Ribemont-sur-Ancre

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Ribemont-sur-Ancre
Panneau situé juste après le cimetière militaire.
Panneau situé juste après le cimetière militaire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Corbie
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Somme
Maire
Mandat
Henri Gérard
2008-2014
Code postal 80800
Code commune 80672
Démographie
Population
municipale
609 hab. (2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 57′ 39″ N 2° 33′ 59″ E / 49.9608, 2.5664 ()49° 57′ 39″ Nord 2° 33′ 59″ Est / 49.9608, 2.5664 ()  
Altitude Min. 32 m – Max. 115 m
Superficie 9,23 km2
Localisation

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Ribemont-sur-Ancre

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Ribemont-sur-Ancre

Ribemont-sur-Ancre est une commune française, située dans le département de la Somme en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Le sol de la commune est pour l'essentiel composé du limon des plateaux argilo-sableux reposant sur une formation crayeuse. Sur les pentes à l'ouest la craie blanche à silex affleure. Il s'agit de la craie à Micraster tandis qu'à l'est, il s'agit de la craie à Bélémites. Les fonds de vallons et les pentes avoisinantes sont formés de dépôts meubles de couleur rouge (terre à brique). Dans la vallée de l'Ancre, on rencontre des dépôts alluviaux et là où le sol est perméable de la tourbe[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune est celui d'une vallée et de vallons secs venant de Baizieux de Bresle qui contournent le plateau. Lepoint culminant de la commune se situe à 91 mètres au d'altitude[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la rivière Ancre, un affluent de la rive droite de la Somme et par plusieurs petits ruisseaux affluents de l'Ancre. La nappe phréatique se situe à une dizaine de mètres au-dessous du sol[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Ribemont-sur-Ancre est tempéré océanique avec vents dominants d'ouest.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Transports et communications[modifier | modifier le code]

Un axe ferroviaire passe dans la vallée et Ribemont-sur-Ancre a aussi une gare sur la ligne Rouen-Lille.

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

La commune offre un habitat groupé le long de la vallée de l'Ancre et n'est séparée du village voisin de Méricourt-l'Abbé que par la rivière.

Activités économiques et de services[modifier | modifier le code]

La commune dispose :

– d'une école maternelle (regroupement avec communes voisines : Heilly, Méricourt-l'Abbé et Bresle) avec une cantine scolaire (150 repas par jour + 50 petits déjeuners) ;
– d'un accueil périscolaire et centre de loisirs ;
– d'un lycée agricole ;
– d'un bureau de poste ;
– d'un foyer rural: établissement de prestation et de location ;
– d'une bibliothèque ;
– d'un camping ;
– de professionnels de santé de proximité : médecin, pharmacien, infirmière ;
– d'un café–tabac.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ribemont-sur-Ancre
Baizieux Bresle Laviéville
Ribemont-sur-Ancre Buire-sur-l'Ancre
Heilly Méricourt-l'Abbé

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Ribemont (commune homonyme) s'appellent des Ribemontois[2]. En 2011, la commune comptait 609 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
320 375 415 464 517 527 538 533 530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
495 489 474 487 500 532 481 514 478
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
447 439 441 449 472 494 482 498 466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
470 476 545 577 566 616 642 650 611
2011 - - - - - - - -
609 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture, fêtes, sport et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Depuis 2002, le Foyer rural de Ribemont-sur-Ancre organise chaque année, en avril-mai, une exposition d’œuvres d'art ouvert aux artistes contemporains, régionaux, nationaux et internationaux qui s'intitule : L'Art du temps.

Archéologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sanctuaire de Ribemont-sur-Ancre.

Le sanctuaire gallo-romain de Ribemont-sur-Ancre est situé sur la rive droite de l'Ancre, affluent de la Somme, et a fait l'objet de nombreuses publications dés les années 1960 (Centre de recherches archéologiques de l'Université de Picardie) avant celles concernant le sanctuaire gaulois. Le site gallo-romain apparaît d'autant plus important qu'il succède à un remarquable sanctuaire celtique.

Le site a été découvert par prospection aérienne en 1962 par Roger Agache[5],[6],[7].

En 1982, furent trouvées les premières traces du fossé celtique. La poursuite des fouilles a été menée par Jean-Louis Brunaux[8].

  • Le sanctuaire gallo-romain

Sur 800 m de long, les bâtiments se répartissent le long de trois cours étagées en terrasses et selon un axe orienté vers le sud-est, du centre du temple, au sommet du plateau crayeux, jusqu'au centre des thermes, en bordure du marais. L'orientation du fossé celtique de La Tène II et III est la même, grossièrement selon le soleil levant du solstice d'hiver.

    • le fanum : les fouilles de 1968 à 1970 ont mis au jour un abondant ensemble de fragments sculptés (décor architectonique, végétaux, animaux et humains). Ces sculptures présentent des dimensions exceptionnelles et une ordonnance symétrique[11].
    • le théâtre de 3 000 places
    • les thermes
    • l'habitat

Une parties des découvertes sont présentées au Musée de Picardie (Amiens).

Un Centre archéologique départemental financé désormais par le Conseil général de la Somme est installé au centre du village de Ribemont-sur-Ancre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs formes pour désigner Ribemont-sur-Ancre dans les textes anciens. Robotdimons, Robotmons, Ribaumont, Ribumont, Riboumont (1224). Ribemont viendrait du Mont de Ribot ou Ribaut[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Henri Gérard   Réélu pour le mandat 2008-2014[12]
Les données manquantes sont à compléter.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Au XIXe siècle ont été retrouvé au lieu-dit Cor Wargnier des armes de pierre, des sépultures, une statuette de bronze (Silène couchée sur son outre) déposée au musée de Picardie à Amiens.
  • Au IIIe siècle av. J.-C., sur les hauteurs de Ribemont, les Belges (Ambiens) affrontèrent victorieusement les Armoricains et fondèrent un vaste sanctuaire sur les lieux de la bataille un vaste sanctuaire.
  • Au XIe siècle, on comptait plusieurs fiefs sur le territoire de Ribemont : Villecourt, Gomicourt, Hauteville, Carentan…
  • En 1830, des fouilles archéologiques au lieu-dit La Maldrerie, ont mises au jour une vingtaines de sarcophages avec squelette et coutelas en fer et vase de terre. Selon la tradition orale, il s'agirait d'un cimetière d templiers.
  • En 1578, Ribemont fut pillé et brulé par les Espagnols et à nouveau en 1636.
  • Pendant la Grande Guerre, en mars 1918, les soldats australiens se retranchèrent derrière des barricades dans le village.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le cimetière militaire est derrière le cimetière communal, avec un accès sur la gauche de celui-ci.

Personnage lié à la commune[modifier | modifier le code]

  • Timoléon de Rély, prêtre mort à Ribemont en 1728.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Notice historique et géographique sur la commune de Ribemont-sur-Ancre, rédigée par M. Dobelle, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme
  2. habitants.fr, « Aisne > Ribemont (02240) » (consulté le 14 novembre 2009)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. Agache R., 1962 - Vues aériennes de la Somme et recherche du passé. Bulletin de la Société Préhistorique du Nord, Amiens, n° spécial 5, 73 p.
  6. Agache R., 1964 - La prospection aérienne sur sols nus et l'inventaire archéologique de la Somme. Actes du colloque international d'archéologie aérienne, du 31/08 au 3/09/1963, SEVPEN, Paris, 49-58
  7. Agache R., 1964 - Archéologie aérienne de la Somme. Bulletin de la Société préhistorique du Nord, n° spécial 6, 67 p.
  8. Brunaux J.-L., 2000 - Les religions gauloises. Nouvelles approches sur les rituels celtiques de la Gaule indépendante. Ed. Errance, Paris, 272p. (ENS, Paris)
  9. Site du Centre archéologique départemental de Ribemont-sur-Ancre
  10. Culture.gouv
  11. Cadoux J.-L. et Delaunay F., 1995 - Les sculptures du temple gallo-romain de Ribemont-sur-Ancre : une retractatio. Revue archéologique de Picardie 1/2
  12. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr,‎ 27 janvier 2009 (consulté le 14 mars 2009)
  13. Clochers.org
  14. 40000clochers.com