Edmond Maire

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Edmond Maire
Edmond Maire en 1978.
Edmond Maire en 1978.
Fonctions
Secrétaire général de la CFDT

(17 ans)
Prédécesseur Eugène Descamps
Successeur Jean Kaspar
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Épinay-sur-Seine (Seine)
Date de décès (à 86 ans)
Nationalité française
Enfants Jacques Maire
Profession Chimiste
Syndicaliste

Edmond Maire, né le à Épinay-sur-Seine (Seine) et mort le (à 86 ans)[1], est un syndicaliste français, secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail de 1971 à 1988.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edmond Maire, né le , est le fils de Julien Maire, cheminot, et de Marie-Thérèse Conchou[2]. Après des études au lycée Jacques-Decour à Paris, il prend des cours du soir de chimie au Conservatoire national des arts et métiers de Paris. Il fait carrière à la Compagnie des Peintures Valentine (de 1949 à 1954), puis devient technicien chimiste au Centre de recherches de Pechiney à Aubervilliers jusqu'en 1970[3].

À partir de 1958, il est responsable syndical CFTC dans les industries chimiques. Il devient secrétaire général du Syndicat parisien des industries chimiques (STIC) avant de devenir celui de la Fédération des industries chimiques (FIC).

En 1964, il reste dans ce qui devient la CFDT, après la « déconfessionalisation » de la CFTC.

En 1971, Edmond Maire est élu secrétaire général de la CFDT. Il restera l'un des dirigeants ayant le plus marqué l'histoire de la centrale syndicale. Après Mai 68, la CFDT prendra comme objectif l'autogestion des entreprises, contrôlées par leur personnel, qui sera repris par le Parti socialiste ; à partir de 1978, après l'échec de l'Union de la gauche aux élections législatives de 1978, Maire décidera un « recentrage » de la centrale syndicale vers la défense des salariés en abandonnant beaucoup de son idéologie d'origine. En 1980, il apporte un soutien immédiat et constant à Lech Wałęsa et au syndicat libre polonais, Solidarność, ce qui accentue sa rupture avec la CGT. Proche de Michel Rocard, il est à l'origine de la « Deuxième gauche », plus proche des réalités économiques, fidèle à la construction européenne, que ses adversaires qualifiaient de « Gauche américaine ». Il laisse sa place à Jean Kaspar en 1988.

Par la suite, Edmond Maire se reconvertit dans le tourisme social en étant président de VVF (Villages Vacances Familles, qui deviendra Belambra Clubs après avoir été privatisé en juillet 2006) puis dirige la société d’investissement solidaire France Active (association d’insertion et d’aide à la création d’entreprise)[4].

Le 7 juillet 2016, Edmond Maire prononce l'éloge funèbre de l'ancien Premier ministre, Michel Rocard, dans la cour d'honneur de l'hôtel des Invalides[5].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Edmond Maire se marie le 4 juin 1954 à Raymonde Le Goff, avec qui il a trois enfants, Roland, Yves et Jacques, diplomate et homme politique[2].

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'esprit libre, Seuil, 1999
  • avec Claude Perrignon, Demain l'autogestion, Seghers, 1976
  • avec Alfred Krumnow, Albert Détraz, La C.F.D.T. et l'autogestion, Éditions du Cerf, 1973

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Noblecourt, « Mort d’Edmond Maire, ancien secrétaire général de la CFDT », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  2. a et b Qui est qui en France, J. Lafitte, , p. 1434.
  3. Frank Georgi, L'invention de la CFDT 1957-1970, Éditions de l'Atelier, , p. 453.
  4. « Edmond Maire », article d’Encyclopædia Universalis.
  5. « Cérémonie d'hommage à Michel Rocard aux Invalides », sur Libération,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]