Le Lit à colonnes

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Le Lit à colonnes
Réalisation Roland Tual
Scénario Charles Spaak
d‘après le roman de
Louise de Vilmorin
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 107 minutes
Sortie 1942

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Lit à colonnes est un film français réalisé par Roland Tual, sorti en 1942.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans sa cellule de prison, le compositeur Rémi Bonvent (Jean Marais) compose un opéra, Le Lit à colonnes. Le directeur de la prison, Porey-Cave (Fernand Ledoux), réussit à faire croire à son épouse (Valentine Tessier) et à sa fille (Odette Joyeux), qu'il est l'auteur de cette œuvre. La mort des deux protagonistes, le prisonnier et le directeur, empêchera la découverte de la vérité et ainsi la fille du directeur pourra épouser son fiancé Olivier de Verrières (Georges Marchal).

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs non crédités :

Autour du film[modifier | modifier le code]

- Le scénario de cette « production très parisienne[2]» est adapté, par Charles Spaak, d'une nouvelle de Louise de Vilmorin ; Jean Françaix signe la musique, et les costumes sont créés par Christian Dior.

- Aux côtés d'Odette Joyeux et de Michèle Alfa, actrices en vue de cette époque, et de Jean Marais (dont c'est l'un des premiers rôles consistants au cinéma avant L'Éternel Retour), Fernand Ledoux interprète avec une « sobriété intense[3]» « le geôlier jaloux de son prisonnier et le dépouillant de son œuvre[3] ». Jean Tissier, Pierre Larquey, Mila Parély et Georges Marchal complètent notamment la distribution.

- Dans sa biographie de Jean Marais, Gilles Durieux écrit : « Cocteau accepta de travailler anonymement au scénario et aux dialogues du Lit à colonnes, d'après le roman de Louise de Vilmorin, l'histoire d'un plagiat. En fait, c'est au très renommé Charles Spaak, qu'il avait été demandé de faire ce travail. Mais le résultat consterna tellement les investigateurs du projet qu'ils se tournèrent en désespoir de cause vers Cocteau, qui s'empressa de reconstruire l'histoire et de remodeler les personnages en vue d'une version fabriquée sur mesure pour le mythe naissant de Marais. Au bout du compte, Charles Spaak se contenta de signer le scénario élaboré par le poète […] Avec ce nouveau film, Jean Marais passait de l'enfermement des mines à celui d'une cellule de prison. Mais le mineur amoureux embrouillé dans la sombre affaire du pavillon brûle devenait, derrière les barreaux, poète élégiaque, écrivant pour sa belle - la fille du directeur de la prison - un opéra que le papa de celle-ci, interprété par un Fernand Ledoux démoniaque, fera jouer sous son propre nom. Heureusement les dieux, ceux de la musique comme ceux de l'amour, veillent et la vérité finit par éclater. Comme n'est pas Visconti qui veut, la représentation de l'opéra au sein même du film montra une certaine lourdeur et attira maints reproches de la part de la critique, même si le succès public fut assez net."

Gilles Durieux (préf. Jean-Charles Tacchella), Jean Marais, biographie, Flammarion, 2005 (ISBN 9782080684325)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Lit à colonnes, roman, notice BnF no FRBNF31585419
  2. selon Olivier Barrot et Raymond Chirat, Noir & Blanc, 250 acteurs du cinéma français 1930-1960, Flammarion, 2000 (ISBN 2-08-067877-9)
  3. a et b Barrot et Chirat, op.cit

Liens externes[modifier | modifier le code]