Château de Pont-sur-Seine

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Château de Pont-sur-Seine
Image illustrative de l’article Château de Pont-sur-Seine
Le château par Charles Fichot.
Début construction XVIIe siècle
Fin construction XIXe
Coordonnées 48° 30′ 39″ nord, 3° 35′ 44″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Champagne
Région Grand Est
Département Aube
Commune Pont-sur-Seine
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Pont-sur-Seine
Géolocalisation sur la carte : Aube
(Voir situation sur carte : Aube)
Château de Pont-sur-Seine

Le château de Pont-sur-Seine est une construction issue d'un château fort médiéval de la commune éponyme.


Histoire[modifier | modifier le code]

Le fief était dans la famille de Guise. C'est sur le fief des Caves[1] que se trouve le château, le parc lui s'étend sur les finages de st-Aubin et de Pont.

En 1632, Claude Bouthillier de Chavigny, surintendant des finances de Louis XIII achète la seigneurie de Pont. Il fait construire le château sur les plans de l'architecte Pierre Le Muet. La construction se prolonge sur plusieurs années, la serrurerie en 1641[2], le plomb des fontaines, fournis en 1641 et 42. La Grande Mademoiselle, qui évoque dans ses Mémoires le château comme « une des plus belles maisons de France », y vient à plusieurs reprises : elle y rencontre pour la première fois Anne de La Grange-Trianon, petite-nièce des propriétaires, qui, après son mariage avec Louis de Buade de Frontenac, deviendra sa maréchale de camp pendant la Fronde[3]. Et, lorsqu'en 1652 la Grande Mademoiselle est obligée de quitter Paris, Marie de Bragelongne, épouse Bouthillier, l'héberge au château. Le lieutenant-général prince François-Xavier de Saxe achète le château en 1775 à Ferdinand-Maximilien de Rohan et y réside jusqu'en 1792, déclaré comme émigré, ses biens sont confisqués par le département.

Bonaparte offrit le château, qu'il avait connu et apprécié du temps du prince, à sa mère, titrée Madame, Mère de l'Empereur, à l'avènement de l'Empire en . Elle y séjourne de 1805 jusqu'en 1813. La demeure est ruinée par les troupes prussiennes lors de la Campagne de France en 1814. La mère du « souverain de l'Ile d'Elbe » revend la propriété suivant les prescriptions des traités de Chaumont, Fontainebleau et Châtillon-sur-Seine, concernant les avoirs de la dynastie impériale sur le territoire français.

Le domaine va entrer dans le patrimoine de la famille Casimir-Perier, banquiers impliqués dans la politique de leur temps.

En 1821, Casimir Perier, qui deviendra président du Conseil de Louis-Philippe Ier dix ans plus tard, fait reconstruire un nouveau château. Son petit-fils, Jean Casimir-Perier, sera un éphémère président de la République française de 1894 à 1895 et est enterré dans le cimetière de la commune. La grande partie actuelle du château est de Casimir II excepté le colombier, les communs, l'abreuvoir.

En 1980 la famille Perier vendait le château.

Les différents possesseurs du Château[modifier | modifier le code]

Château des Salles[modifier | modifier le code]

Le château dépendait du domaine du roi, se situait le long de la route de Pont à st-Martin. C'était un des lieux de séjour des seigneurs de Nogent et de Pont, en 1549, Marguerite de Veelu, veuve de Michel de Poissieu donnait son hôtel seigneurial des Salles à des institutions religieuses[4]. En 1608, le roi faisait don de château à Alexandre d'Elèene, alors seigneur de la Motte-Tilly, le procès-verbal montrait que les deux corps de logis bâtis sans pierre de taille et dont il ne restait plus de planchers ni combles. Il était cédé en 1634 au seigneur de Pont Claude Bouthillier et intégré au parc du château de Pont. En 1741 l'estimation des domaines du roi citait encore des ruines au lieu du château des Salles[5].

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales de l'Aube, E* 2734.
  2. Archives départementales de l'Aube, 17 E 57.
  3. Mademoiselle de Montpensier, Mémoires, 4 volumes, Pierre-Georges Roy éditeur, 1904.
  4. Émile Campardon, Alexandre Tuetey, ...Inventaire des registres des insinuations du Châtelet de Paris, règnes de ... , Paris, 1906.
  5. Archives nationales, S3792.

Liens externes[modifier | modifier le code]