Emmanuel Fournier

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Emmanuel Fournier
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Emmanuel Fournier en 2014.

Nom de naissance Fournier
Naissance (58 ans)
Albi (France)
Activité principale
Distinctions
Prix Maurice Rapin 2008 et Prix du livre insulaire 2015
Auteur
Langue d’écriture Infinitif, français et dessin
Genres
Essais philosophiques, littéraires et artistiques, poésie
Adjectifs dérivés fournié(e), fourniant(e)

Œuvres principales

  • Croire devoir penser (1992) et L'infinitif des pensées (1999)
  • 36 morceaux et Mer à faire (diptyque, 2005)
  • Creuser la cervelle (2010)
  • Philosophie infinitive (en 4 livres, 2012) : Penser à être, Penser à croire, Penser à penser, Penser à vivre

Emmanuel Fournier est un philosophe et un dessinateur français né le à Albi.

Il est l'inventeur de la méthode infinitive, une façon radicale de réfléchir et de penser qui s'appuie sur une langue dépouillée, toute en verbes à l'infinitif et au participe, sans substantifs[1]. Il l'utilise avec ironie et poésie pour déjouer les préjugés, les fausses certitudes et les dogmatismes inscrits dans les modes d'expression et de pensée, courants ou savants,[2] qui se fondent sur les noms comme si ceux-ci renvoyaient à des objets finis et arrêtés[3]. La méthode infinitive (qui laisse délibérément les verbes et la réflexion « non complétés », « non finis ») et les méthodes développées de front en philosophie et en dessin (transposition-transcription, domino) visent à libérer la pensée de ses entraves et à dégager des possibilités plus ouvertes, plus actives, d'être et de vivre, en se plaçant du côté des traits et des verbes (être, vivre, agir, penser…), et de l'espace qu'ils donnent pour s'engager[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Emmanuel Fournier s’oriente en 1975 vers l'étude de la philosophie (université Paris I, EHESS, traductions) et du dessin (ateliers de la Ville de Paris, académie de la Grande Chaumière, transcriptions). Il suit des formations complémentaires en médecine (faculté de médecine Pitié-Salpêtrière), mais aussi en mathématiques, électronique, informatique et neurosciences (université Paris VI - Pierre et Marie Curie), « afin d'apprendre à interroger diversement ce que sont le corps et l'humain d'une part, les relations de la pensée à la matière et au cerveau d'autre part »[5].

Il écrit et dessine à Paris, à Roscoff et à Ouessant où ont été signés plusieurs de ses ouvrages. Ces travaux sont accompagnés depuis 1996 par les éditions de l’Éclat, les éditions Éric Pesty, les éditions Contrat maint et les PUF. Il fonde en 1989 les éditions Corduriès où sont publiés certains de ses livres en dessin, réédités en 2007.

Parallèlement, il commence à enseigner à l'université Paris VI en 1981, d'abord comme attaché d’enseignement en logique (1981-86), puis en dehors de son champ de travail principal, mais non sans lien : il prend des postes d'assistant (1983-86), de maître de conférences (1986-2009) et de professeur (depuis 2009) en physiologie et en éthique, qu'il enseigne comme des figures de la philosophie, représentantes des implications matérielles et morales de celle-ci. Il est responsable des enseignements d'éthique de l'université depuis 1993[6].

Travaux[modifier | modifier le code]

Emmanuel Fournier a publié des ouvrages dans plusieurs domaines (philosophie, dessin, mais aussi sciences et médecine), où il s'interroge à la fois en philosophe et en artiste sur les conditions formelles et matérielles de la pensée (notamment grammaticales et cérébrales) et sur les moyens de surmonter ces conditions ou de les retourner à notre avantage.  

« Dépouiller pour libérer, s’engager dans la réflexion sans s’encombrer de trop de bagages, en particulier de déterminations qui la limiteraient ou l'enfermeraient ensuite. »

L'attention portée aux matériaux, aux formes et aux langages ainsi qu'aux codes de lecture conduit dans chaque domaine à aller « sur le terrain » expérimenter diverses façons de faire, afin d'explorer du dedans les possibilités de chacune et les ressources ouvertes entre elles. Loin de se soustraire aux sollicitations contraires, il s’agit de se confier à elles, d'en montrer à la fois l'artifice et le pouvoir de transformation, et de les faire jouer les unes contre les autres ou de les réactiver les unes par les autres, pour mieux appréhender les attraits particuliers de chacune, mais aussi se donner de l'air et du champ[7]. L'usage décalé des langages et des styles vise moins à dénoncer telles ou telles façons de faire et de penser qu’à mettre à distance les déterminants des unes ou des autres, et à se placer vis-à-vis de chacune dans un rapport de présence et d'engagement intime, sans distance et sans surplomb[8].  

En philosophie[modifier | modifier le code]

Penser à l'infinitif[1] demande de se passer des noms pour s'en remettre aux verbes et expérimenter un mode de pensée affranchi des assises habituelles, notamment des sujets et des objets, mais aussi des certitudes, croyances, assurances, présupposés ou superstitions qui se fondent sur les substantifs et leurs attributs. Par cet usage réflexif et interrogatif (non impératif), l’infinitif devient un outil de distanciation vis-à-vis des modes de pensée usuels et un instrument d’exploration de modes inconnus. Il opère un travail de déplacement qui amène à envisager d'une façon radicalement différente les manières d'être, de faire place à autrui et de donner sens à vivre[9].

« Commencer par nommer, sans y penser, en parlant et sans s’en apercevoir, sans se méfier, juste pour s’aider à voir, à percevoir, à concevoir, ou même à interroger et douter. Mais aussitôt se laisser entraîner. Et déjà trop dire, préjuger déjà, disposer déjà, admettre déjà. Nommer, et se laisser faire déjà. Déjà supposer, ou plutôt poser, s’abandonner à hypostasier. »

La langue infinitive a été inaugurée en 1992 dans Croire devoir penser et parachevée en 2012 dans les quatre livres rassemblés sous le titre Philosophie infinitive. Elle relève à l'origine d'un emportement contre les préjugés incrustés dans la langue. Le passage par les verbes constitue un approfondissement des critiques philosophiques et littéraires du sujet, notamment des critiques de la grammaire et de la métaphysique inaugurées par Nietzsche et Wittgenstein ou tout autrement par Beckett ou Barthes. On peut y voir aussi une radicalisation des efforts de Heidegger et de Levinas pour accéder à la question d’être (au verbe), efforts embarrassés par l’usage des substantifs qui conduisent invariablement à réduire l'être (le nom) en « étant », en sujet, en substance ou en principe[3]. L’une des caractéristiques principales de la langue infinitive est de former les questions d’une façon qui ne pose pas d’emblée les êtres, les personnes et les choses (qui ne les enferme pas, qui ne les empêche pas d'être) et qui n’installe pas tout de suite la réflexion dans une solution arrêtée. L'entreprise des verbes ne vise pas une réduction ontologique radicale ou une suppression de l'Être, des choses et de leur langage, mais à porter sur eux un regard dégagé des routines de lecture ordinaires et à les remettre en mouvement. Plutôt que d'essayer de saisir dans les noms ce qui est ou ce qu'il faut faire, il s'agit en se plaçant du côté des verbes de laisser venir (ou échapper) ce qui le peut. Au lieu de parler de l’être ou de la vie, les infinitifs être et vivre, directement mis à l’œuvre, appellent à être, à vivre. La langue des verbes sollicite ainsi une pensée en acte : le jugement n'est pas suspendu dans une sorte d'épochè, mais engagé à se mettre sans cesse en action, dans une vigilance constante[4].

« Sembler ne pas pouvoir douter d’être, ne pas nécessiter d’y penser. Pourtant se croire appelé à être, se sentir tenu à y veiller, ou bien s’y laisser appeler. (...) N’étant peut-être rien encore. N’y ayant peut-être rien eu. N’y ayant jamais rien peut-être. N’y ayant jamais rien à être ? »

Le remaniement infinitif conduit à repenser les principales questions de nos vies en laissant une place à l’incertitude, à l’indétermination (au non-défini) ou à l’inachèvement (au non-fini), mais aussi à l'illimité (à l'in-fini)[2]. Cette exploration (qui se refuse au confort des savoirs arrêtés et où il reste toujours à faire, à chercher, à essayer) se revendique du désir incorrigible de la philosophie de déchiffrer, de questionner, de résister aux réponses toutes faites, d'expérimenter les possibilités de s'échapper, de se dépasser ou de se déplacer[10]. La vita infinitiva avance donc vers une terra incognita plutôt que sur une tabula rasa.

« Pour avoir voulu s'épanouir, n'avoir pas voulu se limiter. Pour avoir refusé d’obéir, n’avoir pas voulu s’endoctriner. Vouloir vivre, mais pas pour brider. (...) Penser pour trouver jusqu'où aimer. Pourquoi penser devoir s'arrêter ? »

La méthode infinitive est aussi une invitation (« Agir, et non se payer de mots. Se confronter à, plutôt que parler de. »), une pudeur (« Comment dire quand on ne veut pas dire et qu'il faut quand même dire ? »), une peur (« Ne rien être et ne rien atteindre (qui se nomme). ») et un respect extrême portés aux mots, tout particulièrement aux noms.

« Et d’abord comment se passer de nommer ? Car devoir tout de même témoigner ! Être ! Voir être ! Devoir le marquer ! »

Le livre La Comédie des noms, écrit tout en noms, sans verbes, constitue une mise en abîme du projet infinitif, ou plutôt une mise en tension permettant aux verbes de se comprendre du dehors, par les noms, et réciproquement, dans un écart où les uns et les autres dialoguent, s'éclairent mutuellement, par contraste, et s'enrichissent ensemble, fût-ce dans leur absence.

« Craindre de se replier et de s'enfermer sans s'en apercevoir, seulement en parlant. »

Les investigations menées à l'infinitif alternent dans la bibliographie avec des études « en français » qui tablent sur les jeux des langues les unes contre les autres pour explorer et aviver dans chacune les ressources de l'autre : études critiques sur l'infinitif (L'infinitif des pensées, L'infinitif complément, Se confier à l'île), transpositions (L’infinitif des pensées, Les verbes de la désolation et de la consolation), transcriptions à l'infinitif de pages de journal (Mer à faire) ou de textes de Descartes, Nietzsche, Wittgenstein, Heidegger, Beckett, Celan.

« Être sans l’avoir su. En s’entre-regardant. En regardant et en se laissant regarder. Sans avoir eu alors à se demander d’être. Ni même songé à réclamer être encore. S’estompant, s’effaçant, là où avoir été. Regardant s’unir et ne plus se séparer. (Transcription de Paul Celan) »

Ces recherches s'étendent du côté de la musique par un travail sur la métrique des propositions infinitives et d'autre part sur la voix susceptible de leur donner chair.

En dessin[modifier | modifier le code]

La même chose n°15, 1993, éd. Corduriès, 2007

L'utilisation du dessin au trait comme moyen d'interrogation obéit à des préoccupations semblables : alléger le langage de nos questionnements, dépouiller nos manières, ouvrir des écarts et des entre-deux qui poussent à réenvisager ce qui semble aller de soi, mettre en mouvement ce qui paraît défini, libérer des possibilités d’interrogation, rendre à chacun cette liberté. Ces travaux sur le langage du dessin ont donné lieu à des expositions et à une série de livres écrits en dessin (Sur la lecture, La même chose, 36 morceaux...)[11] qui utilisent la variété des manières de dire pour interroger, avec retenue, ce qui est (« Questionner le qui, le quoi et le pourquoi à travers le comment. »)[12].

Catalogue de mers, exposition CIPM, Marseille, juin 2007 et éd. Corduriès, 2007

La méthode de transcription, développée à partir de 1986, est parue dans Sur la lecture en 1989. Elle consiste à mettre en regard des dessins des mêmes choses pour explorer conjointement ces « choses » (leur « être » ?) et les manières de les approcher ou de les fabriquer. Chacune se découvre par l’autre dans la confrontation maintenue avec cette autre. L'exploration ne se fait pas ici en éludant le sujet mais en le surjouant ou, du moins, en le jouant, en le répétant (pour interroger le sujet dessiné) et en en variant le style (pour interroger le sujet dessinant). Les transcriptions pour plusieurs instruments (plume, crayon, compas, pinceau...) posent la question des rapports d'une œuvre à son « être » (sa partition ?) et à ses interprétations (Mer à faire). Elles rapprochent le travail du « dessineur » de celui du musicien[13].

Ce faisant, les dessins placent la pensée dans une entreprise de déchiffrage actif où elle peut en même temps œuvrer et se voir œuvrer[14]. Dans cette perspective, dessiner au trait (notamment à la plume et à l'encre de Chine sur papier), c'est se confier à des éléments simples (les traits, les matières, les formes, les rythmes) ne pouvant porter l'illusion que tout est déjà donné, et demandant, par leur nature non déterminée, non encore chargée de signification, d'y mettre de soi, d'être là, de s'impliquer, tant dans la lecture que dans l'écriture. Le principe d'entrer dans les procédés de fabrication avec peu de moyens et de se mettre à distance des styles, des déterminations et des représentations vise une réappropriation du monde et de la vie (ou plutôt d'être et de vivre) en se plaçant à leur égard dans un rapport d’ouverture et d’implication.

Sur la place du cerveau[modifier | modifier le code]

Se voir voir, 1990, In Creuser la cervelle, 2012

Les travaux sur le langage neuroscientifique et sur le rôle que nous faisons jouer au cerveau constituent une critique de notre propension actuelle à nous « encerveler » et à penser nos vies en termes cérébraux[15]. Leur souci est de ne pas laisser « l'organe de la pensée » penser à notre place (de même que la langue infinitive vise à ne pas laisser les mots parler à notre place). Ils s’interrogent avec une douce ironie sur la fragilité des fondements et des repères que nous cherchons dans les replis du cerveau[16].

Ils montrent que nous nous servons du cerveau ou de son mythe comme d'un double de nous-mêmes, un prête-nom, à la fois excuse, alibi et tremplin de nos pensées (Creuser la cervelle). Non seulement ce double ne dispense pas de penser, mais il incite à explorer, à côté des libertés à gagner grâce à « l’idée de cerveau », les libertés ou les distances à prendre avec elle. La critique du cerveau rejoint celle de l'être et développe du côté des conditions physiologiques de la pensée le travail d'allègement entrepris du côté de la langue et de nos moyens d'expression[17].

Prolongements en médecine et en sciences[modifier | modifier le code]

Greffe de visage Duchenne-Vinci, E Fournier, collage d'images, 2009, In La fabrique du visage, 2010

La pensée de l'indéterminé et de l'inachevé et les interrogations sur la transcription se sont poursuivies par des travaux sur les questions d'identité posées par les greffes (médicales, végétales ou littéraires : « Qui sommes-nous ? Quelle sorte d'identité ont les êtres et les choses pour accepter de se greffer ? ») et d'autre part sur les questions de dénomination dans les situations de fin de vie[18]. La confrontation de paroles de malades mourants à celles de médecins de soins palliatifs (Les mots des derniers soins) a conduit à proposer la notion de « médecine de l'incurable » afin de repenser la mission de la médecine à l'égard des maladies chroniques, inguérissables ou inachevables[19].

D'un autre côté, les travaux sur les relations de la technique à ce qu’elle révèle ont été prolongés par des recherches sur les méthodes d'étude électrophysiologique du système nerveux, notamment d'examen électromyographique, dans le dessein de leur donner des fondements, de les conceptualiser, mais aussi d’en mettre les principes à l'épreuve et d’en améliorer les conditions de réalisation pratique : Comment mettre en forme des signes « artificiels » qui fassent voir et comprendre la réalité ? Comment rendre une technique à la fois plus parlante et plus légère, plus indolore ? Comment l'adapter à un patient particulier ? Comment en faire une occasion de dialogue avec celui-ci ? Ces recherches ont conduit à la description de méthodes nouvelles. Moment d'échange et de soin, l'électromyographie représente pour Emmanuel Fournier une occasion de redéfinir la place de la technique et de mettre en forme et en question un champ de savoir livré aux querelles d'écoles et aux recettes empiriques[20]. Il a écrit dans ce domaine des livres plusieurs fois réédités, qui effectuent un travail à la fois de rationalisation et de simplification des pratiques.

Sur l'espace et la bibliographie[modifier | modifier le code]

Les expérimentations conduites à travers les différents livres se retrouvent dans la forme de l'œuvre elle-même, à la recherche de marges de manœuvre dans les entre-deux, les dédoublements, les déplacements et les rapprochements. Elles explorent une nouvelle méthode d'appréhension de l'espace, proposée en 1990 (Diptyc'Domino, L'Espace Domino ou Comment représenter n dimensions en deux dimensions), cherchant à éviter une vision unifiante et à inscrire les objets dans une liberté d'évoluer. Fragments à assembler, les ouvrages successifs s'associent en dominos (livres en diptyques, en deux volumes, en deux langues ou à deux voix, qui se confrontent) et les dominos se répondent ou s'opposent dans une bibliographie mobile qui se compose et se recompose en cherchant des espaces de circulation et en interrogeant la question de son inachèvement[21].

Complémentaire des méthodes infinitive et de transposition-transcription, la méthode domino est aussi une manière d'appréhender la vie (sortir d'une position exclusive, y intégrer d'autres positions possibles en faisant travailler les tensions entre elles, sans chercher à les résorber ou à les estomper). On peut trouver des prolongements de ces méthodes dans la biographie ou s'en servir de mode de compréhension et de déploiement des diverses ressources personnelles et sociales de chacun.

« Accueillir par des dédoublements et des appariements les accidents qui nous surprennent et les élans qui nous traversent; s'en saisir, les varier, les distribuer, les opposer, leur donner des sens pluriels et non arrêtés, les rendre actifs, vivants, féconds. »

Exposition Diptyc'Domino, chez Françoise Acat, Paris, juin 1990

La mer, infinie, indéterminée, « toujours au travail, à dessiner des vagues » (36 morceaux, Catalogue de mers, Mer à faire), et l'île, apparemment déterminée, « incertaine au fond, ouverte à tous vents et plurielle » (Carnets d'Ouessant, Se confier à l'île), accompagnent ces recherches. Elles constituent des portes d'entrée dans l'œuvre[22].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres de philosophie et de dessin[modifier | modifier le code]

  • Introduction à la logique, Université Paris VI, 1981
  • Journal de la Grande Chaumière, en 4 livres, 1986-1988

Questions de traits, Où et d’où ? Qui, que, quoi ? Pourquoi, comment ? :

  • Dessins d'identité, Éditions Corduriès, 1992
  • La même chose, Éditions Corduriès, 1re éd. 1993, 2e éd. 2007

Vita infinitiva I :

Espace et mer :

  • 36 morceaux (Livre I, 1995), Éditions Éric Pesty, 2005
  • Mer à faire (Livre II, 2004), Éditions Éric Pesty, 2005

S'encerveler S'écerveler :

Philosophie infinitive (ou Vita infinitiva II) en 4 livres :

  • Penser à être, 2012, Éditions de l'Éclat, 2014
  • Penser à croire, (ou Vouloir croire) 2012, Éditions de l'Éclat, 2014
  • Penser à penser, 2013, Éditions de l'Éclat, 2014
  • Penser à vivre, (ou Vouloir vivre) 2013, Éditions de l'Éclat, 2014

Vita infinitiva II suite :

Œuvres à deux[modifier | modifier le code]

  • Parler d’aimer, chants d'Ouessant, 2004, Interprétation Marianne Arzel et sa chorale, CD Gallois2/1, 2005
  • Les mots des derniers soins (Livre à deux voix avec Jean-Christophe Mino), Éditions Les Belles Lettres, 2008, Prix d'Éthique médicale Maurice Rapin
  • Se confier à l'île (Livre à deux voix avec Françoise Péron), Éditions Locus Solus, 2015, Prix du livre insulaire
  • Lettre/Lettre (avec Pierre Rieucau), Éditions Contrat maint, 2016
  • Le Double (Livre I, 1981, avec Pierre Rieucau, sous le pseudonyme commun Pierre Ajonc), Éditions Contrat maint, 2008
  • Double deux (Livre II, avec Pierre Rieucau, sous le pseudonyme commun Pierre Ajonc), Éditions Contrat maint, 2016

Livres de médecine et de sciences et techniques[modifier | modifier le code]

Textes introductifs :

  • Introduction à l'étude du corps, Université Pierre et Marie Curie, 1995
  • Introduction à l'éthique médicale, Université Pierre et Marie Curie, 2015

Électromyographie : 1re et 2e éd. en deux livres Examen électromyographique et Atlas d’électromyographie (Éditions E.M.Inter-Lavoisier), 3e éd. en 4 livres :

  • L’électromyographie sans douleur, 1998, 2008, Éditions Lavoisier, 2014
  • Sémiologie électromyographique élémentaire, 1998, 2008, Éditions Lavoisier, 2013
  • Atlas d’électromyographie, 2000, Éditions Lavoisier, 2013
  • Syndromes électromyographiques, 1998, 2008, Éditions Lavoisier, 2013

Directions d'ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

Contributions à des ouvrages, Préfaces[modifier | modifier le code]

Comptes rendus d'exposition en dessin :

  • Picasso et les choses ou Le trait et l’objet, In : Saxifrage vol. 1, 1992
  • Yves Klein, Monet, Fragonard ou Le trait et le regard, In : Saxifrage vol. 2, 1993
  • Copier Créer. De Turner à Picasso ou Le trait et l'expression, In : Saxifrage vol. 3, 1993
  • De Cézanne à Matisse ou Le trait et la forme, In : Saxifrage vol. 3, 1994
  • Mondrian, Sol LeWitt, Rembrandt ou Le trait et la lumière, In : Saxifrage vol. 4,1994
  • Nicolas Poussin ou Le trait et la couleur, In : Saxifrage vol. 5, 1995

Études sur l'infinitif :

  • Chercher-la-vérité, en un seul verbe. In : Poésie & Philosophie, Éditions du cipM et Éditions Farrago, 2000
  • L’infinitif complément. In : Mélanges pour Jacques Roubaud, Éditions Langues’O (INALCO), 2001

Études sur le cerveau :

Greffer, transposer :

Préfaces :

Dessiner, écrire, agir :

  • Fatiguer. In : Dictionnaire de la fatigue (dir. Ph. Zawieja), Éditions Droz, 2016
  • Nietzsche ou Savoir se garder de compatir. In : Le soin. Approches contemporaines (dir. C. Lefève, J.-C.Mino, N. Zaccaï-Reyners), PUF, 2016

Expositions[modifier | modifier le code]

Exposition La même chose, Salon Découvertes, Paris, mars 1994
  • Diptyc’Domino, chez Françoise Acat, Paris, 1990
  • La charogne, FIAC, Paris, 1993
  • La même chose, salon Découvertes, Paris, 1994
  • Le dessineur luttant contre le dragon, FIAC, Paris, 1994
  • 36 morceaux (transcriptions pour trois instruments), Galerie Pierre Colt, Nice, 1995
  • Catalogue de mers, cipM (Centre international de poésie Marseille), Marseille, 2007

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Robert Maggiori, « Penser, à l’infinitif », Libération,‎ (lire en ligne).
  2. a et b Anne Malaprade, « La poésie jusqu’à l’infini », Action poétique, no 197,‎ , p. 95-96.
  3. a et b Dominique Janicaud, « L’infinitif des pensées », Philosophie, no 69,‎ .
  4. a et b Anne Malaprade, « Philosophie infinitive d'Emmanuel Fournier », Sitaudis,‎ (lire en ligne).
  5. Presses Universitaires de France, « Emmanuel Fournier », sur puf.com.
  6. Université Paris VI, « Département d'éthique », sur upmc.fr.
  7. Alain Veinstein, « Philosophie infinitive », sur franceculture.fr, .
  8. Anne Malaprade, « Se confier à l'île d'Emmanuel Fournier », sur Sitaudis, .
  9. Dominique Dussidour, « L’infinitif complément d’Emmanuel Fournier », sur remue.net.
  10. Emmanuel Fournier, « Philosophie infinitive, Mode d'emploi », sur eclat.net.
  11. Harry Bellet, « De merveilleux moutons », Le Monde,‎ .
  12. Dominique Dussidour, « Dénuer Dessiner Désirer. Un diptyque d’Emmanuel Fournier », sur remue.net.
  13. Ixchel Delaporte, « Une mer phrasée », L’Humanité,‎ (lire en ligne).
  14. Philippe Coubetergues, « Au moindre trait », Le Cahier du Refuge, no 157,‎ , p. 11 (lire en ligne).
  15. Cairn.info, « Encerveler », sur cairn.info.
  16. Jean-Paul Thomas, « Que faire d’un cerveau ? », Le Monde, suppl. Le Monde des livres,‎ .
  17. Patrick Dupouey, « L'objet cerveau sous toutes les coutures », L’Humanité,‎ .
  18. Dany Stive, « Un portrait d’homme mourant, réflexion sur la médecine palliative », L'Humanité,‎ .
  19. François Delaporte, « Soins palliatifs : un concept philosophique », La Revue du praticien, no 58,‎ .
  20. Knoops P., « Emmanuel Fournier, Examen électromyographique », Neurophysiol. Clin., no 29,‎ , p. 292-293.
  21. Éric Pesty, « Le philosophe et le dessineur », Le Cahier du Refuge, no 157,‎ , p. 15-17 (lire en ligne).
  22. François Delaporte, « L’île, une tâche d’incertitude », L'Humanité,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]