Frétigny

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Frétigny
Maître-autel de l'église Saint-Martin Classé MH (1908)[1].
Maître-autel de l'église Saint-Martin
Logo monument historique Classé MH (1908)[1].
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Canton Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité Communauté de communes du Perche thironnais
Maire
Mandat
Daniel Tuffier
2014-2020
Code postal 28480
Code commune 28165
Démographie
Population
municipale
504 hab. (2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 24″ nord, 0° 58′ 16″ est
Altitude Min. 158 m – Max. 281 m
Superficie 22,99 km2
Localisation

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Frétigny est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Frétigny
Saint-Victor-de-Buthon Montlandon
Marolles-les-Buis Frétigny Champrond-en-Gâtine
Saint-Denis-d'Authou Combres

Site[modifier | modifier le code]

Frétigny est une commune située dans le parc naturel régional du Perche, à environ 12 km de Nogent-le-Rotrou.

Carte de Frétigny et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Ernest Pavée[modifier | modifier le code]

Sylvestre Ernest Pavée est né le 31 décembre 1898. Il s’est vu confier par ses concitoyens, en 1929, son premier mandat électoral. Il était alors le plus jeune conseiller municipal de Frétigny. Réélu en 1935, c’est en mai 1938, qu’il acceptait, sur l’insistance de ses collègues, d’être porté à la tête de la commune[2]. En 1945, à l’occasion des nouvelles consultations qui firent suite à la Libération, il fut le seul candidat élu au premier tour de scrutin.

C’était la reconnaissance par la population de sa compétence et de ses qualités. Elle lui renouvela toujours sa confiance, jusqu’en 1977, date à laquelle il estima qu’il devait laisser sa place à un jeune. En 1974, il devait d’ailleurs voir son dévouement envers ses concitoyens récompensé par la médaille d’or départementale et communale pour 45 années de bons et loyaux services.

Ancien combattant de 1914-1918, il fut pendant la guerre 1939-1945, un résistant actif. Sur proposition du capitaine Herbelin alias « Duroc »[3], il participa à la réunion clandestine en vue de la création du maquis de Plainville[4], sous sa responsabilité et à ses risques. Ses actes de bravoures furent nombreux et il prit part, notamment à l’interception et à l’arrêt des derniers convois allemands sur la RN 23, au moment de la Libération. Pour ces faits, il a obtenu une lettre de félicitations du préfet Jean Moulin[réf. nécessaire], avec une proposition de citation ; un diplôme de reconnaissance signé du général Eisenhower ; la médaille de la reconnaissance française ainsi que la croix du combattant volontaire 1935-45. M. Pavée était d’ailleurs ancien membre du conseil départemental de la Libération.

Dans le domaine agricole, il avait rempli de nombreuses missions : présidence de la coopérative cantonale de stockage à Chassant, présidence de la mutuelle cantonale d’assurances incendie et accidents de Thiron, administrateur de la caisse locale de Crédit Agricole et membre du bureau du comice d’arrondissement qui lui valurent d’abord la croix de chevalier, puis en 1959, la rosette d’officier du mérite agricole, ainsi que la médaille de la mutualité, de la coopérative et du Crédit agricole.

Il décéda le 25 mars 1985. Il a également rendu de nombreux service à l’Éducation Nationale dont il était un ardent défenseur. Il fut nommé délégué cantonal en 1938, et contribua à la création de la société des « Amis de l’école » pour assurer le ramassage scolaire, le service de la cantine à la suite de la construction du groupe scolaire. Ses services lui valurent d’être nommé chevalier des Palmes académiques en 1963.

Il fut en outre administrateur de l’hôpital-maison de retraite de Thiron. L'État avait tenu à lui renouveler sa reconnaissance pour les nombreux services rendus tout au long de se vie, en lui attribuant la croix de chevalier dans l’Ordre national du Mérite.

Quelques grandes dates[modifier | modifier le code]

  • 1953 : électrification totale de la commune.
  • 1962 : adduction d’eau totale à 45 km de canalisations, 2 châteaux d’eau, 2 stations de pompage.
  • 1966 : goudronnage de 24 km de chemins qui desservent toutes les résidences principales. Implantation d’une entreprise de 15 personnes dans les anciens locaux scolaires. Construction de 2 pavillons F4.
  • 1970 : remembrement total de la commune.
  • 1972 : mise en place de l’assainissement du bourg et construction d’une station d’épuration et implantation d’une nouvelle industrie « COMOTA » sur un terrain de 2 ha.
  • 1975 : implantation d’un lotissement de 8 lots avec construction de 2 pavillons F4 et réalisation d’une salle polyvalente, après la fermeture de 2 classes.

Délibération du 5 novembre 1944[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal réuni le 5 novembre 1944, sous la présidence de M. Pavée maire, tient à assurer son grand chef, le général De Gaulle, de sa confiance absolue, de son appui total, de son entier dévouement, lui adresse toute se gratitude pour l’intrépidité dont il a toujours fait preuve dans l’accomplissement de la tâche qu’il a entreprise, et qu’il mène dans des conditions particulièrement difficiles en vue du relèvement total de notre chère patrie : la France (tout ceci en sachant que les Allemands étaient à l'extérieur de la mairie).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1929 1977 Ernest Pavée    
1977 1989 Henri Tuffier    
1989 en cours Daniel Tuffier DVD Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 504 habitants, en augmentation de 3,7 % par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : 1,9 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 103 993 1 086 1 144 1 281 1 230 1 318 1 276 1 230
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 181 1 150 1 164 1 053 1 011 958 958 913 863
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
843 778 775 726 693 661 645 666 590
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
536 511 465 342 368 429 477 492 504
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Frank Mendez, artiste de l'éphémère a implanté son entreprise Groupe FMA "Sarl FMA-Festyevents" dans la commune. Depuis 3 ans, la renommée de ses spectacles pyrotechniques font la réputation de cette entreprise sur tout le territoire national.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Frétigny par Félix Charpentier.

Église Saint-André[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1929)[9]
Cette église est somptueusement décorée de fresques des XIIe et XIIIe siècles : le Christ en majesté sur la voûte, trois scènes de la vie de saint André sur le mur et, dans les embrasures des baies, la Charité et la Chasteté à gauche, la Justice et la Paix au centre.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de la guerre 1914-1918 a été réalisé par Félix Charpentier (1858-1924), sculpteur d'origine provençale installé à Chassant (Eure-et-Loir).

Manoir de La Vallée[modifier | modifier le code]

Cette résidence privée est une demeure de charme située dans la forêt près du Vieux Montlandon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Autel, retable, gradin, tabernacle (maître-autel) », notice no PM28000328, base Palissy, ministère français de la Culture
  2. Personnalités de Frétigny, Cercle de Recherches Généalogiques du Perche-Gouët (C.R.G.P.G.), consulté le 21 février 2016.
  3. Herbelin, Gabriel, Libération-Nord : en Eure-et-Loir : notre histoire, Paris : G. Herbelin, 1984, 27-Le Neubourg : Impr. F. André, 259 p. : ill., couv. ill. en coul. ; 21 cm BNF Notice n° : FRBNF34760987
  4. Forces françaises de l'intérieur. Maquis de Plainville BNF Notice n° : FRBNF11973957
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Église Saint-André », notice no PA00097116, base Mérimée, ministère français de la Culture