Chêne-Sec

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Chêne-Sec
Chêne-Sec
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Intercommunalité Communauté de communes Bresse Haute Seille
Maire
Mandat
Pierre Chanois
2020-2026
Code postal 39230
Code commune 39140
Démographie
Population
municipale
39 hab. (2019 en augmentation de 14,71 % par rapport à 2013)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 51′ 05″ nord, 5° 26′ 30″ est
Altitude Min. 193 m
Max. 216 m
Superficie 0,7 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bletterans
Législatives Première circonscription
Localisation
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Chêne-Sec

Chêne-Sec est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Limites communales.

Chêne-Sec fait partie de la Bresse. Elle est la plus petite commune du Jura par sa superficie.

Le territoire de la commune présente une particularité remarquable : celle d'être découpé en trois fractions distinctes, l'une de 47 hectares et les deux autres de 26 hectares et 10 hectares. Si la partie totalisant 47 hectares est « pleinement » rattachée au département du Jura, les deux autres, en revanche, sont totalement enclavées dans le département de Saône-et-Loire, à l'intérieur du territoire de la commune voisine de Beauvernois[1] (ce qui constitue le seul cas de territoire communal enclavé à l'intérieur du département de Saône-et-Loire[2]).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Partie non-enclavée :
Rose des vents Rye La Chassagne Rose des vents
N
O    Chêne-Sec    E
S
Beauvernois (Saône-et-Loire)
Carte de la commune de Chêne-Sec et des proches communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chêne-Sec est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (85,4 %), terres arables (13,4 %), prairies (1,2 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Chêne-Sec est issu du gaulois cassanos signifiant chêne[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le sous la monarchie de Juillet, une loi est promulguée réunissant les communes de Chêne-Sec et de Beauvernois en une seule, dont le chef-lieu est fixé à Beauvernois, et dans le département de Saône-et-Loire[11]. Mais le 5 juin, un ordonnance annonce que c'est par erreur que ce projet de loi a été inséré au Bulletin des Lois[12]. Le projet de la Chambre des députés du 28 janvier incluait en effet la nouvelle commune dans le département du Jura[13], alors qu'à la Chambre des pairs c'est un projet de loi différent issu de réclamation des autorités locales qui avait été voté, plaçant la commune en Saône-et-Loire. Un nouveau projet de loi est donc proposé à la Chambre des députés le 5 juin, plaçant cette fois la commune en Saône-et-Loire[14]. La procédure semble ne pas avoir eu de suite.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections Régionales[modifier | modifier le code]

Le village de Chêne-Sec place la liste "Notre Région Par Cœur" menée par Marie-Guite Dufay, présidente sortante (PS) en tête, dès le 1er tour des Élections régionales de 2021 en Bourgogne-Franche-Comté, avec 25,00 % des suffrages à égalité avec Gilles Platret (LR). Lors du second tour, les habitants décideront de placer de nouveau la liste de "Notre Région Par Cœur" menée par Marie-Guite Dufay, présidente sortante (PS) en tête, avec cette fois-ci, près de 53,33 % des suffrages. Devant les autres listes menées par Gilles Platret (LR) et Julien Odoul (RN) en seconde position à égalité avec 20,00 %, et en dernière position celle de Denis Thuriot (LaREM) avec 6,67 %[15].

Élections Départementales[modifier | modifier le code]

Le village de Chêne-Sec faisant partie du Canton de Bletterans place le binôme de Philippe Antoine (LaREM) et Danielle Brulebois (LaREM), en tête, dès le 1er tour des Élections départementales de 2021 dans le Jura, avec 82,35 % des suffrages. Lors du second tour, les habitants décideront de placer de nouveau le binôme de Philippe Antoine (LaREM) et Danielle Brulebois (LaREM), en tête, avec cette fois-ci, près de 82,35 % des suffrages. Devant l'autre binôme menée par Josiane Hoellard (RN) et Michel Seuret (RN) qui obtient 17,65 %[16].

Liste des maires de Chêne-Sec[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 En cours
(au 30 avril 2014)
Pierre Chanois DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2019, la commune comptait 39 habitants[Note 2], en augmentation de 14,71 % par rapport à 2013 (Jura : −0,5 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
165159160155143133117115113
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
116117113116114106112117108
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
102102100868195828181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
765640435053444036
2014 2019 - - - - - - -
3439-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas d'église sur le territoire de la commune[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Visualiser » sur Géoportail (consulté le 25 mai 2012)..
  2. « Enclaves bressanes », article d'Alain Dessertenne paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 126 de juin 2001 (pages 23 à 25).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Henriette Walter, L'aventure des mots français venus d'ailleurs, Robert Laffont, p. 44
  11. Bulletin des lois du Royaume de France, août 1833, Ire partie, tome V, p.  156 sur Google Livres.
  12. Bulletin des lois du Royaume de France, août 1833, IIe partie, Ire section, tome sixième, p.  349 sur Google Livres.
  13. Procès-verbaux des séances de la Chambre des députés, session de 1832, tome deuxième, mois de janvier, p.  218 sur Google Livres.
  14. Procès-verbaux des séances de la Chambre des députés, session de 1833, p.  576 sur Google Livres.
  15. « Elections régionales et des assemblées de Corse, Guyane et Martinique 2021 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le )
  16. « Elections départementales 2021 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le )
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  21. « Recherches sur critères », Clochers de France.