Montlouis

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Montlouis
Montlouis
Église Saint-Martin. La toiture a été rehaussée en 1875. Les traces sont visibles sur la façade.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Châteaumeillant
Intercommunalité Communauté de communes Arnon Boischaut Cher
Maire
Mandat
Isabelle Hue
2014-2020
Code postal 18160
Code commune 18152
Démographie
Population
municipale
110 hab. (2015 en diminution de 3,51 % par rapport à 2010)
Densité 5,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 48′ 54″ nord, 2° 14′ 27″ est
Altitude Min. 152 m
Max. 181 m
Superficie 18,98 km2
Localisation

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Montlouis

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Montlouis

Montlouis est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les communes entourant Montlouis sont Lignières, Saint Baudel, Villecelin, La Celle-Condé, Venesmes, Saint-Symphorien et Ineuil. L'Auzon, un affluent de l'Arnon, traverse le territoire de la commune. La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Baudel
Villecelin
Venesmes Rose des vents
La Celle-Condé N Saint-Symphorien
O    Montlouis    E
S
Lignières Ineuil

Histoire[modifier | modifier le code]

Même si aucune villa romaine n'a été retrouvée, la découverte d'un petit bronze biturige, de sesterces et d'une monnaie carolingienne attestent l'occupation ancienne du site[2]. La paroisse est citée en 1123. Elle dépend alors du chapitre de Saint-Austrégésile (ou Saint-Outrille-du-château) de Bourges et comprend l'église Saint-Martin et la chapelle du château de Villiers. Ce château dominait autrefois un vaste étang, dit de Villiers, asséché au XVIe siècle. Du château, il ne reste que deux tours[3]. Il existait autrefois, dans le hameau de Leday, un château mentionné en 1255. La communauté de Montlouis échappe à la crise démographique qui frappe l’élection d’Issoudun au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 46 feux en 1709 à 51 en 1726[4].

En 1844, la commune voisine de Condé est partagée entre La Celle (qui deviendra La Celle-Condé), Lignières et Montlouis ; la population se trouve ainsi augmentée d'une quarantaine d'habitants environ (388 âmes au recensement de 1841 et 432 à celui de 1846).

Économie[modifier | modifier le code]

La commune pratiquait majoritairement l'élevage jusqu'au milieu du XXe siècle. A cause du remembrement et aux drainages, la commune devient principalement céréalière, bien que des élevages de chèvre et de bœufs charolais persistent[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Madeleine François[5]    
mars 1977 mars 2014 Pierre Beaujean    
mars 2014 avril 2015 Évelyne Allou SE Retraitée Fonction publique
juillet 2015 en cours Isabelle Hue SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2015, la commune comptait 110 habitants[Note 1], en diminution de 3,51 % par rapport à 2010 (Cher : -0,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
212276331314379410388432436
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
394401410431418399381396381
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
362357331297267264251250219
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
211180132124111120115114110
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapiteau à têtes de chats.
Baies du clocher.
Intérieur vu du chœur. Le plafond est lambrissé.
  • L'église Saint-Martin date du XIIe siècle[10],[2],[11] et du XIIIe siècle, avec des remaniements aux XIXe siècle. Elle est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques en 1926[12]. La façade de l'église comporte trois portails, dont deux sont murés. La baie centrale, dénuée de tympan, comporte trois voussures formées de claveaux qui reposent sur deux chapiteaux décorés. On voit, sur le chapiteau nord, des têtes de chats[10] dont la mâchoire serre des tiges de palmettes stylisées ; au-dessous, un lacet retient d'autres palmettes dont l'extrémité descend jusque sur l'astragale : c'est, d'après Deshoulières[10], une formule typiquement berrichonne. Le clocher, côté sud, est une tour carrée massive. Il est ajouré sous le beffroi de baies géminées et brisées, divisées par une colonne aux chapiteaux simplement moulurés. La nef est simple et séparée du chœur à chevet plat par un double bandeau en plein cintre. Le plafond, en lambris de recouvrement, est à cinq pans coupés. L'église a été rénovée en 1875, le toit rehaussé, le clocher restauré et le mur nord reconstruit[11].
  • La maison de Varennes, dans le lieu-dit de Varennes, comprend deux corps de bâtiments perpendiculaires d'époque médiévale et une maison de maître du XVIIIe siècle. La construction primitive a subi de telles transformations qu'il est difficile de connaître son plan d'origine. Elle était sans doute plus élevée qu'aujourd'hui et le haut des murs a peut-être été arasé de façon que les parties subsistantes du manoir soient transformées en dépendances de la nouvelle maison. Dans la partie médiévale, deux pièces du rez-de-chaussée sont ornées d'un décor peint du XVe siècle présentant une iconographie rare illustrant le thème des soties du Mardi gras. Sur le mur nord de la salle principale est représentée une farandole animée par un joueur de cornemuse. Le décor comprend également des scènes religieuses. À droite du même mur, figure une Vierge de Pitié. Une Annonciation est représentée sur le mur d'une pièce voisine, datant sans doute du XVIe siècle[2]. Les deux corps du bâtiment médiéval et les façades du corps de bâtiment du XVIIIe siècle sont inscrits aux Monuments historiques par arrêté du 14 janvier 1994[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  2. a, b, c et d Jean-Luc Flohic (direction), Le patrimoine des communes du Cher, t. I et II, Flohic Éditions, , 1128 p. (ISBN 2-84234-088-4, notice BnF no FRBNF37215652), « Montlouis », p. 641-642.
  3. Le château a servi de décor pour le téléfilm « L'Œil du sorcier » (1979).
  4. Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (n° 114), p. 169.
  5. indiquée en fonctions en 1988, Brigitte Coulon, Gérard Coulon, « Les femmes à la conquête de leurs droits : autour d'une polémique dans la presse locale en 1913 », Berry no 7, automne 1988, ISSN 0985-1569, p. 8
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. a, b et c François Deshoulières, Les Églises de France, Paris, Librairie Letouzey et Ané, , « Montlouis », p. 175-176.
  11. a et b Nathalie de Buren, Xavier Laurent (direction) et François Lauginie (photographies), Département du Cher : Guide du patrimoine religieux, Bourges, Direction des archives départementales et du patrimoine du Cher, , 189 p. (ISBN 2-86018-025-7), « Montlouis », p. 91.
  12. Notice no PA00096849, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. Notice no PA00132555, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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