Delphine Boël

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Boël.
Delphine Boël
Description de cette image, également commentée ci-après

Delphine Boël en 2008

Nom de naissance Delphine Michèle Anne Marie Boël
Naissance
Drapeau de la Belgique Uccle (Belgique)
Famille

Delphine Michèle Anne Marie Boël, née à Uccle le 22 février 1968, est une artiste belge spécialisée dans les sculptures en papier mâché. En 1999, la presse nationale belge la présenta comme la fille du roi Albert II, fruit d'une relation extra-conjugale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Armes des Boël.

Delphine Boël porte le nom de son père légal Jacques Pol Pascal Marie Ghislain Boël, écuyer, administrateur de sociétés, né en 1929, membre d'une famille d'industriels anoblis et époux de la mère de Delphine et maîtresse prétendue du prince de Liège et futur roi Albert II pendant plusieurs années, la baronne Sybille de Sélys Longchamps.

« L'Affaire Delphine » commence le , lors de la publication d'une biographie de la reine Paola. Rédigée par Mario Danneels, un jeune journaliste flamand alors âgé de 18 ans, cette biographie, intitulée Paola, van la dolce vita tot koningin[1] fait mention d'une relation extra-conjugale entretenue par Albert, alors que son couple était en crise, dans les années soixante. De cette relation illégitime, une fille serait née. À l'annonce de la nouvelle, Paola aurait à l'époque demandé le divorce, mais la raison d'État fut la plus forte. Le couple s'est ensuite réconcilié à l'aube des années 80 et paraît depuis lors très soudé et très uni face aux médias: la reine Paola a soutenu publiquement son époux.

Il n'en fallut pas plus pour déclencher une vaste campagne médiatique. Le Palais Royal refusa d'abord de réagir à ce qu'il considérait comme des calomnies. Finalement, le roi reconnut des problèmes conjugaux lors de son traditionnel discours de Noël, le , disant: «La Reine et moi, nous nous sommes remémorés des périodes très heureuses, mais aussi la crise que notre couple a traversée il y a plus de 30 ans.»[2]

Depuis 1999, Boël a retrouvé son anonymat et n'est jamais apparue publiquement avec son père biologique supposé. Elle poursuit sa carrière artistique. En Belgique, elle a exposé ses œuvres à Ixelles en 2001, Coxyde en 2004 et à Lathem St. Martin en 2008. En 2003, elle a participé à la prestigieuse Biennale de Venise en Italie. Au printemps 2008, elle publie une autobiographie intitulée Couper le cordon, dans lequel elle revient sur les épisodes de sa vie qui l'ont marquée et sur la façon dont elle les a passés, - d'où le titre. En octobre 2008, le prince Laurent et la princesse Claire sont les premiers membres de la famille royale à s'être montrés aux côtés de Delphine Boël à la fin d'un défilé de mode.

Sur le plan privé, Boël vit depuis 2003 avec Jim O'Hare, un Américain d'origine irlandaise qui travaille dans le secteur de la construction. Ils sont les parents de Joséphine, née le 17 octobre 2003 à la Clinique Edith Cavell de Uccle. Le 28 avril 2008 est né Oscar, leur deuxième enfant.

En juin 2013, Boël entend obtenir la reconnaissance officielle de sa filiation et saisit la justice pour obtenir un test ADN[3],[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • www.delphineboel.com Site officiel
  • Articles sur Delphine Boël sur le site RTBF.be Info [1]
  • " Delphine Boël fille cachée du roi Albert: ADN, discrimination, dernier round...", sur le Site PurePeople du 8 octobre 2014 [2]
  • " Le gouvernement choisit le camp du roi Albert face à Delphine Boël", La Libre.be, 24 avril 2015 [3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Trad. française: Mario Danneels, Paola, de la dolce vita à la couronne, Pire Luc éd., 2002 (ISBN 978-2930240824)
  2. Texte disponible au site officiel
  3. En Belgique, la fille adultérine d'Albert II exige une reconnaissance officielle, Le Monde, 17 juin 2013.
  4. Une fille d'Albert II veut être reconnue, Le Figaro, 17 juin 2013.