Saint-Ambroix (Cher)

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Saint-Ambroix
L'église Saint-Loup.
L'église Saint-Loup.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Chârost
Intercommunalité Communauté de communes du pays d’Issoudun
Maire
Mandat
Johann Trumeau
2014-2020
Code postal 18290
Code commune 18198
Démographie
Population
municipale
386 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 55′ 57″ nord, 2° 07′ 16″ est
Altitude Min. 125 m – Max. 166 m
Superficie 31,22 km2
Localisation

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Saint-Ambroix

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Saint-Ambroix

Saint-Ambroix est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosé par la rivière Arnon.

La culture de la lentille verte du Berry[1] est présente dans la commune.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Issoudun Saugy Civray Rose des vents
Chouday N Primelles
O    Saint-Ambroix    E
S
Ségry Mareuil-sur-Arnon

Transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par la ligne 2 du réseau TIGR.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Ambroix était une station romaine signalée dans l’itinéraire d’Antonin sur la voie de Lugdunum (Lyon) à Mediolanum Santonum (Saintes)[2]. cette agglomération secondaire est fondée en 40 - 42 ap. J.-C.. Le pôle urbain se déploie alors sur une superficie d'environ 20 hectares, au sein de la plaine de l'Arnon — affluent du Cher —, lequel le borne dans sa partie orientale. Par ailleurs, le ruisseau du Praslin forme la frontière sud du site antique. Globalement d'apparence étirée, Ernodurum chevauche l'axe de communication dit «Chaussée de César», la route antique courant d'Avaricum à Argentomagus et celle reliant Mediolanum à Cæsarodunum. Le centre historique d'Ernodurum est formé par l'intersection de ces deux axes routiers et de la rivière de l'Arnon[3],[4].

Les fouilles archéologiques d'Alain Leday et de Bernard Bertin ont mis en évidence une construction probablement cultuelle de 50 mètres sur 20 mètres, une nécropole de taille imposante située sur le lieu-dit du «Carroir», le long de la rive gauche de l'Arnon, de nombreux emplacements de logements civils et plusieurs villæ disséminées à la périphérie du complexe urbain. En outre, une vue aérienne d'Ernodurum réalisée par Jean Holmgren a révélé la présence d'un dépôt de taille importante doté d'une longueur de 100 mètres, pour une largeur de 30 mètres[3],[4].

Quarante-et-une stèles gallo-romaines en calcaire des IIe et IIIe siècles ont été mises au jour entre 1861 et 1921 et sont aujourd'hui dispersées dans les musées de Bourges, Châteauroux et Saint-Germain-en-Laye[5].

Ambroix ou Ambroise, évêque de Cahors, devint ermite et se retira dans une grotte du bourg d’Ernotrum (ou Ernodurum), situé sur les bords de l’Arnon. Ambroix mourut au VIIIe siècle. Le bourg changea alors de nom et prit celui de Saint-Ambroix[2].

La communauté de Saint-Ambroix est en crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 82 feux en 1709 à 78 en 1726[6]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Ambroix Blason De sinople à trois pièces de monnaies antiques d'or; au chef cousu de gueules chargé d'une crosse d'or mouvant du trait de partition adextrée de la lettre S et senestrée de la lettre A, le tout d'or[8].
Devise 
« ernodurum » (passage sur l'Arnon)
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Johann Trumeau SE Commerçant
mars 2008 mars 2014 Gérard Deve    
mars 2001 mars 2008 Pierre Chenot PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 386 habitants, en diminution de -4,22 % par rapport à 2009 (Cher : -0,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
680 644 652 815 901 950 956 928 1 043
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 006 970 994 907 938 894 930 847 848
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
828 820 828 748 762 671 650 629 542
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
524 496 409 406 386 374 399 411 386
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Loup[13],[14]

Cette église daterait du XIIe siècle et la chapelle à droite du chœur du XVe siècle. L'apparence extérieure de l'église, de nos jours, n'a pas été modifiée depuis 1885. L'édifice ne possédait pas antérieurement le fronton d'entrée ajouté au XXe siècle, mais était entouré d'un cimetière. Des sculptures servent de terminaisons basses aux travées ainsi qu'une clef de voûte, composée d'un écusson et d'un collier d'ordre tenu par deux griffons. La chapelle du XVe siècle comporte une fenêtre à meneaux.

Selon Charles Louis André Cartier-Saint-René (1752-1822), contrôleur ordinaire des guerres, puis sixième et dernier député du Cher à l'Assemblée législative, l'église était dotée d'une cloche sur laquelle était inscrit : Deum laudo, vivos voco, mortus lugeo. Marraine et parrain Delle S ….. et messire de Bagnoux capitaine du chasteau et grosse tour d'Yssoudun. Chapuzet lieutenant des terres de Mareuil, la Croizette, Saint Ambroix, etc. Louis PROvr St Dic L Roucet 1688 J Gourru.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Louis-René des Forêts, écrivain (1916 - 2000), a vécu aux Pluyes (source : Œuvres complètes, Quarto Gallimard)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Lentilles vertes du Berry, consulté le 11 novembre 2014.
  2. a et b Auguste Frémont, Le Département du Cher. Ouvrage topographique, historique, statistique et archéologique. Tomes 1 et 2, Laffitte Reprints, 1981.
  3. a et b "Les stèles funéraires gallo-romaines de Saint-Ambroix (Cher)", ouvrage de Gérard Coulon et Simone Deyts, publié en 2012 par les éditions Lancosme Multimédia, pages 11 et 12, (ISBN 2-912-184-65-7)
  4. a et b Prospections sur le site antique d'Ernodurum (Saint-Ambroix-sur-Arnon); article de Alain Delay, paru dans la revue "Revue archéologique du Centre de la France, année 1974, volume 13, issue 3, pages 301 à 313 [1]
  5. Gérard Coulon et Simone Deyts, Les stèles funéraires gallo-romaines de Saint-Ambroix (Cher). Un atelier de sculpture dans la cité des Bituriges, 160 p., ill., éd Lancosme, 2012.
  6. Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique, 2/2007 (n° 114), p. 169.
  7. Zeller, op. cit., p. 145 et 153.
  8. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=791
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Annuaire des mairies
  14. Descriptif de Saint-Ambroix

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]