Capitale de la douleur

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Capitale de la douleur...
Auteur Paul Éluard
Pays Drapeau de la France France
Genre Poésie
Éditeur Gallimard
Lieu de parution Paris
Date de parution 1926
Nombre de pages 152

Capitale de la douleur est un recueil de poèmes du poète surréaliste français Paul Éluard, paru pour la première fois en septembre 1926[1]. Il se classe à la 60e place de la liste des 100 meilleurs livres du XXe siècle établie par la Fnac et Le Monde.

Titre et composition[modifier | modifier le code]

Son titre était à l'origine L'art d'être malheureux[2]. C'est lors de la correction des épreuves qu'Éluard trouve le titre saisissant de Capitale de la Douleur, où se superposent de riches ambiguïtés : on pense au sens géographique, mais aussi à la peine capitale, et à un témoignage capital sur la douleur.

Le recueil comprend quatre sections : « Répétitions » (33 poèmes), « Mourir de ne pas mourir » (titre emprunté à Sainte Thérèse d'Avila, Que muero porque no muero), « Les petits justes » (11 poèmes) et « Nouveaux poèmes » (dont plusieurs sont repris de recueils antérieurs, parfois avec de légères modifications). À en croire les indications données par Éluard à Jacques Doucet[3], les poèmes de Capitale de la Douleur se situent entre 1914 et 1926, chaque ensemble mêlant poèmes anciens et poèmes récents. Le recueil ne présente pas d'unité formelle : à côté des poèmes en vers réguliers (avec à peine quelques licences) sous le rapport de l'isométrie, de la rime, ou du groupement strophique, on trouve nombre de poèmes en vers libres, généralement brefs, et d'assez nombreux textes en prose. De 1922 à 1926, le nombre de poèmes en prose augmente.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Vilard, « Capitale de la douleur », sur l’Encyclopædia Universalis (consulté le 5 juillet 2013).
  2. Lucien Scheler, « Préface », in Paul Éluard, Œuvres complètes, t. I, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1968, p. XXXVI.
  3. Paul Éluard, Œuvres complètes, tome I, Bibliothèque de La Pléiade, 1971, p. 1342.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maryvonne Neuraud, L'Image végétale dans la poésie d'Éluard, Lettres modernes, Minard, 1966
  • Osten Södergard, Étude sur le vocabulaire de Capitale de la Douleur, Revue Studia Neophilologica, n°1, 1960
  • Jacques Borel, « Un Éluard nocturne », in La Nouvelle Revue Française, juillet-août 1967
  • (en) Charles G. Whiting, « Eluard's Poems for Gala », The French Review, février 1968
  • Jean-Charles Gateau, Capitale de la douleur de Paul Éluard, Gallimard, collection Foliothèque, 1994

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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