Clément Wenceslas de Saxe

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Portrait du prince-archevêque Clément-Wenceslas de Saxe

Clément Wenceslas de Saxe (Kemens Wenzel von Sachsen), né le et mort le , est le plus jeune fils du roi Auguste III de Pologne et de Marie-Josèphe d'Autriche.

Il est le frère - entre autres - de la dauphine Marie-Josèphe, de Marie-Amélie, épouse de Charles III d'Espagne et du duc Albert de Saxe-Teschen, gouverneur des Pays-Bas autrichiens à partir de 1780. Par eux, il est l'oncle des rois Louis XVI de France, Charles IV d'Espagne Ferdinand IV de Naples , de l'impératrice Germanique née Marie-Louise d'Espagne, le grand-oncle de l'empereur François Ier d'Autriche, l'arrière grand-oncle de l'impératrice des Français Marie Louise d'Autriche et l'arrière-arrière grand-oncle du Roi de Rome.


Biographie[modifier | modifier le code]

Devenu l'un des huit électeurs de l'Empire en accédant à l'archevêché de Trèves (1768), il accepte d'être le parrain du fils du comte de Metternich, Klemens Wenzel von Metternich, qui sera chancelier d'Autriche de 1811 à 1848. Il sera également le parrain de sa petite-nièce Marie-Clémentine d'Autriche née en 1777.

Il publie en 1784 un édit de Tolérance en faveur de ses sujets protestants.

Coblence étant, depuis le siècle précédent, le lieu de résidence des souverains Trèvirois, il y fait bâtir un nouveau château sur le Rhin (1786) et le Théâtre municipal de Coblence.

En 1790 et 1792, il donne son vote au candidat Habsbourg-Lorraine lors de l'élection au trône impérial. Il est vrai que Léopold II du Saint-Empire est un neveu par alliance du prélat mais aussi le frère de la reine de France dont l'époux est un neveu de l'archevêque. Le futur François Ier d'Autriche, fils de Léopold, est également lié par des liens très étroits au prince-archevêque-électeur.

Il ne peut faire autrement qu'accueillir son neveu le comte d'Artois, sa famille et sa suite, qui s'exilent dès le début de la Révolution française. Coblence devient le lieu de rassemblement des contre-révolutionnaires français et excite l'ire du gouvernement et du peuple parisiens. En France, le seul nom de cette ville au confluent de la Moselle et du Rhin exprime la contre-révolution.

Le prélat doit fuir devant l'avancée des troupes françaises le 7 octobre 1794. L'archevêché est annexé par la France... Il ne retrouvera jamais son indépendance.

Le prélat se réfugie à Augsbourg dont il était également prince-évêque depuis 1769. Il meurt en 1812 dans sa résidence d'été.

Liens externes[modifier | modifier le code]