Maquis de Plainville

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Maquis de Plainville
Description de cette image, également commentée ci-après
L'entrée du maquis, à partir du hameau de Plainville.
Informations générales
Lieu Secteur ouest d'Eure-et-Loir
Changements territoriaux Libération de Nogent-le-Rotrou
Belligérants
Drapeau de la France FFIDrapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Commandants
Commandant Sinclair (Maurice Clavel)
Capitaine Duroc
(Gabriel Herbelin)
Forces en présence
150

Seconde Guerre mondiale

Coordonnées 48° 21′ 05″ nord, 0° 57′ 18″ est

Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
Maquis de Plainville

Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir

(Voir situation sur carte : Eure-et-Loir)
Maquis de Plainville

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(Voir situation sur carte : France)
Maquis de Plainville

Le maquis de Plainville est un maquis de la Résistance intérieure française constitué durant la Seconde Guerre mondiale au lieu-dit Plainville, sur la commune de Marolles-les-Buis dans le département d'Eure-et-Loir.

Situation[modifier | modifier le code]

Le hameau de Plainville se situe à environ 10 km au nord-est de Nogent-le-Rotrou et à un peu plus de 2 km de Marolles-les-Buis. Une grande ferme s'y trouve, ainsi qu'une colline boisée qui descend abruptement au sud et à l'est vers la Vinette, affluent de la Cloche, elle-même se jetant dans l'Huisne.

À mi-hauteur, s'ouvrent des grottes débouchant sur d'anciennes carrières souterraines : ce site, éloigné des grandes voies de passage, pourvu d'un accès à la rivière, fut retenu par les maquisards qui bénéficiaient de solides complicités dans la région, notamment à Saint-Hilaire-des-Noyers, commune de Saint-Denis-d'Authou, dont les habitants assuraient la cantine.

Communes limitrophes de Marolles-les-Buis
Coulonges-les-Sablons (Orne) Saint-Victor-de-Buthon (Eure-et-Loir) Saint-Victor-de-Buthon (Eure-et-Loir)
Condé-sur-Huisne (Orne) Marolles-les-Buis Frétigny (Eure-et-Loir)
Coudreceau (Eure-et-Loir) Coudreceau (Eure-et-Loir) Saint-Denis-d'Authou (Eure-et-Loir)

Histoire[modifier | modifier le code]

Le maquis de Plainville s'est constitué le 15 juin 1944 et a pris fin lors de la libération de Nogent-le-Rotrou le 11 août 1944[1].

Le maquis est dirigé par le capitaine Gabriel Herbelin (La Saucelle, 1907 - ?), alias Duroc selon son nom de code dans la Résistance. L'Eure-et-Loir étant divisé en 4 secteurs, Herbelin est responsable du secteur ouest, comprenant l'arrondissement de Nogent plus les cantons de Brezolles, La Ferté-Vidame, Senonches, Courville et Illiers[RG 1].

Dans son manuscrit du 30 décembre 1944, Raymond Gohon[RG 2] recense nominativement 133 combattants et le nombre global est estimé à 160[2].

Faits d'armes[modifier | modifier le code]

Réception de parachutages d'armes et matériels[modifier | modifier le code]

Suite aux parachutages des 15 juillet, 15 août et 26 novembre 1943, 6 tonnes de matériels sont récupérés[2].

Sabotages et destructions[modifier | modifier le code]

Les demandes les plus importantes concernent les destructions de la ligne ferroviaire Paris-Brest qui passe par Nogent-le-Rotrou et la ligne téléphonique reliant ces deux mêmes villes.

Libération de Nogent-le-Rotrou[modifier | modifier le code]

Plaque à Nogent-le-Rotrou, 41 rue Gouverneur.

L'action la plus connue du maquis de Plainville est la libération de Nogent-le-Rotrou le , 3 jours avant l'arrivée des Alliés le .

Dans son « roman » Le temps de Chartres, Maurice Clavel en donne une description qui reste à confirmer : Duroc, contesté par ses hommes, réussit grâce à Sinclair à rétablir son autorité et finit par faire prisonniers, à lui seul, tous les occupants de la mairie[MC 1].

Hommage[modifier | modifier le code]

À Nogent-le-Rotrou, une plaque apposée 41 rue Gouverneur rend hommage à quatre combattants du 11 août 1944 « tués face à l'ennemi », dont l'un, Robert Fonteix, est cité par Gohon comme faisant partie du maquis de Plainville[RG 3].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Raymond Gohon, Nogent héroïque : histoire de sa libération, Bruxelles - Paris, Serge Baguette, , 253 p.

  1. p. 228
  2. p. 229 à 231
  3. p. 230.
    A ce propos, il est à noter que Gohon mentionne un cinquième mort : Henri Navet, né à Nogent-le-Rotrou le 19 août 1861, domicilié 21 rue Saint-Lazare (p. 199).

Maurice Clavel, Le temps de Chartres : Roman, René Julliard, , 214 p.

  1. p. 185 à 201

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les Cahiers Percherons 2002-1 - Colonel Jacques René Andrieux, cité sur le site du Cercle de Recherches Généalogiques du Perche-Gouët.
  2. a et b Panneaux d'information sur le site.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Gohon, Nogent héroïque : histoire de sa libération, Bruxelles - Paris, Serge Baguette, , 253 p.
  • Association des Anciens F.T.P.F. et Dessins de Claude Renoux, La lutte des Francs-Tireurs et Partisans en Eure-et-Loir : une page d'histoire des F.F.I., 15, rue du Bois-Merrain, Chartres, non daté, Première éd., 158 p.
  • Maurice Clavel, Le temps de Chartres : Roman, René Julliard, , 214 p.
  • Gabriel Herbelin (Duroc), Libération-Nord : en Eure-et-Loir : notre histoire : maquis de Plainville, Paris, G. Herbelin, , 259 p. (BNF Notice n° : FRBNF34760987)

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Liens externes[modifier | modifier le code]