mandat
François Mainsant
2014-2020
Code postal 51600
Code commune 51491
Démographie
Population
municipale
100 hab. (2014)
Densité 5,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 41″ nord, 4° 40′ 51″ est
Superficie 17,04 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Marne

Voir sur la carte administrative de la Marne
City locator 14.svg
Saint-Jean-sur-Tourbe

Géolocalisation sur la carte : Marne

Voir sur la carte topographique de la Marne
City locator 14.svg
Saint-Jean-sur-Tourbe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Jean-sur-Tourbe

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Jean-sur-Tourbe

Saint-Jean-sur-Tourbe est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au nord-est du département, la commune est longée par une rivière classée 1re catégorie, la Tourbe.

La Tourbe, affluent de l'Aisne traverse Saint-Jean-sur-Tourbe. Elle prend sa source dans le village voisin, Somme-Tourbe. Le lit principal de la rivière passe en grande partie à l'est du village. Un bief a été créé pour alimenter les lavoirs du village. Le cours normal est souvent dénommé par les villageois fausse rivière.

Deux hameaux complètent la commune :

  • la Salle, situé en amont sur la rivière entre Saint-Jean et Somme-Tourbe.
  • les Cruzis, situé à l'extrême nord-est du territoire, entre les villages de Laval-sur-Tourbe et Hans

Économie[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui le village n'a plus aucun commerce. L'activité principale y est l'agriculture.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Mont-sur-Tourbe et de Tourbemont[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une tombe à char gaulois a été trouvée en 1868[2] au lieu-dit Malinet. Un "château à motte" était présent sur la commune comme l'indique plusieurs documents expliquant des échanges entre la comtesse Jeanne de Champagne et les seigneurs locaux, puis entre le royaume de France et le comte de Grandpré. Les premières mentions de ce château datent de 1172. La destruction par les anglais au XIVe siècle d'un château équivalent et proche (Cernay-en-Dormois) laisse penser que celui de Saint Jean a disparu à la même époque. Le cadastre napoléonien montre encore une parcelle circulaire montrant l'emplacement de cette bâtisse. Aujourd'hui, les rue et ruelle des Remparts restent seules à rappeler la présence de vestiges d'anciens fossés. Le Château était constitué de deux parties, une partie haute sur butte plus ou moins fortifiée, et une partie basse appelée basse-cour ou encore "bayle". Le site en a d'ailleurs gardé le nom: « Le Bel ».

Le village a été presque entièrement détruit au début de la Première Guerre mondiale. Plusieurs bâtisses ont ensuite été construites grâce aux dommages de guerre.

Pendant la guerre, la proximité du front et donc des soldats français a permis l'ouverture de plusieurs épiceries et d'un café. Après le conflit, seuls une épicerie et un café ont continué leurs activités.

Le café a fermé définitivement ses portes au début des années 1950. Quant à l'épicerie, elle a continué jusqu'au début des années 1960.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de la Région de Suippes, est membre depuis le 1er janvier 2014 de la communauté de communes de Suippe et Vesle.

En effet, conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) de la Marne du 15 décembre 2011[3],[4], les communautés de communes CC de la région de Suippes et CC des sources de la Vesle ont fusionné le 1er janvier 2014 afin de former la nouvelle communauté de communes de Suippe et Vesle[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 4 juillet 2014)
François Mainsant   Président de la CC de la Région de Suippes (2008 → 2013)
Président de la CC de Suippe et Vesle (2014 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[6],[7]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 100 habitants, en diminution de -7,41 % par rapport à 2009 (Marne : 0,82 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
213 211 245 303 349 354 349 363 343
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
337 332 325 282 272 250 242 214 235
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
232 214 217 149 170 194 198 175 173
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
164 136 121 106 116 109 109 100 100
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006 [10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tombe à char.

Église Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L'église de la Nativité (saint Jean-Baptiste) est classée aux monuments historiques. [11]

  • L’abside, le transept et ses deux chapelles datent du XIVe siècle. Ils sont voûtés et éclairés par de grandes fenêtres à réseaux.
  • La nef du XIe siècle a été reconstruite en 1557 dans le style Renaissance.
  • Les bas-côtés sont de style flamboyant avec portails et fenêtres.

L'église de Saint-Jean a servi d'hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale.

Cimetière militaire[modifier | modifier le code]

Le cimetière militaire français de Saint-Jean-sur-Tourbe a été créé en 1925. Il regroupe 2 222 corps français, qui proviennent des cimetières provisoires de Saint-Jean, Gizaucourt, La Croix-en-Champagne, Laval-sur-Tourbe, Somme-Tourbe et Somme-Bionne.

Calvaire de Nermont[modifier | modifier le code]

Situé au nord-est du village, le calvaire de Nermont domine les communes de Saint-Jean-sur-Tourbe et Laval-sur-Tourbe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Jean-sur-Tourbe », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 31 décembre 2012) Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Cassini » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  2. Par Jean-Baptiste Counhaye, membre de la Société française d'archéologie.
  3. « Jamais plus sans ma communauté de communes : La France et ses 36.000 communes pèsent à elles seules 37,5% du nombre de collectivités territoriales de premier niveau (les communes) de l'Union européenne ! Avec 1.600 habitants par commune en moyenne, la France est dernière de ce classement européen, à égalité avec la République tchèque, très loin de 36.000 habitants par commune aux Pays Bas ou au Portugal, des 17.400 en Belgique, des 10.300 en Slovénie, des 7.100 en Italie ou des 5.900 en Allemagne », L'hebdo du vendredi,‎ (lire en ligne).
  4. « Schéma départemental de coopération intercommunale de la marne » [PDF], Tout savoir sur votre SDCI, Association nationale des Pôles d'équilibre territoriaux et ruraux et des Pays (ANPP),‎ (consulté le 19 juillet 2015), p. 2.
  5. « Arrêté préfectoral du 30 janvier 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération Intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes de la région de Suippes et de la Communauté de communes des Sources de la Vesle », Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Marne, no 2 quater,‎ , p. 3-7 (lire en ligne [PDF]).
  6. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  7. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne,‎ (consulté le 27 août 2015).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Photo sur [1]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :