Gouvernement Leterme I

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gouvernement Leterme.
Gouvernement Leterme I
Royaume de Belgique
Description de cette image, également commentée ci-après
Le Premier ministre Yves Leterme
Roi Albert II
Premier ministre Yves Leterme
Élection
Législature 52e
Formation
Fin
Durée 285 jours
Composition initiale
Partis politiques
  •      CD&V (3+2)
  •      MR (3+2)
  •      Open VLD (4)
  •      PS (3+2)
  •      CDH (1+1)
Ministres 13
Secrétaires d'État 7
Femmes 6 (5+1)
Hommes 14 (8+6)
Représentation
Chambre des représentants
101 / 150

Le gouvernement Leterme I est le gouvernement fédéral du Royaume de Belgique entre le et le , durant la 52e législature de la Chambre des représentants.

Historique du mandat[modifier | modifier le code]

Dirigé par le nouveau Premier ministre chrétien-démocrate flamand Yves Leterme, précédemment vice-Premier ministre et ministre du Budget, ce gouvernement est constitué et soutenu par une coalition entre les Christen-Democratisch en Vlaams (CD&V), le Mouvement réformateur (MR), l'Open Vlaamse Liberalen en Democraten (Open VLD), le Parti socialiste (PS) et le Centre démocrate humaniste (CDH). Ensemble, ils disposent de 101 représentants sur 150, soit 67,3 % des sièges de la Chambre des représentants.

Il est formé à la suite de la démission du Premier ministre libéral flamand Guy Verhofstadt, au pouvoir depuis .

Il succède donc au gouvernement Verhofstadt III, constitué et soutenu par une coalition identique et formé pour un délai de 90 jours afin de permettre à Leterme de mettre sur pied son propre exécutif à la suite d'une crise politique de 6 mois et 11 jours.

Le , à la date convenue lors de l'entrée en fonction du cabinet transitoire de Verhofstadt, Yves Leterme délivre sa déclaration de politique générale devant la Chambre des représentants.

À peine quatre mois plus tard, le , le Premier ministre présente sa démission au roi après avoir constaté les profonds désaccords au sein du CD&V sur un nouvel accord institutionnel[1]. Le souverain la rejette trois jours plus tard et nomme trois émissaires, l'ancien ministre chrétien-démocrate francophone Raymond Langendries, l'ancien ministre-président libéral flamand de Bruxelles-Capitale François-Xavier de Donnea et le ministre-président socialiste de la Communauté germanophone Karl-Heinz Lambertz pour « examiner de quelle manière des garanties peuvent être offertes pour entamer d'une manière crédible un dialogue institutionnel »[2].

Maintenu au pouvoir, Yves Leterme renonce de nouveau à sa charge le , en conséquence de l'affaire Fortis, dans laquelle le président de la Cour de cassation accuse le gouvernement d'avoir fait pression sur la justice dans rachat de la banque Fortis[3]. Il fait savoir qu'il n'a pas l'intention de se succéder ou d'exercer toute autre fonction gouvernementale. Après trois jours de consultation, Albert II accepte cette fois-ci la démission du Premier ministre et le charge avec son gouvernement d'expédier les affaires courantes.

Après la mission d'exploration confiée à l'ancien Premier ministre chrétien-démocrate flamand Wilfried Martens[4], la formation d'un nouveau cabinet est confiée au président de la Chambre des représentants chrétien-démocrate flamand Herman Van Rompuy[5]. Celui-ci reconstitue la majorité qui soutenait Leterme et forme le sa propre équipe gouvernementale.

Composition[modifier | modifier le code]

Fonction Titulaire Parti
Premier ministre Yves Leterme CD&V
Vice-Premier ministre
Ministre des Finances, chargé des Réformes institutionnelles
Didier Reynders MR
Vice-Première ministre
Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique
Laurette Onkelinx PS
Vice-Premier ministre
Ministre de l'Intérieur
Patrick Dewael Open VLD
Vice-Premier ministre
Ministre de la Justice, chargé des Réformes institutionnelles
Jo Vandeurzen CD&V
Vice-Première ministre
Ministre de l'Emploi et de l'Égalité des chances
Joëlle Milquet CDH
Ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht Open VLD
Ministre des PME, des Indépendants, de l'Agriculture et de la Politique scientifique Sabine Laruelle MR
Ministre de l'Intégration sociale, des Pensions et des Grandes villes Marie Arena PS
Ministre de la Défense Pieter De Crem CD&V
Ministre du Climat et de l'Énergie Paul Magnette PS
Ministre de la Coopération au développement Charles Michel MR
Ministre de la Fonction publique et des Entreprises publiques Inge Vervotte CD&V
Ministre de l'Économie, de l'Innovation et de la Simplification administrative Vincent Van Quickenborne Open VLD
Ministre de la Politique de migration et d'asile Annemie Turtelboom Open VLD
Secrétaire d'État à la Mobilité Etienne Schouppe CD&V
Secrétaire d'État à la Coordination de la lutte contre la fraude fiscale Carl Devlies CD&V
Secrétaire d'État aux Finances Bernard Clerfayt FDF
Secrétaire d'État à la Préparation de la présidence belge de l'Union européenne Olivier Chastel MR
Secrétaire d'État aux Personnes handicapées Julie Fernandez Fernandez PS
Secrétaire d'État au Budget et à la Politique des familles Melchior Wathelet CDH
Secrétaire d'État à la Lutte contre la pauvreté Frédéric Laloux (jusqu'au 19/04/2008)
Jean-Marc Delizée
PS

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Martin Buxant, « Yves Leterme présente sa démission », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne).
  2. « Le roi Albert II refuse la démission d'Yves Leterme », L'Obs,‎ (lire en ligne).
  3. « Belgique : Yves Leterme propose la démission de son gouvernement », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. « Wilfried Martens nommé "explorateur" », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne).
  5. « Van Rompuy, futur Premier malgré lui », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]