Famille de Maistre (Savoie)

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Famille de Maistre
Armes de la famille.
Armes de la famille : Famille de Maistre

Blasonnement D'azur à trois soucis d'or
Devise Fors l'honneur, nul souci
Période XVIIIe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Comté de Nice,
Drapeau du Royaume de Sardaigne Royaume de Sardaigne
Allégeance Drapeau de la Savoie Duché de Savoie
(Drapeau du Royaume de Sardaigne Royaume de Sardaigne),
Drapeau de la France France
Charges Magistrat, président du Souverain Sénat de Savoie, président de la chambre royale des Comptes de Turin
Fonctions militaires Général

La famille de Maistre est une famille subsistante de la noblesse savoyarde, originaire du comté de Nice, devenue française en 1860, année de l'annexion de la Savoie à la France.

Elle compte parmi ses membres le philosophe Joseph de Maistre .

Historique[modifier | modifier le code]

La famille de Maistre est originaire du comté de Nice, qui faisait partie des États de Savoie depuis le XVe siècle, sous le règne du duc Amédée VIII de Savoie. Elle est membre de la noblesse du duché de Savoie[1] depuis le , année de son accession au Sénat de Savoie[2],[3],[4].

Depuis l'annexion de la Savoie à la France, sous le Second Empire, la famille de Maistre a opté en 1860, comme la plupart des familles nobles de Savoie, pour son rattachement à la France. Elle fait partie depuis cette date des familles subsistantes de la noblesse en France[5]. Elle est inscrite à l'ANF depuis 1942[6].

Au XVIIe siècle, elle a pour ancêtre, un père de famille nombreuse exerçant le métier de meunier[7], au bord du torrent le Paillon, qui débouche sous l'actuelle promenade des Anglais, à Nice[8].

François-Xavier Maistre fait ses études à Nice, dans un collège de Jésuites et au collège des jurisconsultes[9]. Puis, après des études de droit à l'Université de Turin, il devient avocat fiscal à Nice, avant d'être nommé sénateur au Sénat de Savoie de Chambéry en 1740. Il est nommé second président du Sénat de Savoie en 1764 et participe activement aux réformes institutionnelles des États de Savoie. Le roi Victor-Amédée III de Sardaigne lui accorde , par lettre patente du 8 septembre 1778, le titre de comte héréditaire, à cause « des louables qualités qui ont déjà rendu illustre cette famille »[10].


François-Xavier Maistre est le père de deux célèbres écrivains, Joseph de Maistre et son frère cadet Xavier de Maistre. La ville de Chambéry a élevé devant le château des souverains de Savoie, par souscription publique, un monument à ces deux illustrations de la Savoie. Le comte Rodolphe de Maistre, fils de Joseph de Maistre, ancien gouverneur de Nice, chevalier de l'Ordre de l'Annonciade, a laissé une nombreuse postérité qui continue avec la plus grande distinction[10].

Au début du XXIe siècle, les généalogistes ont recensé 1480 descendants de cette famille savoyarde, dont plus de 800 subsistants, (alliances comprises), lors d'une grande réunion généalogique organisée en 2001 par Magali Isoard de Chénerilles (1924-2008), veuve de Xavier-Eugène-François de Maistre (1919-1995), au château de Puiseux-le-Hauberger, dans le département de l'Oise[11].

Filiation de la famille de Maistre savoyarde[modifier | modifier le code]

Les origines niçardes de la famille de Maistre ont été développées notamment par Georges Doublet (1863-1936), professeur niçois, lors d'une conférence de François Vermale, intitulée « L’ascendance niçoise de Joseph et Xavier de Maistre », enregistrée en 1928 à la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie[12].

Filiation[modifier | modifier le code]

  • Antoine Maystre (v.1535), muletier de Nice (mulio de Nissia)[13].
    • Pierre Maistre (ou Maystre), mort avant 1612, citoyen de Nice, muletier[13].
      • Jean Maistre, mort en 1630, meunier sur le Payon , citoyen de Nice. Il avait acheté une maisonnette près des remparts Nord de Nice et en a fait un moulin à eau sur le torrent Le Payon[13].
        • Michel Maistre, mort avant 1651, marchand d'étoffes à Nice, marié en 1617 à Bertine Castello, d'où douze enfants baptisés à la cathédrale Sainte-Réparate de Nice[13].
          • François Maistre (1630-1674), marchand d'étoffes à Nice, marié en 1656 à Catherine Dalmassi (morte en 1717), d'où huit enfants dont trois entrés en religion[13].
            • André Maistre(mort avant 1725), marchand d'étoffes à Nice, second syndic de Nice, marié en 1653 à Angèle Berangero (morte en 1675), d'oû 12 enfants, dont 9 baptisés en la cathédrale sainte Réparate de Nice[13].

Rodolphe de Maistre est l'auteur de toute la famille savoyarde de Maistre subsistante. Elle n'a aucun lien de parenté avec la famille homonyme de Maistre de Vaujours, originaire du Languedoc[15].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Armoiries et devise[modifier | modifier le code]

Famille de Maistre

Les armes de la famille de Maistre se blasonnent ainsi : d'azur à trois soucis d'or[10],[17].
Devise : « Fors l'honneur, nul souci »[10]
Le comte Joseph de Maistre écrit dans ses Carnets, à la date du  : « Samedi 30. Terribles nouvelles d'Italie arrivées aujourd'hui. Tout paraissant perdu pour moi, n'ayant plus ni patrie, ni fortune, ni même un souverain, à proprement parler, j'ai fait graver autour de mes armoiries, qui portent des fleurs de soucis, la devise : Fors l'honneur nul souci. Je n'ai plus que cette devise à léguer à mes enfants. C'est à eux de ne pas répudier l'hoirie[18]. »

Alliances[modifier | modifier le code]

Alliances anciennes[modifier | modifier le code]

Familles: Asselin de Villequier, de Buttet, de Constantin, Demotz de La salle, de La Chevasnerie, de Froissard, de Menthon, de Morand, de Montmorency-Laval, Perrin d'Avressieux, de Plan de Sieyès, de Régnauld de Lannoy de Bissy, Vichard de Saint-Réal, de Vignet, Zagriasski (Russie).

Alliances contemporaines[modifier | modifier le code]

Familles: Absolut de La Gastine, d'Alverny, Angleys, Barthès de Montfort, Becquet de Mégille, Bellet de Travernost de Saint-Trivier, Besse de Laromiguière, Boula de Mareüil, du Bourg de Luzançon, Boyer de Rébeval, de Broch d'Hotelans, du Cauzé de Nazelle, du Chastel de La Howarderie (ANRB), Daru, du Fayet de La Tour, de Froissard de Broissia , de Fromont de Bouaille, de Gayardon de Fenoyl, de Gouvion Saint-Cyr, Guyon de Montlivault, Hay des Nétumières, Imbert de Trémiolles, Isoard de Chénerilles, de Jorna, Jouslin de Pisseloup de Noray, de Kermel, de Langle, de Lapeyrière, Libault de La Chevasnerie, de Loynes de Fumichon, de Menou, Peyrecave de Lamarque, Picot de Moras d'Aligny, de Pierre de Bernis, du Pontavice, Ricardi di Netro, de Rochechouart, de Roquefeuil-Cahuzac, de Rosset de Létourville, de Roussy de Sales, de Thomasson, de Trémiolles, de Villeneuve Bargemon, de Virieu, de Witasse-Thésy, etc.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les historiens et les généalogistes de Savoie estiment que le rapprochement entre la famille des comtes de Maistre, originaire de Nice, et la famille homonyme des barons de Maistre, originaire du Languedoc n'existe pas. Il n'y a jamais eu de lien de parenté entre elles, en dépit des légendes développées par le pseudo comte Donnadieu dans son livre intitulé Les origines languedociennes de Joseph de Maistre, publié chez Dardel, à Chambéry en 1949 (couronné par l'Académie Florimontane d'Annecy, premier prix d'histoire au concours de 1949, préfacé par Pierre Croydys, grand prix de l'Académie Française, lire en ligne), dont la thèse est reprise par le baron Serge de Maistre dans le livre de généalogie intitulé, Esquisse sur les Maistre, publié aux éditions du Puy en 2011.
  2. Amédée de Foras, Armorial et Nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, T.3, p.318
  3. Jean Nicolas, La Savoie au XVIIIe siècle : Noblesse et Bourgeoisie, Paris, 1978,, Registre des entrées au Sénat de Savoie : « François-Xavier Maistre entré au Sénat de Savoie le 17 mars 1740 »
  4. Henri Arminjon, De la noblesse des sénateurs au souverain sénat de Savoie, Gardet, Annecy, 1977, p.xxx.
  5. Régis Valette catalogue de la noblesse française, origine Savoie, Robert Laffont, 2007, p. 132.
  6. Annuaire de la noblesse française, Albédia, Aurillac, 2017, p. 53.
  7. Georges Doublet, L'ascendance niçoise de Joseph et Xavier de Maistre, in Mémoires et documents de la Société savoisienne d'Histoire et d'Archéologie de Chambéry, 1929, Tome LXVI, p.283
  8. Le Paillon est, de nos jours, totalement canalisé sous la promenade des anglais
  9. R. Aubenas, Les études supérieures à Nice de la fin du Moyen Âge à 1860, Nice Historique 1960, p.2-27 et F.Hidesheimer, Thèse de l'École des Chartes (Économie-Famille-Société), 1974. Extrait: « Pour l'enseignement, le fait marquant est la fondation en 1606 d'un collège de Jésuites qui est le premier établissement d'enseignement secondaire établi à Nice. L'enseignement supérieur est représenté par le collège des jurisconsultes dont la création remonte à 1559 et qui prend son véritable essor à partir de sa confirmation en 1639 » (fin de citation)
  10. a b c d e f g et h Foras, p. V3 - pp.317-319.
  11. Journal Le Parisien du 7 octobre 2001
  12. « L’ascendance niçoise de Joseph et Xavier de Maistre », Mémoires et documents publiés par la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, t. 66,‎ , p. 281-289 (lire en ligne).
  13. a b c d e et f Généalogie dressée par Georges Doublet, archiviste de Nice, mentionnée en 1928 par François Vermale à la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie de Chambéry
  14. a b et c Armorial de Foras
  15. Contrairement aux thèses légendaires développées par le faux comte Aristide Donnadieu, dans son ouvrage édité en 1949, intitulé « Les origines languedociennes de Joseph de Maistre », reprises par le baron Serge de Maistre de Vaujours, auteur de l'ouvrage généalogique édité en 2011, intitulé : « Esquisse sur les Maistre »
  16. François Descostes, Joseph de Maistre avant la Révolution, Paris, 1893
  17. Borel.
  18. F. Vermale, « Joseph de Maistre. Émigré », publié dans Mémoires et documents de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, Chambéry, 1927, Tome 64, p.126 « Livre III. Chap. III. J. de Maistre correspondant à Lausanne du Ministère des Affaires étangères de Turin (1793-1797) » (lire en ligne).