Franvillers

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Franvillers
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Corbie
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Somme
Maire
Mandat
Maxime Cornet
2014-2020
Code postal 80800
Code commune 80350
Démographie
Population
municipale
531 hab. (2013)
Densité 111 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 01″ Nord 2° 30′ 29″ Est / 49.9669, 2.5081
Altitude Min. 87 m – Max. 121 m
Superficie 4,77 km2
Localisation

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Franvillers

Franvillers est une commune française, située dans le département de la Somme en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Franvillers est une commune du département de la Somme situé à une douzaine de kilomètres au nord-est d'Amiens et à six kilomètres au nord de Corbie.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est à dominante argileuse et calcaire vers l'est de la commune[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est celui d'un plateau qui domine les environs[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun cours d'eau qui travers la commune. La nappe phréatique est située à 100 m sous le niveau du sol[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune de Franvillers présente un habitat groupé.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

L'activité économique de la commune est dominée par l'agriculture mais une petite activité commerciale et artisanale subsiste.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Franvillers
Contay Baizieux Bresle
Béhencourt Franvillers Ribemont-sur-Ancre
Lahoussoye Bonnay Heilly

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Franvillers provient vraisemblablement du latin villare désignant une partie de villa gallo-romaine démembrée. Le préfixe Fran serait issu du nom du propriétaire germanique du nouveau domaine[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé, au XIXe siècle, sur le territoire de la commune, vers Contay et Ribemont-sur-Ancre, des haches en silex et des flèches en corne de cerf[1].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des traces d'une ville gallo-romaine ont été retrouvées sur le territoire de la commune.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 856, sous le règne de Charles le Chauve, Franvillers fut brûlé par les Vikings qui furent repoussés par Odon IV, abbé de Corbie.

En 884, le roi Carloman II, serait mort au cours d'une partie de chasse au sanglier au lieu-dit Le Fossé Péricot[a] à la limite des communes de Franvillers, Baisieux et Ribemont-sur-Ancre[1].

On a retrouvé sur le territoire de la commune, les vestiges d'une motte féodale.

Pendant la féodalité, la terre de Franvillers dépendait de l'abbaye de Corbie qui en fut dépossédée au XIIIe siècle[4]. Franvillers dépendait également de la seigneurie d'Heilly[1].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1536, Franvillers fut ravagé par les troupes d'Henri III de Nassau-Breda au service de Charles Quint.

En 1552, ce furent les troupes d'Adrien de Croÿ, comte du du Rœulx, qui brûlèrent Franvillers.

En 1636, au cours du siège de Corbie, Franvillers fut encore une fois dévasté par les troupe d'Ottavio Piccolomini.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de 1870.

Guerre de 1870-1871[modifier | modifier le code]

Les et , se déroula la bataille de l'Hallue entre Prussiens et Français durant la guerre de 1870 sur le territoire de la commune de Pont-Noyelles. Les combats s'étendirent à d'autres communes du secteur dont Franvillers, ce qui explique la présence d'un monument à la mémoire des soldats morts au cours des affrontements.

Activités industrielles à la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, plusieurs activités industrielles contribuaient à la prospérité de Franvillers :

  • une carrière de silex employait une trentaine d'ouvriers en hiver ;
  • une vingtaine de métiers à tisser des gilets de laine et des bas subsistaient dans la commune ;
  • une cinquantaine d'ouvriers fabriquaient des chaussures de cuir.

En plus de l'agriculture, un pressoir à cidre, une entreprise de battage et un alambic complétaient la vie économique de la commune[1].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, Franvillers était un village de l'arrière, néanmoins à proximité du front.

En 1917, le 31e bataillon d'infanterie australienne passa la nuit du et la matinée du à Franvillers alors qu'ils se rendaient à Cardonnette[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1801, la commune relève de l'administration et de la justice de paix du canton de Querrieu.

En l'an VII et jusqu'au 10 germinal de l'an VIII (), tous les mariages civils du canton sont prononcés au chef-lieu, conformément à l'article IV de la Loy du 13 fructidor de l'an VI ().

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Lucien Debroy    
mars 2008[6] en cours
(au 6 mai 2014)
Maxime Cornet   Réélu pour le mandat 2014-2020 [7]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 531 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
718 795 937 1 046 1 211 1 137 1 158 1 185 1 143
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 119 1 047 1 024 983 894 804 766 747 729
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
656 608 570 469 446 428 397 398 445
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
448 426 427 481 519 493 498 492 525
2013 - - - - - - - -
531 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte[10] doit son nom à saint Cyr et à sa mère sainte Julitte, deux martyrs chrétiens du IVe siècle.
Article détaillé : Cyr de Tarse.
  • Cimetière militaire[14], prolongeant le cimetière communal. Une croix du Sacrifice y est dressée, comme dans la plupart des cimetières du Commonwealth de la région.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Augustin Crampon (1826-1894), chanoine du chapitre cathédral d'Amiens, traducteur et exégète de la Bible, natif de Franvillers.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • M. Boulan, Notice géographique et historique sur la commune de Franvillers, Archives départementales de la Somme, . 
  • Robert-Henri Bautier et Annie Renoux (dir.), Palais royaux et princiers au Moyen Âge : actes du colloque international tenu au Mans les 6-7 et 8 octobre 1994, Le Mans, Université du Maine, , 217 p. (ISBN 9782904037221), « Les itinéraires des souverains et les palais royaux en « France occidentale » ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes relatives aux statistiques démographiques[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Robert-Henri Bautier indique qu'il mourut dans la forêt de Lyons en Normandie[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Boulan 1899.
  2. Charles Rostaing, Les noms de lieux, Paris, P.U.F., 1969.
  3. Bautier et Renoux 1996, p. 103.
  4. Michel de La Torre, Guide de l'art et de la nature en Somme, Paris, Nathan, (ISBN 978-2092863800).
  5. collection de Springfield College, représentant australien YMCA WWI Lantern.
  6. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ (consulté le 31 août 2008).
  7. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme,‎ (consulté le 9 juin 2014).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  10. Clochers.org.
  11. MemorialGenWeb.org, pour les tués de 1914-1918 (avec photo) et ceux de 1870-1871.
  12. Les Morts pour la France - Somme.
  13. Photo + article dédié aux Monuments aux Morts de la Somme.
  14. (en) Site avec photos et mention du nombre de combattants inhumés, et 2 autres sites donnant les noms des 8 soldats inhumés dans le cimetière communal avec photo et sans photo.