Famille de Lorgeril

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Famille de Lorgeril
Image illustrative de l’article Famille de Lorgeril
Armes

Blasonnement De gueules au chevron d'argent chargé de 5 mouchetures d'hermine de sable, et accompagné de 3 molettes d'or, deux en chef et une en pointe
Période XVIe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Bretagne
Demeures Manoir de Lorgeril
Charges Député
Sénateur
Conseiller général
Fonctions militaires Contre-amiral
Capitaine des vaisseaux du Roi
Preuves de noblesse
Réformation de la noblesse 1669 à Rennes

La famille de Lorgeril est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Bretagne. Elle porte le nom de l'ancienne famille de Lorgeril, citée en 1311, mais ne prouve sa filiation qu'à partir de 1530[1]. Cette famille s'est illustrée dans la Marine royale par plusieurs officiers supérieurs et généraux.

Origine[modifier | modifier le code]

L'ancienne famille de Lorgeril tenait son nom de la seigneurie de Lorgeril, située dans la paroisse de Lescouët-Jugon, dans les Côtes-d'Armor. Elle est connue depuis Olivier de Lorgeril, cité en 1311, et se serait officiellement éteinte en 1483, avec Jehan de Lorgeril, père de Guyonne de Lorgeril, qui apporta la seigneurie de Lorgeril à son mari, Jean III de Rohan[2].

La famille actuelle de Lorgeril serait issue de l'ancienne famille de Lorgeril par une branche cadette, mais elle n'a prouvé sa filiation en 1669, lors de la réformation de la noblesse du Royaume, qu'à partir de Guillaume de Lorgeril, écuyer, habitant Lescouët-Jugon, marié avec Jeanne du Boisadam. Ils eurent pour fils François de Lorgeril, écuyer, marié vers 1530 avec Julienne Rouxel, dame de La Jartière[2].

La famille de Lorgeril fut maintenue noble d'extraction par arrêts du Parlement de Bretagne du et du [4].

Cette famille figure sur la liste des familles françaises subsistantes d'origine médiévale de Jacques de Marsay, établie d'après les listes de Gustave Chaix d'Est-Ange et du baron de Woelmont, sur lesquelles la famille de Lorgeril est mentionnée[5].

Filiation[modifier | modifier le code]

Guillaume de Lorgeril, écuyer, habitant Jugon-les-Lacs où les anciens seigneurs de Lorgeril possédaient des terres nobles, marié avec Jeanne du Boisadam, eut pour fils :

  • François de Lorgeril, mort avant 1550, marié avec Julienne Rouxel, dame de La Jartière, dont :
    • Christophe de Lorgeril, mort avant 1557. En 1554, il acquiert conjointement avec la famille Questier « une maison et d'autres biens fonciers dans la ville de Jugon, où il faisait aussi sa résidence » [6]. Il épouse Guyonne Questier, dame de Follideuc, dont Joachim qui suit, Guyonne, Marie, et Françoise :
      • Joachim de Lorgeril, seigneur de Saint-Méen, mort en , assassiné par ses cousins Guillaume et Axel Rouxel de La Jertière. Il est en partie héritier de biens fonciers mouvant de la seigneurie de Jugon, venus de sa grand-mère maternelle Françoise Martel. Il épouse Marguerite Rouxel, dame de La Barre, de la paroisse voisine de Saint-Igneuc, dont :
        • Charles de Lorgeril (1574-1648), seigneur de Follideuc, est au service du roi en 1591. Ayant fait remontrer au roi Louis XIII « que la maison de Lorgeril étant tombée entre les mains d'une fille qui en était héritière, il désirait être conservé ainsi que ses enfants dans le nom et titre de ladite maison qui lui appartenait comme en étant chef du nom et d'armes », il obtint des lettres patentes de , enregistrées à la Cour des comptes de Bretagne le , pour changer le nom de sa terre et seigneurie de Follideuc en Saint-Igneuc, évêché de Saint-Brieuc, en celui de Lorgeril. Il eut quatre enfants dont :
          • Jacques de Lorgeril (vers 1600-1673), écuyer, seigneur de Lorgeril en Saint-Igneuc, obtint l'accord de François Lambert, châtelain de Lorgeril en Lescouët-Jugon, « pour qu'il prenne à l'avenir la qualité de sieur de Lorgeril, sans toutefois préjudicier aux qualités, honneurs et prééminences de la seigneurie de Lorgeril par lui acquise de feue dame Louise de Maure, marquise de Mortemart en 1645 ». Sa qualité de noble lui ayant été contestée, il fit faire un procès-verbal devant le sénéchal de Dinan les 20 et dans lequel les témoins, composés en plus grande partie de gentilshommes qualifiés du pays, déposèrent que lui et ses prédécesseurs avaient toujours été tenus et réputés pour gentilshommes comme issus de la maison de Lorgeril en Plorec, comme le prouve aussi une tombe appartenant à ses prédécesseurs dans laquelle est inhumé son aïeul Joachim de Lorgeril, dans le chœur de l'église Saint-Malo de Jugon, sur laquelle tombe est gravée : « à un chevron brisé chargé par apparence de cinq hermines et trois molettes d'éperons, deux en chef et une en pointe », semblables à celles de la seigneurie de Lorgeril en Plorec. Suite à cette enquête, il obtint le une sentence de maintenue de noblesse confirmée par un arrêt du Parlement de Bretagne du [4].

Jacques de Lorgeril (vers 1600-1673) eut pour fils :

  • Toussaint de Lorgeril (1632-1686), seigneur de la Houssaye, écuyer, premier substitut du procureur général au Parlement de Bretagne[7], dont :
    • Louis François de Lorgeril (1681-1752), capitaine des vaisseaux du roi, élu le comme doyen et président de l'ordre de la noblesse de Bretagne aux États de Bretagne[7], dont :
      • Louis François Nicolas de Lorgeril (1708-1762), page de l'écurie du Roi en 1721, capitaine des vaisseaux du roi et chevalier de Saint-Louis[8]. Il est blessé à bord du Neptune le , dans un combat naval livré aux Anglais par M. de L'Estenduère, dont :
        • Louis Pierre Marie de Lorgeril (1744 - à Bath, Angleterre), enseigne des vaisseaux du roi. Il est atteint de 15 blessures au combat de Belle-Isle-en-mer en 1759 et se retire à Trébédan comme pensionné de guerre du roi. Émigré au temps de la Révolution. Marié avec Julie Renée Hay des Nétumières (1755-1791), dont :
          • Louis Marc Hippolyte Godefroy de Lorgeril (1774-1852), conseiller général des Côtes-du-Nord pour le canton de Plélan-le-Petit. Chevalier de la Légion d'honneur, dont :
            • Alphonse Émile de Lorgeril (1807-1866), officier, conseiller général des Côtes-d'Armor, dont :
              • Henri Alexandre de Lorgeril (1838-1911), châtelain de Chalonge en Trébédan, président du conseil général des Côtes-du-Nord en 1908.
            • Hippolyte-Louis de Lorgeril (1811-1888), poète et littérateur, directeur de l’Impartial de Bretagne en 1842, journal légitimiste, conseiller général des Côtes-du-Nord, député catholique et légitimiste en 1871, sénateur en 1875.
          • Alexandre Armand de Lorgeril (1780-1825), époux de Victorine de La Moussaye (1794-1857), dont :
            • Victor Émile de Lorgeril (1823-1891), propriétaire de Beauchesne, époux de Augustine Marie Henriette Le Pelletier de Lagarde (1831-1868), dont :
              • Stanislas Marie Alexandre de Lorgeril (né en 1854), marié en seconde noces en 1894 avec Marie-Josèphe de Lagrené (née en 1863).
              • Maurice Charles Marie-Joseph de Lorgeril (1858-1932), époux de Jeanne Cécile Marie Huet de La Tour du Breuil (1865-1942), dont :
                • Antoine Olivier Amaury de Lorgeril (1893-1914), enseigne de vaisseau, affecté à la brigade des fusiliers marins, section des mitrailleuses, mortellement blessé lors de la bataille de Dixmude le [9].
        • Jean-François-Toussaint de Lorgeril (1751-1825). Il participe à la guerre d'indépendance des États-Unis. Contre-amiral, député de la Manche en 1815.
      • Jean Thomas Baptiste de Lorgeril (1709-1779), capitaine des vaisseaux du roi, chevalier de Saint-Louis, dont :
        • Louis François Marie de Lorgeril (1778-1842), agronome de renom, il organise la culture de la pomme de terre et des fourrages artificiels en Bretagne. Il est également connu pour avoir vulgarisé l'usage des machines agricoles, pour avoir mis au point la fertilisation des sols, perfectionné l'ensemencement des blés, adapté les procédés de fabrication du cidre et amélioré les races ovines et bovines du pays. Il fonde en 1817 les comices agricoles de Bretagne. Maire de Rennes, il assiste au sacre du roi Charles X en 1825 à Reims. Élu député d'Ille-et-Vilaine en 1828 et décoré de la croix d'officier de la Légion d'honneur et de l'ordre du Lys, dont :

Terres[modifier | modifier le code]

Saint-Méen, Follideuc, La Houssaye, Le Verger, Lorgeril, Parigny[2],[10].

Châteaux et demeures[modifier | modifier le code]

La famille de Lorgeril a possédé de nombreuses propriétés, parmi lesquelles :

Armes et devises[modifier | modifier le code]

  • Armes : « De gueules à un chevron d'argent chargé de 5 mouchetures d'hermine de sable, et accompagné de 3 molettes à rais d'or, deux en chef et une en pointe »
  • Devises : « Mori potius quam fedari » (« Plutôt la mort que la souillure ») ; « À ma vie ».

Situation contemporaine[modifier | modifier le code]

La famille de Lorgeril est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française depuis 1933[12].

D'après un article de Ouest-France, en 2013, à l'occasion d'une réunion organisée au château de La Bourbansais qui regroupait quelque 500 invités, des généalogistes ont recensé 94 porteurs masculins vivants du nom de Lorgeril, et environ 4 000 descendants des premiers auteurs de la famille[13].

Publications d'Hervé de Lorgeril[modifier | modifier le code]

  • Hervé de Lorgeril, Six Chefs Chouans, Bellanger, 1963.
  • Hervé de Lorgeril, Deux Généraux vendéens, Bellanger, 1964.
  • Hervé de Lorgeril, Trois Enlèvements politiques, Bellanger, 1965.
  • Hervé de Lorgeril, Le Prisonnier de la Vendée, Joseph Clémenceau, Bellanger, 1968.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, éd. Robert Laffont, 2007
  2. a b et c Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 4, p. 475.
  3. Dom Hyacinthe Morice, preuves, t. II, col. 275-280.
  4. a et b Louis-Pierre d'Hozier, Armorial général de la France, 1764, registre V, seconde partie, p. 712.
  5. vicomte de Marsay, De l'âge des privilèges au temps des vanités, p. 360
  6. La Messelièree, IBID
  7. a et b Henri Frotier de La Messelière, Filiations Bretonnes, tome III, p. 531.
  8. François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse.
  9. Marie Antoine Olivier Amaury de Lorgeril, mort pour la France le . Né le à Argenton (source : Service historique de la Défense, Vincennes[source insuffisante]).
  10. Pol. Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, 1862, tome 2, p. 112.
  11. a et b Mémoires de la Société d'archéologie, littérature, sciences et arts des arrondissements d'Avranches et de Mortain, volume 11, 1893, p. 105.
  12. Annuaire de l'ANF', Aurillac', Albédia, 2017, p. 50.
  13. Olivier Berrezaï, « Reportage sur la réunion de la famille de Lorgeril au château de la Bourbansais », Ouest-France, .

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Le Borgne, Armorial de Bretagne, Rennes, chez Pierre Garnier, 1681
  • Louis Pierre d'Hozier, Armorial général de France, Registre cinquième, Seconde Partie, Pierre Prault, 1765, pp. 711 à 714.
  • Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et Armorial de Bretagne, Tome 2, Rennes, 1890, p. 112.
  • Henri Frotier de La Messelière, Filiations Bretonnes, tome III, Saint-Brieuc, éd. Prudhomme, 1914, pp. 530 à 549.
  • Jean de Lajudie, Généalogie de la famille de Lorgeril en Bretagne, Clamart, 1985.

Articles connexes[modifier | modifier le code]