Gouvernement Van Rompuy

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Gouvernement Van Rompuy
Royaume de Belgique
Description de cette image, également commentée ci-après
Roi Albert II
Premier ministre Herman Van Rompuy
Formation
Fin
Durée 10 mois et 25 jours
Composition initiale
Partis politiques
  •      CD&V (5+2)
  •      MR (3+2)
  •      Open VLD (3+1)
  •      PS (3+2)
  •      CDH (1+1)
Ministres 15
Secrétaires d'État 8
Représentation
Chambre des représentants
101 / 150
Drapeau de la Belgique

Le Gouvernement Van Rompuy I est le nom du gouvernement fédéral belge qui a prêté serment devant le roi le et dont la Chambre a voté finalement la confiance majorité contre opposition le  ; la déclaration gouvernementale avait été lue par le Premier ministre le 31 décembre 2008 devant le Parlement.

Il succède au gouvernement Leterme I dont la démission est acceptée par Albert II, le 22 décembre 2008 à la suite du Fortisgate.

La coalition ne change pas, par rapport au Gouvernement Leterme I mais quelques changements ministériels minimes sont à noter avec quatre nouveaux noms :

Après le départ de deux vice-premiers ministres, on note que Karel De Gucht le devient pour l'Open VLD et Steven Vanackere pour le CD&V.

Les équilibres au sein du gouvernement entre les cinq formations sont conservés ; le rééquilibrage au bénéfice des libéraux (après la fin du cartel CD&V/N-VA, la famille libérale devient la première force politique du pays) se faisant par le transfert de la présidence de la Chambre du CD&V à Patrick Dewael de l’Open Vld.

Le CD&V ne détient plus dorénavant que 23 sièges, à égalité avec le MR qui en a aussi 23 et la majorité dans son ensemble retombe à 94 élus sur 150. Quant à la situation au sein du groupe linguistique flamand, les partis flamands de la majorité passent de 42 à 41 sièges sur 88.

Le gouvernement a subi un remaniement important, le 17 juillet 2009, à la suite du départ de Karel De Gucht au poste de commissaire européen et à la formation des différents gouvernements régionaux et communautaires, consécutifs aux élections du 7 juin 2009.

À la suite du départ prévu de Herman Van Rompuy au poste de président du Conseil européen le 1er décembre 2009, ce gouvernement est remplacé par le Gouvernement Leterme II.

Composition[modifier | modifier le code]

La composition du gouvernement Van Rompuy est la suivante[1] :

Fonction Titulaire Parti
Premier ministre, chargé de la Coordination de la Politique de migration et d'asile Herman Van Rompuy CD&V
Vice-Premier ministre et ministre des Finances et des Réformes institutionnelles Didier Reynders MR
Vice-Première ministre, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de l'Intégration sociale Laurette Onkelinx PS
Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques et des Réformes institutionnelles Steven Vanackere CD&V
Vice-Première ministre, ministre de l’Emploi et de l’Égalité des chances, chargée de la Politique de migration et d'asile Joëlle Milquet CDH
Vice-Premier ministre et ministre du Budget Guy Vanhengel Open VLD
Ministre des Affaires étrangères Yves Leterme CD&V
Ministre des Pensions et des Grandes villes Michel Daerden PS
Ministre de la Justice Stefaan De Clerck CD&V
Ministre des PME, des Indépendants, de l'Agriculture et de la Politique scientifique Sabine Laruelle MR
Ministre de la Défense Pieter De Crem CD&V
Ministre du Climat et de l'Énergie Paul Magnette PS
Ministre de la Coopération au développement Charles Michel MR
Ministre pour l’Entreprise et de la Simplification Vincent Van Quickenborne Open VLD
Ministre de l'Intérieur Annemie Turtelboom Open VLD
Secrétaire d’État à la Mobilité, adjoint au Premier Ministre Etienne Schouppe CD&V
Secrétaire d'État à la Coordination de la lutte contre la fraude,
adjoint au Premier Ministre et au Ministre de la Justice
Carl Devlies CD&V
Secrétaire d’État à la Modernisation du service public fédéral Finances, à la Fiscalité environnementale et à la Lutte contre la fraude fiscale,
adjoint au Ministre des Finances
Bernard Clerfayt FDF
Secrétaire d’État aux affaires européennes,
adjoint au Ministre des Affaires étrangères
Olivier Chastel MR
Secrétaire d’État au Budget, à la Politique de migration et d'asile et à la Politique des familles,
adjoint au Premier Ministre, à la Ministre chargée de la Politique de migration et d'asile, à la Ministre de l'Emploi et au Ministre de la Justice
Melchior Wathelet CDH
Secrétaire d’État aux Affaires sociales, chargé des Personnes handicapées,
adjoint à la Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de l'Intégration sociale
Jean-Marc Delizée PS
Secrétaire d'État à l'Intégration sociale et à la Lutte contre la pauvreté, adjoint à la Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de l'Intégration sociale. Philippe Courard PS
Commissaire du gouvernement, adjoint au ministre du Budget Guido De Padt Open VLD

Ont quitté le Gouvernement Van Rompuy[modifier | modifier le code]

(par ordre alphabétique)

Ont changé de compétences en cours de législature[modifier | modifier le code]

(par ordre alphabétique)

  • Olivier Chastel, initialement secrétaire d'État à la Préparation de la Présidence belge de l'Union européenne, puis, à partir du , secrétaire d’État aux affaires européennes.
  • Bernard Clerfayt, initialement secrétaire d'État aux finances, puis, à partir du , secrétaire d’État à la Modernisation du service public fédéral Finances, à la Fiscalité environnementale et à la Lutte contre la fraude fiscale.
  • Jean-Marc Delizée, initialement secrétaire d'État à la Lutte contre la pauvreté, puis, à partir du , secrétaire d’État aux Affaires sociales, chargé des Personnes handicapées.
  • Guido De Padt, initialement ministre de l'Intérieur, puis, à partir du , Commissaire du gouvernement, adjoint au ministre du Budget.
  • Joëlle Milquet, a pris en charge la Politique de migration et d'asile, le .
  • Laurette Onkelinx, a pris en charge l'Intégration sociale, le .
  • Annemie Turtelboom, initialement ministre de la Politique de migration et d'asile, puis, à partir du , ministre de l'Intérieur.
  • Vincent Van Quickenborne, initialement ministre de l'Économie, de l'Innovation et de la Simplification administrative, puis, à partir du , ministre pour l'Entreprise et la Simplification.
  • Herman Van Rompuy, a pris en charge la Coordination de la Politique de migration et d'asile, le .
  • Melchior Wathelet, a pris la charge de secrétaire d'État à la Politique de migration et d'asile, le .

Chronologie et moments forts[modifier | modifier le code]

  • Le 25 novembre 2009, Herman Van Rompuy a présenté la démission collective de son gouvernement à la suite de la désignation par le Roi Albert II d'Yves Leterme au poste de Premier Ministre.
  • Le 19 novembre 2009, Van Rompuy est élu à la présidence du conseil européen (Union européenne), ce qui indique donc son départ avant le 1er janvier.
  • Le 17 juillet 2009, les nouveaux membres du gouvernement prêtent serment devant le Roi.
  • Le 14 juillet 2009, Karel De Gucht remplace Louis Michel (élu parlementaire européen) comme commissaire européen et Yves Leterme le remplace au ministère des affaires étrangères.
  • Le 30 janvier, discours de Herman Van Rompuy au Forum de Davos : « Le gouvernement fédéral souhaite faire de la Belgique le pays invité de l'édition 2010 du Forum économique mondial (WEF) de Davos ». « Nous devons d'urgence améliorer l'image de notre pays à l'étranger, où elle a été détériorée », a affirmé le chef du gouvernement.
    La Belgique fédérale a longtemps été absente, mais le déplacement que H. Van Rompuy visait à renouer avec une tradition ancienne, mais interrompue.
  • Le 24 janvier, Herman Van Rompuy et le premier ministre de la République démocratique du Congo Adolphe Muzito sont convenus de normaliser les relations entre les deux pays. La déclaration stipule que cela a été convenu "dans l'intérêt bien compris de leurs pays, conscients des causes qui ont été à la base des problèmes survenus ces derniers mois dans leurs relations, désireux de créer un climat qui permette de préserver le caractère traditionnellement privilégié des liens historiques qui unissent leurs pays".
  • Le 21 janvier, Herman Van Rompuy reçoit une demande d'intervention de la KBC et informe Didier Reynders par téléphone vers 13 heures 30. Conformément à la décision qui avait été prise le matin même en Comité ministériel restreint à la demande "d'une collègue", ils convoquent le "Comité de pilotage", les experts chargés d'accompagner le gouvernement dans la crise banque, pour lui transmettre la demande pour analyse et avis.
  • Le 20 janvier, Herman Van Rompuy a envoyé une lettre au nouveau président américain Barack Obama afin de le féliciter. Cette lettre a été publiée dans un communiqué du cabinet de Herman an Rompuy: « Au nom du gouvernement belge et de la population, je vous félicite de tout cœur pour votre nomination en tant que 44e président des États-Unis ».
  • Le 16 janvier, le Conseil des ministres a pris plusieurs décisions destinées à exécuter le Plan de relance, arrêté le 11 décembre par le gouvernement Leterme. (1) garantir le pouvoir d'achat des personnes particulièrement touchées par la crise actuelle (2) mesures de création de cellules pour l'emploi en cas de restructuration (3) remboursement à l'employeur de frais d'outplacement (4) une série de mesures visent la simplification des plans d'embauche.
  • Le 8 janvier, la Chambre a adopté majorité contre opposition le budget 2009. Elle a également adopté une série d'autres textes dont celui qui crée un observatoire des prix. Par ailleurs, elle a accordé l'urgence à l'unanimité à la proposition de loi créant une Commission Fortis, à la suite du Fortisgate.
  • Le 6 janvier 2009, Michel Legrand, le président du Gerfa, s'exprime à propos de la confirmation par H. Van Rompuy la veille de désigner monsieur D’Hondt à la présidence du comité de direction pour le SPF Chancellerie du Premier ministre: "Depuis la réforme Copernic, la présidence de la Chancellerie doit être attribuée par sélection, effectuée par le Selor. À cet égard, on se souvient d’ailleurs que la précédente sélection ayant donné lieu à la nomination de M. Hans D'Hondt avait été attaquée au Conseil d’État, qui l’avait suspendue début novembre dernier. Mais l’épisode "recours nomination" est caduc : la démission du gouvernement a entraîné la fin des effets de cette nomination" ;
  • Le 6 janvier 2009, le gouvernement a décidé de couvrir, en cas de faillite de la banque Kaupthing les clients belges à hauteur de 100 000 euros. La Belgique privilégie la piste d'une reprise de la banque. Le kern du jour a aussi dressé la liste des dossiers à traiter d'urgence : le plan de relance de l'économie belge, avec un coup de pouce pour le secteur de la construction ; le budget de l'État, dont le déficit se creuse ; l'accueil éventuel en Belgique de blessés palestiniens.
  • Le 3 janvier 2009, De Morgen informe que le nouveau Premier ministre Herman Van Rompuy garderait en grande partie les collaborateurs du cabinet Leterme.
    Parmi ceux qui resteraient, figure le chef de cabinet et responsable de la chancellerie de l'ancien Premier ministre Leterme, Hans D'Hondt, considéré comme le "cerveau" du Fortisgate.
  • Le 2 janvier 2009, la Chambre a voté la confiance au nouveau gouvernement, majorité contre opposition, par 88 voix contre 45.
  • Le 31 décembre 2008, déclaration gouvernementale[2] par le Premier ministre devant le Parlement.
  • Le 30 décembre 2008, prestation de serment des membres du nouveau gouvernement Van Rompuy devant le roi.
  • Le 28 décembre 2008, Herman van Rompuy est nommé formateur par le Roi.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]