Blois-sur-Seille

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Blois-sur-Seille
Statue de Jeanne d'Arc à Blois-sur-Seille.
Statue de Jeanne d'Arc à Blois-sur-Seille.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Poligny
Intercommunalité Communauté de communes des coteaux de la Haute Seille
Maire
Mandat
Arlette Guichard
2014-2020
Code postal 39210
Code commune 39057
Démographie
Gentilé Blézois, Blézoises
Population
municipale
118 hab. (2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 45′ 00″ nord, 5° 40′ 16″ est
Altitude 350 m (min. : 285 m) (max. : 548 m)
Superficie 5,4 km2
Localisation

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Blois-sur-Seille

Blois-sur-Seille est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au confluent de deux reculées du Revermont , BLOIS-SUR-SEILLE est un petit village au charme insoupçonné, entouré de falaises grandioses, au pied desquelles s'écoule la Seille qui prend sa source un peu plus au nord. Implantée à équidistance de Poligny et Lons-le-Saunier, et constituant un site typique des reculées du massif jurassien, cette commune vaut le détour!

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Ladoye-sur-Seille Rose des vents
Château-Chalon N La Marre
O    Blois-sur-Seille    E
S
Nevy-sur-Seille

Histoire[modifier | modifier le code]

Apparue au Ve siècle sous le nom de Villa Blez integra dans les registres de l'abbaye de Château-Chalon (Castrum Caroli) dont elle dépendait, cette communauté devenue commune comme tant d'autres à la Révolution française, tire son nom du celte blez qui signifie « loup ». Blois-sur-Seille est donc la vallée aux loups. Un champ situé sur le plateau au hameau du Chaumois Boivin porte encore le nom de « la Louvrasse ». Brûlé en 888 lors des invasions normandes (Vikings), le village se réforme sur le plateau au lieu-dit « le Châtelet » non loin de l'autre hameau du Chaumois Martin. Cité en 1165 dans le chapitre des droits et revenus de l'abbaye de Château-Chalon, il est placé sous la tutelle de Frédéric Barberousse, époux de la comtesse Béatrice de Bourgogne.

Lors de la guerre de Dix Ans (1635-1643) menée dans le comté de Bourgogne par les troupes de Louis XIII et ses mercenaires suédois, le village est pillé et détruit. Les habitants fuient en Suisse et dans le Dauphiné, indépendants. Le village est inhabité de 1638 à 1646. L'église détruite à cette époque est reconstruite sur son emplacement actuel en 1690. Aux environs de 1650, de nouveaux Blésiens repeuplent le village et y font souche (certaines familles originelles sont encore représentées aujourd'hui). Toutes les maisons les plus anciennes sont reconstruites après 1700, comme en attestent les dates figurant aux frontons de celles-ci ainsi que sur les plaques en fonte des cheminées (1717 à 1794).

Pendant la Révolution française, les tout nouveaux citoyens rédigent leur cahier de doléances que deux émissaires présenteront au parlement de Poligny en vue de participer aux États généraux qui donneront naissance à l'Assemblée constituante de 1789. Ils élisent leur premier conseil municipal et son premier maire : Maurice Brocard, dernier échevin des abbesses en exercice. En 1790, l'abbaye de Château-Chalon est dissoute et tous les biens des abbesses sont redistribués en 1791 aux toutes nouvelles communes (dont les prés et bois communaux situés à Granges-de-Ladoye). Les citoyens blésiens érigent leur mairie-école en 1842 et placent l'emblématique statue de Jeanne d'Arc sur la fontaine de la place centrale en 1895.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 réélue en 2014[1] Arlette Guichard DVD Agricultrice retraitée

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 118 habitants, en augmentation de 20,41 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350 367 377 342 346 342 342 343 326
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
303 301 286 274 276 279 254 249 246
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
226 224 221 200 180 182 157 142 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
113 100 89 82 79 82 100 112 118
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

BLOIS fait partie depuis toujours du "Bon Pays" ou "Revermont" qui bénéficiait de nombreuses richesses naturelles à partir desquelles s'est élaborée l'économie locale. Sur le plateau se trouvaient les "granges" où se stockaient les moissons et les chaumes (qui sont à l'origine du nom des deux hameaux). Sur toutes les pentes bien exposées se cultivait la vigne (cépages nobles de l'AOC Côtes du Jura) jusque dans les années 1980. Au fond de la vallée, la Seille (rivière) a permis l'installation de plusieurs petites industries locales (moulin à farine, forge, saboterie, tournerie), la plupart ayant fonctionné jusque dans les années 1960. Un chalet de fromagerie où l'on a produit du comté jusqu'en 1982, assurait la collecte du lait des fermes alentours, grâce notamment à l'existence d'un téléphérique. Unique dans le département, cette installation construite en 1893 par un artisan de Saint-Lamain (Jura) permettait aux éleveurs du plateau de faire descendre par gravité les bouilles à lait jusqu'à la fromagerie en leur évitant un long détour par des pistes escarpées. Cet édifice composé de deux maisonnettes reliées par des câbles (tracteurs et porteurs) a été restauré récemment par le comité des fêtes des "Loups de Blois". Un atelier de ferrage érigé en 1956 permettait d'équiper bœufs et chevaux pour les tâches agricoles ou forestières. Actuellement, BLOIS ne compte plus qu'un seul éleveur dans la vallée et ce sont des exploitants des communes du plateau qui acheminent en saison les troupeaux de montbéliardes ou de charolaises. Actuellement, c'est la forêt communale (157ha de feuillus et résineux) qui assure l'une des principales sources de revenus. LB

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Mairie 1842
  • Église Saint-Gilles (XVIIe-XIXe), inscrite à l'IGPC depuis 1986[6] ;
  • Fermes (XVIIIe-XIXe), inscrites à l'IGPC depuis 1986[7],[8],[9],[10],[11],[12] ;
  • Ponts (XVIIIe), inscrits à l'IGPC depuis 1986[13],[14],[15] ;
  • Croix de mission (XIXe), inscrites à l'IGPC depuis 1986[16],[17],[18] ;
  • Oratoires (XIXe), inscrits à l'IGPC depuis 1986[19],[20],[21] ;
  • Téléphérique (XIXe), reliant le village au Chaumois-Boivin ("le Câble")
  • Atelier de ferrage (XXe) ("le Travail")
  • Alambic (XVIIe-XVIIIe???)
  • Fontaine Jeanne d'Arc (XIXe)
  • Fontaine voutée (XVIIe-XVIIIe???)
  • Abeillés (ruchers en pierres sèches) (XVIIe-XVIIIe???)
  • Cabanes de bergers ("cabordes") (XVIIe-XVIIIe???)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Etienne BROCARD (1790), membre de l'académie de Besançon et directeur du séminaire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consulté le 2 mai 2010
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. « Église Saint-Gilles (XVII-XIXe s) », notice no IA00015407, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Ferme 1 (XVIIIe s) », notice no IA00015417, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Ferme 2 (XVIIIe s) », notice no IA00015414, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Ferme 3 (XIXe s) », notice no IA00015418, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Ferme 4 (XVIIIe s) », notice no IA00015415, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Ferme 5 (XVIIIe s) », notice no IA00015416, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Ferme 6, 7, 8, 9 et 10 (XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015406, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Pont 1 (XVIIIe s) », notice no IA00015411, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Pont 2 (XVIIIe s) », notice no IA00015412, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Pont 3 (XVIIIe s) », notice no IA00015413, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Croix 1 (XIXe s) », notice no IA00015421, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Croix 2 (XIXe s) », notice no IA00015420, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Croix 3 (XIXe s) », notice no IA00015410, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Oratoire 1 (XIXe s) », notice no IA00015419, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Oratoire 2 (XIXe s) », notice no IA00015409, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Oratoire 3 (XIXe s) », notice no IA00015408, base Mérimée, ministère français de la Culture