Claude Alphandéry

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Claude Alphandéry
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Distinction

Claude Alphandéry, né le à Paris, est un résistant, banquier et économiste français.

Il est président du Labo de l'ESS et président honoraire du Conseil national de l'insertion par l'activité économique.

Un jeune résistant[modifier | modifier le code]

Claude Alphandéry s’engage dans des actions de résistance alors qu’il étudie au lycée du Parc à Lyon en automne 1941. Il assure notamment du transport de documents et des distributions de tracts.

Après dénonciation de ses relations avec une réfugiée juive allemande, il entre dans la clandestinité pendant l’hiver 1942-1943. Il devient lieutenant-colonel dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI), chef des Mouvements unis de la Résistance Drôme-Ardèche (MUR) puis président du comité départemental de Libération de la Drôme.

Haut fonctionnaire et militant communiste[modifier | modifier le code]

Après avoir été attaché d’ambassade à Moscou, Claude Alphandéry est élève de la 2e promotion de la nouvelle École nationale d'administration (ENA) en 1946. Il devient expert économique auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU) à New York. Cette expérience nourrira sa réflexion sur la société de consommation dont l’opulence cache de profondes inégalités dans la répartition des richesses tant du point de vue des individus que des États-nations.

Il devient membre du Parti communiste français en 1946. Il milite au Mouvement de la Paix et contribue à la revue Économie et politique. Il quitte le PCF en 1956 à la suite du 20e Congrès du Parti communiste soviétique et de la parution du rapport Khrouchtchev.

Chef d’entreprise engagé à gauche[modifier | modifier le code]

En 1960, Claude Alphandéry participe à la fondation de la Banque de construction et des travaux publics dont il devient le président de 1964 à 1980.

Il continue de participer au débat public, en tant qu’animateur d’un cercle de réflexion, le Club Jean Moulin (1959-1965), ou dans les années 1970 au sein du club Échanges et projets, fondé par Jacques Delors et animé par Jean-Baptiste de Foucauld. Avec deux autres chefs d’entreprises (Jean Riboud et Gilbert Trigano), il signe un appel en faveur du candidat socialiste pour l’élection présidentielle de 1974, François Mitterrand.

En 1976, il adhère au Parti socialiste, où il est proche de Michel Rocard.

Responsable d’organismes d’économie sociale et solidaire[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, Claude Alphandéry est repéré parmi les salariés de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) pour conduire une mission sur le développement local et la lutte contre les exclusions. C’est ainsi qu’en 1988 il est amené à créer, présider et développer l’association France active, qui soutient et finance les initiatives économiques créatrices d’emplois et génératrices de solidarité et dont il est aujourd’hui le Président d’honneur.

En 1991, Claude Alphandéry devient président du Conseil national de l’insertion par l'activité économique.

En 2006, Claude Alphandéry et Edmond Maire, ancien secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), sont les initiateurs d’un « manifeste pour une économie solidaire ».

Il est président de l'Association SOL, créée en janvier 2007[1], qui rassemble l'ensemble des acteurs de la monnaie complémentaire Sol[2]

Claude Alphandéry a également été président de Communication et participation, actionnaire du journal quotidien Libération (Paris), dont il a été administrateur.

Considéré comme le porte-flambeau de l’économie sociale et solidaire, à 89 ans, Claude Alphandéry continue d’initier de nombreuses actions pour promouvoir cette économie qui place l’être humain avant le profit. Il est Président du Labo de l’ESS et a animé l’organisation des États généraux de l'économie sociale et solidaire, marqués par un grand rassemblement au Palais Brongniart les 17, 18 et 19 juin 2011.

Il participe, en mars 2012, à la constitution du Collectif Roosevelt qui plaide pour une relance de l'économie française, par des réformes économiques et sociales, dont certaines s'inspirent directement du New Deal de Franklin D. Roosevelt.

Il est élevé à la dignité de grand-croix de l'ordre national du Mérite en 2013[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Amérique est-elle trop riche ?, Paris, Calmann-Lévy, 1960
  • Pour une politique du logement, Paris, Seuil, 1965
  • Nationaliser l'État (ouvrage collectif), Paris, Seuil, 1968
  • Les prêts hypothécaires et leur marché, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », no 1326, 1976
  • Les structures d'insertion par l'activité économique, La Documentation française, 1990
  • Insertion sociale et économie, Paris, La Documentation française, 1993
  • Vivre et résister, Paris, Descartes & Cie, 1999
  • De la galère à l'entreprise, pour de nouvelles formes de financement solidaire, Paris, Éditions Charles Léopold Mayer, , 128 p. (ISBN 2-84377-057-2, lire en ligne)
  • Une si vive résistance, Paris, Rue de l'échiquier, 2011
  • Nathalie Calmé ([préfaces de Claude Alphandéry et de Jean-Marc de Boni] ; [postface de Bernard Ginisty]), Économie fraternelle et finance éthique : l'expérience de la NEF, Gap, Éditions Y. Michel, coll. « Économie », 2012, 300 p. (ISBN 978-2-36429-027-3)
  • Une famille engagée : secrets et transmission, Paris, Éditions Odile Jacob, 2015, 105 p. (ISBN 978-2-7381-3350-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]