Bromont

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Bromont
Bromont
Mont Brome
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Région Estrie
Subdivision régionale Brome-Missisquoi
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Louis Villeneuve
2021-2025
Code postal J2L
Fondateur
Date de fondation
Germain et Roland Désourdy
Constitution
Démographie
Gentilé Bromontois, oise
Population 10 858 hab.[2] (2021)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 00″ nord, 72° 39′ 00″ ouest
Superficie 11 418 ha = 114,18 km2
Divers
Code géographique 2446078
Localisation
Dans la MRC : Brome-Missisquoi.
Liens
Site web Site officielVoir et modifier les données sur Wikidata
La montagne de Bromont au printemps. Marie-Laurence Bessette, 2020

Bromont est une ville située dans la MRC de Brome-Missisquoi, dans la région administrative de l’Estrie, au Québec, au Canada[3].

La ville se trouve à la frontière des Cantons-de-l'Est, près de l'autoroute 10, sur les rives de la rivière Yamaska et à mi-chemin entre Montréal et Sherbrooke. Fondée en 1964 au pied du mont Brome par la famille Désourdy, qui rêvait d'en faire une ville idéale pour la vie de famille, le développement de Bromont fut d'abord inspiré par le concept de cité-jardin développé par l'urbaniste anglais Ebenezer Howard. Son économie repose principalement sur le tourisme (centre de ski, clubs de golf, glissades d'eau) et la haute technologie (IBM, General Electric et Teledyne-Dalsa (en)).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé entre Montréal et Sherbrooke à proximité de Granby, le territoire qu'on entend par Bromont est caractérisé par une montagne à plusieurs sommets, qu'on appelle mont Brome (ou Bromont), mont Gale et un plus petit pic, presque une colline, le mont Soleil ; le terrain autour de cette masse montagneuse est plat et vallonné par endroits; le tout est traversé par la rivière Yamaska arrivant de sa source dans le lac Brome qui est séparé de Bromont par Iron Hill et Fulford (tous deux des parties de Lac-Brome) et quitte définitivement dans Saint-Alphonse-de-Granby. Deux lacs: Bromont et Gale, sont formés entre les pics du mont Brome; le lac Gale sur le mont Gale, est alimenté par des sources dans la montagne. Cette verdure est propice aux tiques. Bromont fut couronné comme étant la ville ayant le plus haut taux de diagnostics de la maladie de Lyme au Québec[4]. La surface du territoire est couverte de façon naturelle en majeure partie sous forme de forêt mixte (en grande partie des essences feuillus) et de prairies, qu'on exploite parfois comme pâturage ou surface agricole. On y retrouve également plus de 250 kilomètres de piste cyclable.[5]D'autre part, la ville de Bromont contient plusieurs sentiers, autant accessibles l'hiver que l'été. En effet, ces sentiers s’étendant vers la ville et la montagne, appartiennent tous au Parc des sommets.[6]

Hameau[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Hôtel Château-Bromont

La ville de Bromont est située sur l'ancien territoire du village de West Shefford, une partie du territoire du village d'Adamsville. En 1793, John Savage, un Américain d'origine irlandaise, fut le premier habitant de la région. Le village de West Shefford fut incorporé en 1888 et Adamsville en 1916. Après avoir obtenu assez de terrain et un moulin à scie, George Adams fut le premier à s'établir sur le territoire.

Bromont fut fondée en 1964 par les frères Roland et Germain Désourdy, ce dernier ayant été maire de Bromont de 1964 à 1977.

Entre 1964 et 1974, à la suite de deux fusions (le village de West Shefford et une partie du village d'Adamsville) et douze annexions, la superficie de Bromont atteignit 108,36 km2.

Dès 1964, un centre de ski y accueillait des skieurs. C'est aujourd'hui une destination quatre saisons (ski, golf, vélo, équitation, parc aquatique, base de plein air).

En 1968, on crée l'aéroport régional des Cantons-de-l'Est, aujourd'hui connu sous le nom d'aéroport Roland-Désourdy.

En 1970, IBM Canada s'installa dans le parc industriel à Bromont. Ensuite, il y eut Quali-T-Tube (1972), Teledyne Dalsa Semi-conducteur, GE Canada (1982), Hyundai (1986 à 1994[7]), Unifix (1986), Imprimeries Quebecor (1988 à 2010[8]), Thomas & Betts (1995) et Cogiscan (1999).

En 2012, l'Université de Sherbrooke, IBM et Teledyne-Dalsa (en) inaugurent le C2MI, un centre de recherche et développement en micro-électronique[9].

En 1992, Le Club de golf Royal Bromont, dessiné par l'architecte Graham Cooke, ouvre ses portes. Le restaurant Le Cellier du Roi, initialement tenu par Jérôme Ferrer sur le site du golf, propose des menus aux saveurs de la région.

Église Saint-François-Xavier[modifier | modifier le code]

Une chapelle de bois est d'abord construite en 1859 dans la nouvelle paroisse Saint-François-Xavier. L'église actuelle succède en 1880 à une structure recouverte de briques édifiée en 1870. Elle suit les plans de L. F. Gauthier. En 1909, le clocher, endommagé par les intempéries, est démoli et remplacé en 1916 par le clocher actuel à double clocheton. La façade suit les conventions plein cintre du style néo-roman.

Changement de MRC[modifier | modifier le code]

Dans les années 2000, la ville de Bromont a cessé de participer au conseil des maires de la MRC de La Haute-Yamaska et a demandé à être intégrée à la MRC de Brome-Missisquoi. Un référendum a été organisé en janvier 2009 et 93 % des résidents ont voté en faveur du changement de comté. Après négociations avec la ministre Nathalie Normandeau, le changement de comté a été effectué officiellement en janvier 2010[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement de 2021 y dénombre 10 858 habitants, soit 20,1% de plus qu'en 2016.

Évolution démographique
1991 1996 2001 2006 2011 2016 2021
3 4084 2904 8086 0497 6499 04110 858
Langue maternelle (2006)
Langue Population Pct (%)
Français 5 350 88,50 %
Anglais 420 6,95 %
Français et anglais 35 0,58 %
Autres langues 240 3,97 %

Administration[modifier | modifier le code]

Les élections municipales se font en bloc et suivant un découpage de six districts.[11]

Bromont
Maires depuis 2002
Élection Maire Qualité Résultat
2002 Pauline Quinlan Voir
2005 Voir
2009 Voir
2013 Voir
2017 Louis Villeneuve Voir
2021 Voir
Élection partielle en italique
Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Nom De À
Germain Désourdy 1964 1977
Robert Leboeu 1977 1978
Pierre Jacob 1978 1982
Pierre Bellefleur 1982 1996
Robert Désourdy 1996 1998
Pauline Quinlan 1998 2017
Louis Villeneuve 2017 ---

Comités de citoyens[modifier | modifier le code]

La ville de Bromont compte plusieurs comités constitués de citoyens volontaires. Ces citoyens décident d'y contribuer bénévolement. On trouve un comité jeunesse, familial, sur le transport actif, de circulation, des aînés, etc.[12]De ce fait, un comité est présent dans la ville pour ajouter des activités, de l'information ou une bonne organisation. Par exemple, le comité jeunesse, nommé les Ambassadeurs de la relève bromontoise, est constiué de quelques jeunes qui ont comme tâche bénévole de favoriser les loisirs et le divertissement des jeunes entre 13 et 24 ans.

Économie[modifier | modifier le code]

La municipalité comprend un carrefour touristique, un village champêtre, plusieurs quartiers occupés par des domiciles ou des commerces ainsi qu'un grand parc technologique. Beaucoup des espaces qui ne sont pas recouverts d'arbres sont cultivés, d'autres servent à soutenir de grands herbivores domestiques tels que bovins, chevaux et alpagas. Un domaine naturel instauré sur le mont Gale comporte une zone protégée, réunissant des terrains privés à des buts de conservation et de randonnée. Malgré ces efforts de conservation, une grande partie du mont Brome est exploitée de façon intensive, transformé en Bromont, montagne d'expériences, un méga complexe touristique incluant une station de sports d'hiver, un parc aquatique, des résidences secondaires de vacances et des habitations résidentielles. Depuis le début de la pandémie de covid-19, une pénurie de main-d’œuvre sévit à Bromont. Par exemple,la station de ski est en constante recherche d'employés. [13]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Roland Désourdy, fondateur de la ville
  • Les Jumelles Sckoropad (Fay et Audrey) sont originaires de Bromont. À 17 ans elles - animant déjà BO2 à MusiquePlus- ont incité leur famille à opter pour un mode de vie végétarien. [14]
  • Maxence Parrot, snowboarder

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décret de la population: Granby s’approche du plateau des 70 000 habitants ». Le Granby Express, 4 février 2021. https://www.granbyexpress.com/2021/02/04/decret-de-la-population-granby-sapproche-du-plateau-des-70-000-habitants/
  2. [1].
  3. Gouvernement du Québec, « Bromont », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation
  4. Ariane Krol, « Bromont, la capitale de la tique », La Presse,‎ (lire en ligne [php])
  5. « BROMONT - RÉSEAU DE LA MONTAGNE | Cantons-de-l'Est », sur Balise Québec (consulté le )
  6. « Accueil », sur Parc des sommets (consulté le )
  7. « Annonce de la fermeture de l'usine Hyundai de Bromont », sur Bilan du siècle - Université de Sherbrooke (consulté le )
  8. « En bref - Worldcolor ferme à Bromont », La Presse canadienne,‎ (lire en ligne)
  9. « L'Université de Sherbrooke, IBM et Teledyne DALSA inaugurent le plus important centre de microélectronique au Canada : le C2MI », sur Université de Sherbrooke,
  10. Pierre-François Ricard, Modifications aux municipalités du Québec, janvier 2010, Québec, Institut de la statistique du Québec,, , 4 p. (ISSN 1715-6408, lire en ligne), p. 3
  11. https://www.electionsquebec.qc.ca/francais/municipal/carte-electorale/liste-des-municipalites-divisees-en-districts-electoraux.php DGEQ - Liste des municipalités divisées en districts électoraux
  12. « Comités de citoyens », sur Ville de Bromont (consulté le )
  13. Jean-Luc Lorry, « Pénurie de main-d’œuvre : les stations de ski sur le qui-vive », La voix de l'Est,‎ (lire en ligne)
  14. Martine Letarte, « Au secours, mon ado veut être végé ! », La Presse+,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]