Ferdinand III de Habsbourg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ferdinand III.
Ferdinand III
Portrait de Ferdinand III par Frans Luycx.
Portrait de Ferdinand III par Frans Luycx.
Titre
Roi de Hongrie
16251657
Couronnement , à Sopron
Prédécesseur Ferdinand II
Successeur Léopold Ier
Roi de Bohême
16271657
Couronnement , à Prague
Prédécesseur Ferdinand II
Successeur Léopold Ier
Roi des Romains
16361657
Couronnement , à Ratisbonne
Prédécesseur Ferdinand II
Successeur Léopold Ier
Empereur des Romains
16371657
Prédécesseur Ferdinand II
Successeur Léopold Ier
Biographie
Dynastie Habsbourg
Date de naissance
Lieu de naissance Graz (Styrie)
Date de décès (à 48 ans)
Lieu de décès Vienne (Autriche)
Sépulture Crypte des Capucins
Père Ferdinand II
Mère Marie-Anne de Bavière
Conjoint Marie-Anne d'Autriche
Marie-Léopoldine d'Autriche
Éléonore de Nevers-Mantoue
Enfant(s) Voir section

Ferdinand III de Habsbourg

Ferdinand III, empereur des Romains, ou Ferdinand Ernest Ier de Habsbourg,( - ) fut roi de Hongrie, de Bohême et de Germanie et empereur élu des Romains[1].

Il est né à Graz dans le duché de Styrie, second fils de l'empereur Ferdinand II et de Marie-Anne de Bavière. Son frère aîné mourut à l'âge de 14 ans, ce qui en fit l'héritier de Ferdinand II. Il fut instruit et éduqué dans la religion catholique par les jésuites.

Il devint roi de Hongrie le , de Bohême le , élu « Roi des Romains » c'est-à-dire héritier présomptif de l'Empire, le . Il fut élu empereur des Romains à la mort de Ferdinand II en 1637.

Règne[modifier | modifier le code]

En 1634, pendant la guerre de Trente Ans, il acquit la gloire en battant les Suédois, à la bataille de Nördlingen en compagnie de son cousin espagnol Don Fernando (le cardinal-infant) et assisté du général Matthias Gallas.

Espérant conclure la paix rapidement, il participa à la négociation du traité de Prague en 1635. La guerre se poursuivit néanmoins encore onze années, lui occasionnant de nombreux revers.

Il continua la guerre, commencée par son père et eut à combattre à la fois les Suédois (le général Carl Gustaf Wrangel) et leurs alliés Français, conduits par Baner, Turenne et le Grand Condé. Impuissant à lutter contre de pareils adversaires, il se vit forcé de signer en 1648, les traités de Westphalie, de Münster avec la France, et d'Osnabrück avec la Suède, mirent fin à la toute-puissance du Saint-Empire romain germanique.

Ces traités consacrèrent l'indépendance politique des différents États du Saint-Empire, laissa la Poméranie à la Suède, et assura à la France l'Alsace et les Trois-Évêchés de Toul, Metz et Verdun.

Alliances et postérité[modifier | modifier le code]

Ferdinand III se maria à trois reprises.

Sa première épouse fut Marie-Anne d'Autriche, infante d'Espagne (1606-1646) fille de Philippe III roi d'Espagne et de Portugal. Marie-Anne d'Autriche avait donné six enfants à son époux:

  • Ferdinand-François (1633-1654), élu par la Diète "Roi des Romains" en 1653 (c'est-à-dire héritier officiel du Saint-Empire), mais qui meurt un an plus tard, avant son père, et n'aura donc pas régné ;
  • Marie-Anne d'Autriche (1634-1696) qui épousera en 1649 son oncle Philippe IV (1605-1665).
  • Philippe-Auguste (1637-1639) ;
  • Maximilien-Thomas (1638-1639) ;
  • Léopold (1640-1705), qui lui succédera à la tête du Saint-Empire sous le nom de Léopold Ier,
  • Marie (1646-1646).

Après la mort de Marie-Anne en 1646, Ferdinand III épousa en 1648, l'archiduchesse Marie-Léopoldine d'Autriche (1632-1649) fille de Léopold V d'Autriche-Tyrol comte et électeur du Tyrol avec qui il aura un fils :

Ferdinand III épousa enfin, Éléonore de Nevers-Mantoue (1628-1686) fille de Charles II de Nevers-Mantoue, duc de Mayenne. Ils eurent deux filles :

Il mourut à Vienne le .

Ascendance[modifier | modifier le code]

Thaler d'Augsbourg à l'effigie de Ferdinand III, 1641. Description revers : Vue de la ville d’Augsbourg sous un ange ; une pomme de pin sur une colonne accosté du millésime 1641 contenu dans un fleuron.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sa titulature en allemand commençait par : "Wir Ferdinand der Dritte von Gottes Gnaden erwählter Römischer Kayser, zu allen Zeiten Mehrer des Reichs, in Germanien, zu Hungarn, Böheim, Dalmatien, Croatien, und Sclavonien, etc. König, Ertzhertzog zu Oesterreich, Hertzog zu Burgund, zu Brabandt, etc...".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :