Famille de Virieu

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Famille de Virieu
Image illustrative de l’article Famille de Virieu
Armes

Blasonnement D'azur à trois vires d'or
Devise Virescit vulnere virtus
Sine fine
Lignées Virieu
Virieu-Beauvoir
Branches Beauvoir
Pupetières
Varassieu
Bizonnes
Ponterays
Pointières
Corbas (ou Torcheselon)
Période XIVe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Drapeau du Dauphiné Dauphiné
Fiefs tenus Chabons, Faverges, La Palud, Montrevel, Pont-de-Beauvoisin, Pupetières, Romagnieu, Virieu
Demeures Château de Pupetières
Château de Virieu
Charges Député du Dauphiné
Président de l'Assemblée constituante
Ambassadeur
Fonctions militaires Brigadier des armées du roi
Maréchal de camp
Récompenses civiles Chevalier de l'Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
Juste parmi les nations

La famille de Virieu est une famille subsistante de la noblesse française, d'extraction chevaleresque, originaire du Viennois, dans le Dauphiné. Elle a formé deux grandes lignées, Virieu et Virieu-Beauvoir, toutes deux subsistantes, dont le point de jonction n'est pas connu, et dont on ignore laquelle est l'ainée[1].

Origine[modifier | modifier le code]

Les Virieu tirent leur nom de la ville du même nom, située dans la vallée de la Bourbre, parfois appelée le petit Grésivaudan[2]. Ils y construisirent une motte castrale dès le XIe siècle, qui est l'un des châteaux les mieux conservés du Dauphiné.

D'après Guy Allard, le premier porteur du nom est un Guiffray qui aurait vécu au XIe siècle[3]. D'Hozier donne toutefois un Silvion, qui serait le fils d'un Vifred de Viriaco, cité en 1040, et père de Guiffray[4]. Ce Guiffray aurait accompagné l'empereur Henri III à Capoue pour combattre les Sarrasins[5].

On trouve les personnages suivants, qui ne sont pas rattachés à la filiation suivie :

  • Humbert de Virieu (vivant en 1275), chanoine de l’église de Vienne vers 1275
  • Aymon de Virieu (vivant en 1325), il participe à la bataille de Varey en 1325
  • Guillaume de Virieu (vivant en 1334), chanoine de l’église de Vienne en 1334

La famille de Beauvoir, originaire du Dauphiné, s'est éteinte dans celle de Virieu en 1477. Le dernier membre de cette famille, François de Beauvoir, a institué Sibuet III de Virieu, époux d'Antoinette de Beauvoir, son héritier universel[6]. Ils sont à l'origine de la lignée de Virieu-Beauvoir.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Virieu servirent les Dauphins du Viennois, les comtes de Savoie, puis les rois de France. Ils donnèrent de nombreux ecclésiastiques et officiers. On les voit participer aux batailles de Varey, de Pavie, Cérisoles, etc., et nombre d'entre eux furent chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et de Saints-Maurice-et-Lazare. Guillaume de Virieu fut maitre d'hôtel du duc de Savoie[7].

Lors des États de 1781, c'est un Virieu qui est élu député du Dauphiné[8], et c'est encore un Virieu qui en 1789 représentera la noblesse du Dauphiné aux États généraux.

Au XIXe siècle, les Virieu offrent à l'abbé Faivre un château en ruines, où il créera « L’œuvre des petites filles du soldat ».

Branches[modifier | modifier le code]

  • Virieu, éteinte dans celle de Varassieu.
  • Virieu-Beauvoir[Note 1]
  • Virieu-Pupetières
  • Virieu-Varassieu
  • Virieu-Bizonnes
  • Virieu-Ponterays
  • Virieu-Pointières
  • Virieu-Corbas (ou Torchevelon)

Personnalités[modifier | modifier le code]

Lignée de Virieu[modifier | modifier le code]

Filiation contemporaine
  • Marie Charles François Geoffroy Xavier de Virieu (1898-1953), colonel de cavalerie, directeur du service historique des Armées, résistant, dont :
    • François-Henri de Virieu (1931-1997), journaliste de télévision, dont :
      • Guillaume de Virieu (né en 1964)
      • Étienne de Virieu (1969-2011)
      • Nicolas de Virieu (né en 1975)
    • Antoine de Virieu (1933- ), général de brigade

Lignée de Virieu-Beauvoir[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Beauvoir, lieutenant des gardes de Charles de Valois, duc d’Angoulême
  • Nicolas de Virieu-Beauvoir (vivant en 1719), brigadier des armées du roi en 1719
  • Nicolas-Alexandre de Virieu-Beauvoir (1733-1811), maréchal de camp, premier gentilhomme d'honneur de Louis XVIII
  • Jean-Loup de Virieu-Beauvoir ( -1802), présenté dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1719[9], commandeur en 1780[9], ambassadeur de Parme en France, mort en 1802

Terres[modifier | modifier le code]

Seigneurs de Chabons, de Faverges, de La Palud, de Montrevel, de Pont de Beauvoisin, de Pupetières, de Virieu.

Des membres de la famille ont été, dans le comté, puis duché de Savoie, châtelains de[7] :

Château de Virieu

Châteaux et demeures[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

  • baron de Faverges, Romagnieu
  • baron de l'Empire (1811) (branche de Virieu-Beauvoir)

Armorial[modifier | modifier le code]

Branche des Virieu[modifier | modifier le code]

Famille de Virieu

D'azur à trois vires d'or

Devise : Virescit vulnere virtus
Sine fine (Sans fin)

Support : deux licornes

Cri : Virieu ![10]

Branches des Virieu-Faverges et des Virieu-Beauvoir[modifier | modifier le code]

Famille des Virieu-Faverges et des Virieu-Beauvoir

Écartelé : aux 1 et 4, d'azur à trois vires d'or (Virieu), aux 2 et 3, contre-écartelé d'or et de gueules (Beauvoir)[11]

Branche des Virieu-Pupetières[modifier | modifier le code]

Famille des Virieu-Favarges et des Virieu-Beauvoir

De gueules à trois vires d'argent[Note 2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À la suite du mariage en 1477 entre Sibuet de Virieu, seigneur de Favarges, et Antoinette de Beauvoir.
  2. Blason utilisé par la ville de Virieu

Références[modifier | modifier le code]

  1. Raoul de Warren, Grand Armorial de France, vol. 6, , p. 486
  2. Félix Crozet, Description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l'Isère, 1870
  3. Guy Allard, Nobiliaire de Dauphiné, 1671, p. 373
  4. Antoine Marie d'Hozier de Sérigny, Armorial général de la France, registre III, 2d partie, 1752
  5. Gustave de Rivoire de La Bâtie, Armorial de Dauphiné contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles et notables de cette province, accompagnées de notices généalogiques complétant les nobiliaires de Chorier et de Guy Allard, Lyon, Imprimerie Louis Perrin (réimpr. 1969 (Allier - Grenoble)) (1re éd. 1867), 821 p.[réf. non conforme]
  6. Courcelles, Dictionnaire universel de la noblesse de France , Tome III, 1821
  7. a et b [PDF] Andrée Duperray, sous la direction de Philippe Paillard, directeur des Archives départementales de la Savoie, Inventaire-Index des comptes de châtellenies et de subsides (conservés aux Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie) Série SA, Montmélian, Archives départementales de la Savoie - Imprimerie Arc-Isère, , 584 p. (lire en ligne), p. 276-288.
  8. Henri Beaune, Jules d'Arbaumont, La noblesse aux états de Bourgogne de 1350 à 1789, 1854
  9. a b c et d Louis de La Roque, Catalogue des chevaliers de Malte, Paris, Alp. Desaide, 1891, col. 261
  10. Joseph de La Porte, Le voyageur français, Tome XXXI, 1790
  11. La Chenaye-Desbois, Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, Tome III, 1757

Articles connexes[modifier | modifier le code]