Alain Berenboom

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Alain Berenboom
Naissance (74 ans)
Schaerbeek, Drapeau de la Belgique Belgique
Activité principale
Écrivain,avocat, professeur et chroniqueur
Distinctions
Prix Victor-Rossel 2013; prix SCAM
Auteur
Langue d’écriture française

Alain Berenboom, né le à Schaerbeek, est un avocat et écrivain belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille juive[1],[2], Alain Berenboom est le fils d'une mère originaire de Vilnius et d'un père polonais pharmacien, comme il en fait le récit dans Mr Optimiste (Ed. Genèse). Il entre en 1959 à l'Athénée Fernand Blum où il devient passionné de cinéma grâce à son professeur de néerlandais, André Delvaux. En 1965, il entre à la Faculté de droit de l'Université libre de Bruxelles. En 1969, il est admis au Barreau de Bruxelles.

Parmi les causes dont il a assuré la défense, en 1976, jeune avocat, il se bat contre l'interdiction du film l'Empire des sens saisi et poursuivi par le parquet de Bruxelles. Il est aussi connu comme l'avocat du roi Albert II, notamment dans la procédure en reconnaissance de paternité intentée contre lui par Delphine Boël. En 1984, il écrit le premier traité belge sur les droits d'auteur et devient professeur à l'Université libre de Bruxelles. La même année, il devient professeur de droit d'auteur à L'Université libre de Bruxelles. En 1990, il publie son premier roman, la Position du missionnaire roux. En 1994, il participe à l'écriture de la loi sur les droits d'auteur en tant qu'expert auprès du Parlement. Il publie le traité sur le droit d'auteur belge : Le Nouveau droit d'auteur et les droits voisins (éditions Larcier, 4e édition, 2008). Il écrit aussi quelques années plus tard la loi luxembourgeoise sur les droits d'auteur.

En 2000, à l'occasion de la nomination de Bruxelles comme capitale européenne de la culture, il fait créer une pièce de théâtre sur l'état de la justice belge dans le Palais de justice de Bruxelles sous forme d'une farce sarcastique (mise en scène de Christine Delmotte) : L'Auberge espagnole (paru aux éditions Le Grand Miroir). Quatre ans plus tard, il organise à l'occasion de l'anniversaire du roi des Belges, Albert II (qui fête ses 70 ans) et de celui de Tintin (qui fête ses 75 ans) un recueil qui groupe des aventures de Tintin écrites pour l'occasion par des écrivains belges de langues française et néerlandaise, sous le titre de Drôle de Plumes (paru aux éditions Moulinsart). Il est par ailleurs avocat des titulaires des droits de Tintin et a défendu le roi des Belges dans un procès contre les éditions Flammarion.

Il assure une chronique hebdomadaire dans le quotidien Le Soir[Quand ?].

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 2004, il devient Commandeur de l'Ordre de Léopold. En , l'œuvre d'Alain Berenboom a été récompensée par le prix F. Denayer décerné par l'Académie de langue et de littérature française de Belgique. Le roman Périls en ce Royaume a obtenu en le grand prix des écrivains francophones délivré par l'ADELF à Paris. En , son roman Le Roi du Congo (paru en 2009) reçoit le prix du roman de l'Académie royale de Belgique (le prix Bernheim). Le prix Victor-Rossel, lui est attribué en 2013 pour son récit Monsieur Optimiste dans lequel Alain Berenboom raconte son histoire et celle de ses parents, pour cerner son identité belge et juive[3]. En 2015, l'ensemble de son œuvre est récompensé par le prix littéraire de la SCAM (la société des auteurs littéraires).

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

  • La Position du Missionnaire roux (éditions Le Cri, 1990, éditions Labor-Espace Nord et J'ai Lu, 2000)[4]
  • La Table de riz (éditions le Cri) (traduit en serbe)
  • Le Pique-Nique des Hollandaises (éditions Le cri, réédité en poche en 2010 dans la collection Espace Nord avec postface de Michel Paquot) (traduit en néerlandais)
  • La Jérusalem captive (éd. Verticales)
  • Le Lion noir (Flammarion, en poche chez Labor)
  • Le Goût amer de l'Amérique (éditions B. Pascuito, 2006)
  • Le Maître du Savon (éditions Le Cri, ), Traduit en espagnol (Argentine).
  • Messie malgré tout! (éditions Genèse, 2011).
  • Monsieur Optimiste (éditions Genèse, 2013) [5]. Traduit en néerlandais et en allemand.
  • La Fille du super-8 (éditions Genèse, 2016).
  • Hong Kong Blues (éditions Genèse, 2017).
  • Le Rêve de Harry (éditions Genèse), 2020.

Série Michel Van Loo[modifier | modifier le code]

  1. Périls en ce Royaume, éditions B. Pascuito, Paris, 2008, réédité légèrement remanié aux éditions Genèse en 2012. Traduit en roumain.
  2. Le Roi du Congo (éditions Bernard Pascuito, réédité remaniée chez Genèse Editions en 2012).
  3. La Recette du Pigeon à l'italienne (éditions Genèse, 2012). Traduit en roumain.
  4. La Fortune Gutmeyer, éditions Genèse, 2015. Traduit en roumain et en tchèque.
  5. L'Espion perd la boule (éditions Genèse, 2018).
  6. Michel Van Loo disparaît (éditions Genèse), 2021.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guy Duplat, 4 décembre 2013, « Alain Berenboom, justement récompensé », sur La Libre (consulté le 1er août 2020)
  2. Jean-Claude Vantroyen, 7 juillet 2016, « Alain Berenboom, noir-jaune-rouge né d'une glaise polono-russo-juive », sur Le Soir (consulté le 1er août 2020)
  3. Géraldine Kamps, 4 décembre 2013, « Alain Berenboom : « C'est très rassurant, surtout pour un angoissé comme moi ! » », sur Centre communautaire laïc juif (consulté le 1er août 2020)
  4. G. Meurant, « Postface », Numerical Algorithms,‎ (ISSN 1017-1398 et 1572-9265, DOI 10.1007/s11075-018-0582-3, lire en ligne, consulté le 24 décembre 2018)
  5. Ce récit a été adapté au théâtre des Martyrs à Bruxelles par C. Delmotte en 2015

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jeannine Paque, « Alain Berenboom ou les droits d'un auteur », Le Carnet et les Instants, no 152,‎ , p. 17.

Liens externes[modifier | modifier le code]