Hacker (sécurité informatique)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le hacker en sécurité informatique. Pour les autres usages, voir Hacker.

Dans son sens général, un hacker, francisé hackeur, est un spécialiste en technologies qui détourne (hack) l'utilisation d'une technologie de sa fin originale. Par extension, en sécurité informatique, il recherche les moyens de contourner les protections logicielles et matérielles. Les prouesses technologiques créatives associées au hacking sont régulièrement l'objet de fantasmes de néophytes qui tendent à mystifier la pratique[1].

Terminologie[modifier | modifier le code]

Dans le jargon internet, c'est une personne qui cherche la compréhension du fonctionnement intime de technologies. Toutefois, cette définition historique a subi un glissement sémantique angliciste sur le domaine informatique, initialement relayée par les médias de masse[1], vers le sens de « pirate informatique ». Un sophisme qui allègue un procès d'intention récurrent. Afin de lever l'ambiguïté sur le terme hacker, l'emploi du terme cracker[2] est parfois utilisé pour désigner les pirates mal intentionnés, le démarquant ainsi de la culture académique des hackers telle que définie par Eric Raymond[3].

Catégorisations informelles[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs catégorisations informelles, qui tendent à classifier les hackers suivant leur éthique et leurs compétences.

Catégorisation informelle par éthique[modifier | modifier le code]

On retrouve une réification par des chapeaux de couleur noire ou blanche, en référence au genre Western, où le héros porte un chapeau blanc, et les méchants portent des chapeaux noirs. Cette vision manichéenne des intentions prévalent comme une identification communautaire. Il existe également une vision plus nuancée par l'appelation "chapeaux gris". Certaines entreprises comme Microsoft en ont récupéré la réputation à des fins corporatistes (cf. "chapeaux bleus").

  • Le chapeau blanc[4] ou white hat : expert bienveillant de la sécurité informatique.
  • Le chapeaux noir[4] ou black hat : expert malveillant, cyber-criminels agissant dans le but de nuire, de faire du profit ou d'obtenir des informations. Les plus malveillants sont surnommés crashers.
  • Le chapeau gris ou grey hat : se dît du spécialiste sans mauvaises intentions, qui agit parfois illégalement. L'« exploit informatique » est souvent la principale motivation. Cette catégorie recouvre le large panel de personnes se situant entre le black hat et le white hat.
  • Les hacktivistes : agissant comme activistes, ils peuvent transgresser la loi pour attaquer des organisations ou des personnes afin de défendre une cause.
    Le collectif Anonymous, un groupe d'hacktivistes.

Catégorisation informelle par compétence[modifier | modifier le code]

  • Les script kiddies ou lamer, littéralement « gamins qui utilisent des scripts » sans compétences réelles qui utilisent des technologies créées par de réels experts pour arriver à leurs fins, et sont ainsi jugés comme parvenus.

Associations de hackers célèbres[modifier | modifier le code]

Les principaux groupes de hackers sont :

Culture[modifier | modifier le code]

Conventions et manifestations[modifier | modifier le code]

Depuis la fin des années 1980, certains groupes organisent des « manifestations » régulières, comme :

D'autres rassemblements changent de nom à chaque fois, comme ceux organisés initialement par un groupe des Pays-Bas uni autour du magazine Hack-Tic : Galactic Hacker Party en 1989, Hacking at the End of the Universe en 1993, Hacking In Progress en 1997 qui a rassemblé près de deux mille personnes, Hackers At Large en 2001 qui a rassemblé plus de trois mille personnes, What The Hack en 2005 qui a rassemblé plus de deux mille personnes.

Manifestes[modifier | modifier le code]

Certains manifestes comme l'éthique hacker ou le Manifeste du hacker promeuvent une idéalisation de la culture de certains hackers.

Présence artistique[modifier | modifier le code]

Hackers dans les œuvres de fictions[modifier | modifier le code]

  • Lisbeth Salander, personnage de la trilogie Millénium ; elle possède un don incroyable pour l'informatique.
  • David Lightman, personnage principal du film Wargames ; il hacke le serveur d'une entreprise pour jouer à un jeu de stratégie.
  • Néo, personnage principal de la série Matrix.
  • Aiden Pearce, BADBOY17 (ou Clarà), DeFaLT et T-bone (ou Raymond Kenney), personnages du jeu vidéo Watch Dogs ainsi que Retr0 (Marcus Holloway), Josh, Horatio, Sitara et Wrench, personnages du jeu vidéo Watch Dogs 2.
  • Edith Lee « Falcon », personnage de Revenge.
  • Harold Finch, personnage principal de Person of Interest.
  • Samanta Grooves « Root », personnage de Person of Interest.
  • Chuck Bartowski, personnage principal de la série Chuck.
  • Takagi Fujimaru « Falcon », personnage principal des deux saisons du drama Bloody Monday.
  • Seymour Birkhoff ou Lionel Pellar « Shadow Walker », un des personnages principaux de la série Nikita joué par Aaron Stanford.
  • Daisy Johnson ou Skye « Quake », personnage de la série Les Agents du S.H.I.E.L.D..
  • Nomi Marks, un des personnages de la série Sense8.
  • Walter O'Brien, personnage de la série Scorpion inspiré d'un informaticien du même nom, ainsi que Sylvester Dodd, personnage de la même série et employé du premier.
  • Elliot Alderson, personnage principal de la série Mr Robot ; informaticien torturé tanguant entre son travail en sécurité informatique pour le compte de la société fictive AllSafe et ses activités de hacking.
  • Alec Sadler, personnage de la série Continuum ; inventeur de la machine à voyager dans le temps.
  • Felix, personnage de la trilogie Blonde (Toujours Blonde, Éternellement Blonde) de Meg Cabot qui aide Emerson Watts et Christopher Maloney à couler Starks Entreprises.
  • Felicity Smoak, personnage de la série Arrow.

Productions audiovisuelles[modifier | modifier le code]

  • Le , France 4 diffusait Pirat@ge, un documentaire qui retrace l’histoire d’Internet grâce aux témoignages de ceux qui l’ont construit, les hackers. Y sont présents Andy Müller-Maguhn du Chaos Computer Club, John Drapper alias Captain Crunch, et Daniel Domscheit-Berg d’OpenLeaks, pour n'en citer que quelques-uns[5].

Hackers célèbres[modifier | modifier le code]

Publications francophones en sécurité informatique[modifier | modifier le code]

Voir aussi les publications traitant de hacking et la catégorie « Presse consacrée à la sécurité de l'information ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Barrier, Cybercontrôles : Veille numérique et surveillance en ligne, Apogée, coll. « Médias & nouvelles technologies », 2003.
  • (en) Thomas J. Holt, Max Kilger, « Know Your Enemy: The Social Dynamics of Hacking », The Honeynet Project, 2012, lire en ligne.
  • Dossier sur le hacking par Louis Simon, Fanny Lépine et al., « La cyber-guerre mondiale aura-t-elle lieu ? », sur info.arte.tv, (consulté le 26 avril 2016).
  • Rayna Stamboliyska, La face cachée d'internet : hackers, darknet..., Larousse, , 352 p. (lire en ligne)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Qui sont les hackeurs ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  2. Eric S. Raymond, « Jargon File: Cracker » : « Coined ca. 1985 by hackers in defense against journalistic misuse of hacker ».
  3. (fr) « Comment devenir un hacker ? », par Éric Raymond, consulté le , traduit de (en) How To Become A Hacker.
  4. a et b « Political notes from 2012: September–December ». stallman.org.
  5. Pirat@ge par France 4, Korben, .
  6. « Top 10 des hackers les plus célèbres ».
  7. « « Les hackers célèbres > H.D. Moore » » Le Journal du Net.
  8. Yves Eudes, « Pirate arrêté, virus en liberté », sur lemonde.fr, (consulté le 25 janvier 2016).
  9. a et b « Les nouveaux maîtres du monde » (version du 11 juin 2011 sur l'Internet Archive), émission diffusée sur Arte le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]