La Porteuse de pain

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Couverture illustrée anonyme de La Porteuse de pain, Paris, H. Geoffroy, début du XXe siècle.

La Porteuse de pain est un roman-feuilleton de l'écrivain français Xavier de Montépin, paru d'abord dans Le Petit Journal du au , en 216 épisodes, dont les gravures sont publiées dans le Journal illustré. Il connut un important succès populaire et fut réédité et adapté à plusieurs reprises pour le théâtre, le cinéma et la télévision.

Histoire[modifier | modifier le code]

Couverture illustrée par Gino Starace pour une réédition chez la Librairie Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire », .

L'histoire débute en 1861. Jeanne Fortier est la jeune veuve d'un mécanicien tué par l'explosion d'une machine à l'usine de Jules Labroue à Alfortville. À la suite de l'accident qui a tué son mari, Labroue embauche la veuve comme gardienne-concierge à l'usine afin d'assurer son avenir et celui de ses enfants. Le patron de l'usine est polytechnicien, mécanicien et inventeur. Il fait part de son projet de « machine à guillocher les surfaces arrondies » à Jacques Garaud, son contremaître. Or le contremaître est amoureux de Jeanne et, devant le refus de la veuve de l'épouser, il vole le projet d'invention de son patron, incendie l'usine, tue Jules Labroue et fait accuser Jeanne. Jeanne, accusée à tort, est condamnée à perpétuité mais, devenue folle, elle est internée à la Salpêtrière.

Elle retrouve la raison lors d'un incendie pendant la Commune de Paris de 1871, est conduite à la prison Saint-Lazare, puis à la maison centrale de Clermont, dont elle s'évade vingt ans après sa condamnation. Son fils Georges, qui a pris le nom de Darier, celui de sa mère adoptive, est devenu avocat et sa fille Lucie couturière. Jacques Garaud est devenu un riche industriel sous le nom de Paul Harmant. Il veut marier sa fille Mary avec Lucien Labroue, ingénieur des arts et métiers, le fils de Jules Labroue qu'il a assassiné. Il l'embauche comme ingénieur dans son usine. Mais Lucien est fiancé à Lucie, la fille de Jeanne. Quant à Jeanne, elle a changé d'identité, et est devenue maman Lison la « porteuse de pain ». Jeanne est bien décidée à retrouver le véritable criminel.

Adaptation théâtrale[modifier | modifier le code]

Adaptations cinématographiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne-Marie Thiesse, Le Roman du quotidien : lecteurs et lectures populaires à la Belle-Époque, Paris, Le Chemin vert, coll. « Le Temps et la mémoire », , 270 p. (ISBN 2-903533-11-3, présentation en ligne), [présentation en ligne].
    Réédition : Anne-Marie Thiesse, Le Roman du quotidien : lecteurs et lectures populaires à la Belle-Époque, Paris, Seuil, coll. « Points » (no 277), , 283 p., poche (ISBN 2-02-040434-6).
  • Sylvie Thouard, « Imagerie populaire, petits métiers et tournant industriel : La porteuse de pain », dans Jean-Marc Larrue et Giusy Pisano (dir.), Le triomphe de la scène intermédiale : théâtre et médias à l'ère électrique, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, coll. « Espace littéraire », , 260 p. (ISBN 978-2-7606-3768-9, lire en ligne), p. 137-154.

Liens externes[modifier | modifier le code]