Printemps noir (Cuba)

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Le Printemps noir est une répression politique de 2003 par les autorités cubaines sur ses dissidents. Ils sont essentiellement accusés d'être au service des États Unis et avoir reçu de l'argent de celui-ci.

Après la mort du prisonnier Orlando Zapata en 2010, à la suite d’une grève de la faim de 85 jours, les négociations entre l'Église cubaine et le régime communiste conduisent à la libération des derniers membres du groupe des 75 en 2012.


Présentation[modifier | modifier le code]

Le gouvernement cubain a emprisonné 75 dissidents, dont 29 journalistes, des bibliothécaires, des militants des droits de l'homme et des militants de la démocratie. Il les a accusé d'avoir été des agents des États-Unis en acceptant l'aide du gouvernement américain.

Malgré le fait qu'Amnesty International ait établi que les 75 Cubains étaient des prisonniers politiques, Cuba considéra que « les 75 personnes arrêtées, jugées et condamnées en mars, avril 2003 devaient être emprisonnées car elles étaient directement à la solde du gouvernement américain. Elles n'ont pas été arrêtées pour leurs idées, mais pour avoir reçu des fonds du gouvernement américain et pour avoir collaboré avec des diplomates américains. » Au même moment trois jeunes Cubains sont exécutés pour avoir tenté de rejoindre les États Unis en détournant un bateau de passagers dans le port de La Havane[1].

La répression contre les militants a commencé le 18 mars et a duré deux jours, en coordination avec l'invasion américaine de l'Irak pour la discrétion.

Répondant à des violations des droits de l'homme, l'Union européenne a imposé des sanctions sur le régime de Fidel Castro en 2003, qui ont été levées en janvier 2008. L'Union européenne a déclaré que les arrestations « constituai(en)t une violation des droits les plus élémentaires de l'homme, en particulier en matière de liberté d'expression et d'association politique ».

En 2010, Reporters sans frontières mentionne que sur les 27 journalistes cubains arrêtés en mars 2003, lors du printemps noir cubain, il restait 19 journalistes emprisonnés lors de l'arrivée au pouvoir de Raúl Castro en 2008 et enfin 6 journalistes incarcérés en septembre 2010 (auxquels il faut rajouter 4 journalistes emprisonnés après 2003). RSF s'est félicité de ces libérations, même si ces journalistes sont dans l'obligation de quitter Cuba[2].

Finalement, tous les dissidents ont été libérés, dont la plupart se sont exilés en Espagne à partir de 2010. Amnesty international indique que les 15 prisonniers d’opinion qui ont décidé de rester à Cuba plutôt que se réfugier en Espagne, purgent le reste de leur peine hors de prison. « À la connaissance d’Amnesty International, aucun d’eux n’est autorisé à quitter le territoire »[3].

Personnalités concernées[modifier | modifier le code]

Le 18 mars 2003, le régime cubain arrête 75 dissidents. L'ONG Amnesty international a publié la liste des 75 prisonniers avec la durée de leur condamnation[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]