Conservatoire à rayonnement régional de Reims

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Conservatoire à rayonnement régional de Reims
Image illustrative de l’article Conservatoire à rayonnement régional de Reims
Conservatoire à rayonnement régional de Reims
Généralités
Création 1912
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 49° 15′ 01″ nord, 4° 02′ 09″ est
Adresse 20, Rue Gambetta
51100 Reims
Site internet http://www.crr-reims.fr
Cadre éducatif
Réseau Conservatoire de musique, danse et art dramatique en France
Type Établissement public d'enseignement artistique spécialisé
Pouvoir organisateur Ville de Reims, département de la Marne, région Champagne-Ardenne, État
Directeur Agnès Herve-Lebon
Population scolaire 1 400 (2011-2012)
Enseignants 90 professeurs et assistants spécialisés d'enseignement artistique (2011-2012)
Niveau Conservatoire à rayonnement régional
Formation Musique, danse, art dramatique (détails)
Options 1er, 2e et 3e cycle pratique amateur, 3e cycle spécialisé (DEM)

Le Conservatoire à rayonnement régional est un établissement d'enseignement artistique agréé et contrôlé par l'État (direction générale de la Création artistique du ministère de la Culture et de la Communication), représenté par la direction régionale des Affaires culturelles (DRAC). Il propose[1] trois domaines artistiques des arts de la scène : la musique, la danse et le théâtre. Il est situé à Reims (Marne, France). Il est desservi par les lignes de bus 2, 4, 5, 6, 9, 16, 40 et comporte un parking souterrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'école de musique de Reims a été créée le . Son inauguration officielle, le , eut lieu en présence de Raymond Poincaré, alors président de la République française[1]. Après la Grande guerre, il occupait une partie des locaux de l'immeuble de la Mutualité, cours Langlet, de 1927 à 1934[2]. Par la suite, il a longtemps occupé les locaux de l'ancienne banque Chapuis, rue Carnot. Ce bâtiment, réalisé entre 1922 et 1924, est l'œuvre de l'architecte Émile Dufay-Lamy. Les sculptures sont de Louis-Aimé Lejeune, les verreries de Jacques Simon et le jardin suspendu d'Édouard Redont. Le nouveau bâtiment est l'oeuvre des architectes Jean-Loup Roubert, Henri Dumont et Jacques Bléhaut, en 1994. Le Conservatoire se situe à l’emplacement de la congrégation des religieuses du Bon Pasteur, communauté démantelée fin XIXe et dont le monastère a été transformé alors en filature. Sa forme s’inspire des courbes des ouïes et des éclisses d’un violon[3].

Directeurs successifs[modifier | modifier le code]

  • 1912 à 1913, Ernest Lefèvre-Dérodé (1853-1913), compositeur.
  • 1913 à 1947, Jules Hansen (1876-1947), compositeur et pédagogue.
  • 1947 à 1951, Félicien Forêt (1890-1978), compositeur.
  • 1951 à 1980, Jacques Murgier (1912-1986), violoniste, chef d'orchestre et compositeur.
  • 1981 à 1982, Jacques Larguèze (1938-2015), pianiste.
  • 1982 à 2001, René Rainouard, (1932-2020), tromboniste.
  • 2001 à 2008, Marie-Pierre Mantz, pianiste et chambriste.
  • 2008 à 2012, Vincent Dubois (1980- ), organiste et improvisateur.
  • 2012 à 2015, Gilles Herbillon (1962- ), trompettiste, compositeur et chef d'orchestre.
  • À partir de 2018, Agnès Hervé-Lebon( , claveciniste.

Le CRR aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Le conservatoire et ses 90 enseignants accueillent 1 400 élèves[1].

Diplômes délivrés[modifier | modifier le code]

Le conservatoire décerne un certificat d'études musicales chorégraphiques et théâtrales, qui clôt une formation initiale amateur, ainsi que les diplômes d’études chorégraphiques, musicales et théâtrales[1], pour l'orientation professionnelle.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dans le domaine musical, le conservatoire délivre un enseignement concernant les cordes (violon, alto, violoncelle, contrebasse), les bois (flûtes, hautbois, basson, saxophone, clarinette), les cuivres (cor, trompette, trombone, tuba), ainsi que les instruments polyphoniques (piano, guitare, harpe, orgue, percussions). Des classes de chant, d’écriture et de composition musicales et électroacoustique, un département de musique ancienne et un département de jazz et improvisation sont également organisés[1].

Les danses classique, contemporaine et jazz font partie de l’offre chorégraphique du conservatoire, ainsi qu’un cursus de théâtre et une formation à l'expression scénique[1].

Partenariats[modifier | modifier le code]

Le conservatoire, en partenariat avec l’Éducation nationale, s’inscrit dans un cycle de classes à horaires aménagés, au sein des écoles primaires Jard et Danube (pour la musique), et des collèges Université et Saint-Rémi (pour la musique et la danse)[pas clair]. En ce qui concerne le lycée, celui de Jean-Jaurès propose des classes TMD (baccalauréat technologique de musique ou de danse) en lien avec le conservatoire [1],[4].

Equipements[modifier | modifier le code]

Le bâtiment du conservatoire à rayonnement régional de Reims dispose de : • 4 auditoriums : 400, 100, 50 et 50 places (acoustique excellente - régie numérique dans les deux Auditoriums), • 5 salles de grande dimension et d'activités multiples (cours publics, auditions, etc..), • 3 studios de danse, • 1 médiathèque contenant plus de 22000 documents répartis en diverses collections (partitions, livres, enregistrements, revues spécialisées...)[5].

Liste de professeurs et anciens professeurs[modifier | modifier le code]

Liste des anciens élèves du conservatoire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Le site du CRR de Reims
  2. Olivier Rigaud & Marc Berida, Reims reconstruction 1920-1930, Ville de Reims, 1988, p396
  3. https://visit.reims.fr/parcours-dans-la-ville/la-ville-aujourd-hui/conservatoire-a-rayonnement-regional-11585.html
  4. Le CRR sur le site de la Cité de la musique
  5. Conservatoire à rayonnement régional de Reims

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]