Frankenstein (film, 1931)

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Frankenstein
Description de l'image Frankenstein poster 1931.jpg.
Réalisation James Whale
Scénario Mary Shelley (Frankenstein ou le Prométhée moderne)
Peggy Webling (script)
John L. Balderston (adaptation)
Francis Edward Faragoh
Garrett Fort
Richard Schayer
Robert Florey (non crédité)
John Russell (non crédité)
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Horreur
Fantastique
Durée 71 minutes
Sortie 1931

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Poster - Frankenstein 02.jpg

Frankenstein est un film américain réalisé par James Whale, sorti en 1931. Ce film d'horreur est tiré de la pièce de Peggy Webling, elle-même basée sur le roman Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley. Le film fait partie de la série des Universal Monsters et révèle l'acteur Boris Karloff, le réalisateur James Whale et le maquilleur Jack Pierce. Deux bobines d'essai avaient été tournées par Robert Florey avec Bela Lugosi dans le rôle titre. Le film fut un succès public et critique, il engendra de nombreuses suites et devint un film d'horreur emblématique.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Henry Frankenstein, un jeune savant, veut créer artificiellement la vie. Il façonne un corps humain à partir de morceaux de cadavres. Mais au lieu de lui procurer un cerveau sain, son assistant, Fritz, lui fournit celui d'un assassin.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement du projet[modifier | modifier le code]

Deux bobines d'essai avaient été tournées par Robert Florey avec Bela Lugosi dans le rôle titre. James Whale remplaça Robert Florey qui pour compensation se vit offrir la réalisation de Double assassinat dans la rue Morgue toujours avec Bela Lugosi[1].

Scénario[modifier | modifier le code]

Le scénario se base moins sur le roman de Mary Shelley que sur l'adaptation théâtrale montée en 1927 et écrite par Peggy Webling. Dans cette pièce la créature porte déjà le nom de Frankenstein[2].

Casting et maquillage[modifier | modifier le code]

Le maquillage du monstre est créé par le maquilleur Jack Pierce[3]. À défaut de trouver une description précise dans le roman de Shelley, Pierce s'inspire des opérations du cerveau, lorsque les chirurgiens découpent le sommet du crâne[3]. Il aplatit le haut du crâne et ajoute des agrafes[3]. Pierce recouvre les cheveux de Karloff par une calotte[3]. Il lui dessine un crâne et un front carré à l'aide de coton imbibé de collodion[3]. L'acteur trouve que son regard reste trop vif[3]. Pierce confectionne des paupières en cire[3].

Accueil[modifier | modifier le code]

  • Financièrement, il a constitué l'un des plus gros succès de la période 1931-1932, prouvant ainsi aux dirigeants de la Universal qu'il y avait un public pour ce genre de produit[4].
  • Frankenstein bien accueilli par la critique et par le public à sa sortie et est largement considéré comme l'un des meilleurs films de 1931[5],[6],[7],[8], ainsi que l'un des plus grands films de tous les temps[9],[10]. Il reçoit une note de 100 % d'approbations positives sur le site de Rotten Tomatoes[11]. En 1991, le film a été sélectionné pour la conservation dans les États-Unis National Film Registry comme étant jugé « culturellement, historiquement ou esthétiquement importants ». En 2004, le New York Times a placé le film parmi les 1000 meilleurs films jamais réalisé[12].
  • Frankenstein a également reçu la reconnaissance de l'American Film Institute. Il a été nommé 87e meilleur film sur une période de 100 ans
  • La réplique : « Il est vivant! Il est vivant! » a été classé comme le 49e plus célèbre citation de film dans le cinéma américain.
  • En France, si son statut de film culte s'est imposé auprès des cinéphiles, des voix discordantes se sont néanmoins fait entendre, ainsi Fereydoun Hoveyda écrivait en 1958 dans la revue les cahiers du cinéma : « On se demande comment le public de 1931 a pu ressentir quelque peur devant ces images[13] ». et cinquante ans plus tard Pierre Murat écrivait dans Télérama : « A le revoir, le Frankenstein, de James Whale, ne vaut vraiment pas tripette[14] ».

Postérité[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Rauger, Universal, 100 ans de cinéma, Paris, La Martinière,‎ , 1e éd., 280 p. (ISBN 978-2-7324-5392-7)
  • Pascal Pinteau, Effets spéciaux, Genève, Minerva,‎ , 1e éd., 568 p. (ISBN 2-8307-0683-8)
  • Richard Bojarski et Kenneth Beale, Boris Karloff, Paris, Henri Veyrier,‎ , 1e éd., 288 p. (ISBN 2-85-199-123-X)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Les suites produites par Universal Pictures 
Autres versions notables 

'

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes, citations et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. I have been asked many times : What is the best « horror » film you have made ? I would say, without a doubt, the original Frankenstein.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rauger 2012, p. 143.
  2. (en) Donald F. Glut, The Frankenstein Archive : Essays on the Monster, the Myth, the Movies, and More, McFarland,‎ , 225 p. (ISBN 9780786480692), p. 133.
  3. a, b, c, d, e, f et g Pinteau 2003, p. 286-287.
  4. Bojarski et Beale 1976, p. 63.
  5. http://www.filmsite.org/1931.html |The Greatest Films of 1931.
  6. |The Best Movies of 1931 by Rank.
  7. |The Best Films of 1931.
  8. |Most Popular Feature Films Released in 1931.
  9. |AFI's 100 Years... 100 Movies.
  10. |title= 5-Star Movies by Rank.
  11. |Frankenstein Movie Reviews, Pictures.
  12. | The Best 1,000 Movies Ever Made.
  13. Les cahiers du cinéma No 86, août 1958.
  14. Télérama du 02/07/2008.
  15. Films and Filmings, novembre 1957.
  16. (en) Andy Meisler, Resist or Serve: The Official Guide to The X-Files, Vol. 4, HarperCollins,‎ (ISBN 9780061073090), p. 84-85.