Bletterans

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Bletterans
Place de la mairie.
Place de la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Bletterans
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Bresse-Revermont
Maire
Mandat
François Perrodin
2014-2020
Code postal 39140
Code commune 39056
Démographie
Population
municipale
1 430 hab. (2014)
Densité 179 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 50″ nord, 5° 27′ 18″ est
Altitude Min. 190 m – Max. 224 m
Superficie 7,97 km2
Localisation

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Bletterans
Liens
Site web bletterans.fr

Bletterans est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bletterans est située aux portes de la Franche-Comté, au cœur de la Bresse Jurassienne, une région riche de nombreux étangs.
La Seille traverse la commune, où elle se divise en deux bras et forme une île et où se situe le cœur du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cosges Nance, Relans Desnes Rose des vents
Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) N Ruffey-sur-Seille
O    Bletterans    E
S
Saillenard (Saône-et-Loire) Fontainebrux Villevieux

Histoire[modifier | modifier le code]

Bletterans vers 1550.

Bletterans, située dans la région des Gaules habitée par les Séquanes, est rattachée sous Jules César à la Séquanie, avec Besançon pour capitale.

La région, au gré des invasions, des traités et du jeu politique, va passer par de nombreux maîtres. Administrée par un comte Bourguignon, elle prit le nom de Comté, puis de Franche Comté par le comte de Renaud. En 1157, la Comté passa à Frédéric Barberousse, empereur d'Allemagne.

Bletterans a été bâtie entre les bras de la Seille, un château nommé « castrum Bletterentis » a servi de refuge contre les bandes de pillards.

Bien plus tard, Jean Ier de Chalon-Arlay, 1er seigneur d'Arlay, construisit en 1275, la cité fortifiée, qui devint place de guerre.

Elle revint au roi de France en 1295.

Charles VIII de France la céda à l'empereur d'Autriche et à son fils, Philippe le Beau. Celui-ci épousa en 1497, Jeanne infante d'Espagne, Bletterans devint territoire espagnol et ce jusqu'en 1674.

En 1593, les armées d'Henri IV firent des ravages dans la région, notamment à Arlay, puis en 1637, la cité fut pillée et saccagée, les fortifications ne furent jamais relevées.

La cité devait connaître une grande pauvreté, jusqu'en 1789, très endettée. Il fallut attendre 1801 pour que les administrateurs apportent des améliorations notables[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Bletterans 39.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D'azur au lion couronné d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis le XXème siècle
Période Identité Étiquette Qualité
1904 1919[2] François Chevrot Républicain Docteur en médecine à Bletterans
Conseiller général (1898-1910)
1919 1925 M. Huguenin    
1925 1932 M. Roland    
1932 1936 Philibert Culas    
1936 1939 Arthur Renard    
1939 1943 Philibert Culas    
1943 1945 Jules Milloux    
1945 1945 Jules Milloux    
1947 1953 Roger Devaux SFIO  
1953 1971 Paul Vercher   gendarme, résistant
1971 2001 Jean Perraudin   vétérinaire, conseiller général, conseiller régional
mars 2001 en cours François Perrodin DVD Médecin

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 430 habitants, en augmentation de 2,73 % par rapport à 2009 (Jura : -0,23 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
675 681 848 1 100 1 185 1 231 1 230 1 220 1 292
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 176 1 163 1 219 1 191 1 308 1 304 1 184 1 114 1 102
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 132 1 116 1 072 955 978 998 1 027 1 009 1 005
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 034 1 085 1 165 1 350 1 423 1 359 1 413 1 394 1 430
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de la Conversion-de-Saint-Paul (XVIIe-XVIIIe-XIXe s.), Rue Notre-Dame, inscrite à l'IGPC depuis 1986[7] ;
  • Chapelle du couvent ;
  • École (XIXe s.), Rue des Granges, inscrite à l'IGPC depuis 1986[8] ;
  • Maisons (XVIIIe-XIXe s.) de la Rue des Granges, inscrites à l'IGPC depuis 1986[9],[10],[11] ;
  • Maisons (XVIIIe-XIXe s.), inscrites à l'IGPC depuis 1986[12] ;
  • Couvent des Ursulines (XIXe s.), Rue Louis le Grand, inscrit à l'IGPC depuis 1986[13] ;
  • Maison (XVIIIe-XIXe s.), Rue Louis le Grand, inscrite à l'IGPC depuis 1986[14] ;
  • Mairie (XIXe s.), Place de la Mairie, inscrite à l'IGPC depuis 1986[15] ;
  • Moulin (XVIIIe-XIXe s.), lieu-dit « Au moulin Rondeau », inscrit à l'IGPC depuis 1986[16] ;
  • Moulin (XIXe s.), lieu-dit « La Foule », inscrit à l'IGPC depuis 1986[17] ;
  • Traces des fortifications (du XIIIe au XVIIe s.), inscrites à l'IGPC depuis 1986[18].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la région a revêtu une importance stratégique capitale pour la circulation des personnalités de la Résistance. En effet, plusieurs terrains d'atterrissage ou de parachutage, DZ (Courlaoux, Courgette[réf. nécessaire], Orion) étaient implantés sur les plateaux environnants.

Ces terrains ont en particulier permis les opérations suivantes[19] :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Jouffroy remonte au chevalier Jean Jouffroy, seigneur de Bletterans qui teste en 1347, selon Moreri, et son Grand Dictionnaire historique, ou mélange curieux de l'histoire sacrée et profane. Le chef de la branche d’Abbans fait une demande et présente ses preuves en 1782 pour les honneurs de la Cour[20].
  • Le docteur Chevrot, ancien maire de Bletterans, fut un spéléologue remarquable pour ses activités d'exploration des cavités jurassiennes, à la fin du XIXe siècle.
  • Émile Jalley, né dans la commune en 1935.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bletterans est jumelé avec Drapeau de la Belgique Thuin (Belgique).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  • Renseignements recueillis par les écrits de l'abbé Riviàre, né à Bletterans en 1772.
  • Écrits de sieur Phillibert Lardanchet, notaire, âgé de 80 ans (1700).
  • Tiré du livre de Jules Milloux Histoire d'une petite ville de Franche-Comté - BLETTERANS édité par Maurice Declume à Lons-le-Saunier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Milloux, Histoire d'une petite ville de Franche-Comté, Lons-le-Saunier, Maurice Declume
  2. MairesGenWeb, Maires de Bletterans
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Église de la Conversion-de-Saint-Paul (XVIe-XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015178, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Ecole (XIXe s) », notice no IA00015187, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Maison 1 (XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015186, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Maison 2 (XVIIIe-XIXe s.) », notice no IA00015184, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Maison 3 (XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015185, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Maisons (XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015182, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Couvent (XIXe s) », notice no IA00015179, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Maison (XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015183, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Mairie (XIXe s) », notice no IA00015177, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Moulin Rondeau (XVIIIe-XIXe s) », notice no IA00015188, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Moulin de La Foule (XIXe s) », notice no IA00015189, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Fortifications (XIIIe à XVIIe s) », notice no IA00015180, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. http://www.plan-sussex-1944.net/francais/pdf/infiltrations_en_france.pdf
  20. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1894, p.453.