Nathalie Normandeau

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Nathalie Normandeau
Image illustrative de l'article Nathalie Normandeau
Fonctions
14e vice-première ministre du Québec
Prédécesseur Jacques P. Dupuis
Successeur Line Beauchamp
Ministre des Ressources naturelles
et de la Faune
Prédécesseur Claude Béchard
Successeur Clément Gignac
Députée de Bonaventure
Prédécesseur Marcel Landry
Successeur Damien Arsenault
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Maria, Québec (Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti libéral du Québec
Diplômé de Université Laval

Nathalie Normandeau est une femme politique québécoise et ancienne vice-première ministre du Québec, née le à Maria. Mairesse de Maria de 1995 à 1998, elle devient, lors de l'élection de 1998, députée libérale de la circonscription de Bonaventure à l'Assemblée nationale du Québec, poste qu'elle occupera jusqu'en 2011. Lors de l'arrivée du pouvoir du Parti libéral en 2003, elle est nommée au gouvernement de Jean Charest et y occupera de nombreux postes. D'abord ministre du Tourisme (Québec) (2003-2005), puis ministre des Affaires municipales (2005-2009), elle est nommée vice-première ministre du Québec en . Elle occupera aussi les fonctions de ministre des Ressources naturelles et de la Faune (2009-2011), ministre responsable du Plan Nord, ainsi que ministre responsable de la région Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

En , elle se retire de la vie politique pour devenir consultante dans le secteur privé et publique. De 2015 à 2016, elle est animatrice de radio au FM93. En , elle est accusée notamment de complot, de fraude et d'abus de confiance, pour des gestes commis lorsqu'elle était au gouvernement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts de son implication[modifier | modifier le code]

Nathalie Normandeau est titulaire d'un baccalauréat en sciences politiques et d'un certificat en études africaines de l'Université Laval de Québec. Toujours engagée dans son milieu, elle a été membre du conseil d'administration de plusieurs organismes : la Fondation Gérard-D.-Lévesque, la Société d'aide au développement des collectivités (SADC) et la Corporation de développement économique de Carleton-Maria. Normandeau a aussi travaillé au cabinet du premier ministre Bourassa, de 1988 à 1992, comme responsable de l'agenda du chef de cabinet, puis comme relationniste du service de presse. Elle a également été directrice de La Source alimentaire Bonavignon à Maria, en 1995.

En 1995, elle devient mairesse de la Municipalité locale de Maria, en Gaspésie, poste qu'elle occupera jusqu'en 1998.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Normandeau se présente lors de l'élection générale québécoise de 1998 pour le Parti libéral du Québec dans la circonscription de Bonaventure pour la première fois à l'élection de novembre 1998. Elle réussit à battre de justesse le député péquiste sortant Marcel Landry. Son parti étant dans l'opposition, elle devient porte-parole de l'opposition officielle en matière de ressources naturelles et de pêcheries ainsi que dans le dossier des régions. Elle est membre de la Délégation de l'Assemblée nationale pour la coopération interparlementaire (DANCI) et membre de la Délégation de l'Assemblée nationale pour les relations avec les institutions européennes (DANRIE).

Normandeau est réélue lors de l'élection générale de 2003, alors que le Parti libéral du Québec prend le pouvoir. Le , elle fait son entrée dans le nouveau gouvernement Charest, comme ministre déléguée au Développement régional et au Tourisme et ministre responsable de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Puis, lors du remaniement ministériel de , elle devient plutôt ministre des Affaires municipales et des Régions et présidente du Comité ministériel à la décentralisation et aux régions. À titre de ministre des Affaires municipales, Normandeau est souvent appelée à intervenir dans les conflits opposant les municipalités et les conseils d'agglomération créés dans le cadre des réorganisations municipales québécoises de 2002-2006[1],[2],[3].

Après sa réélection en 2007, elle est reconduite dans ses fonctions aux affaires municipales, mais aussi promue vice-première ministre du Québec. Après les élection générale de 2008, elle conserve les mêmes fonctions et son titre de ministre devient maintenant « ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire ».

Le 6 septembre 2011, Nathalie Normandeau a annoncé son départ de la vie politique, à la fois à titre de député et de ministre, citant des raisons personnelles et le désir de relever de nouveaux défis[4].

Vie après la politique[modifier | modifier le code]

Le 12 janvier 2012, TVA Nouvelles annonce que Nathalie Normandeau deviendra vice-présidente du développement stratégique pour la firme d'experts-comptables de Montréal, Raymond Chabot Grant Thornton[5]. Elle quitte ses fonctions d'un commun accord le [6]. À partir de , elle est co-animatrice avec Éric Duhaime dans l'émission de radio du midi Normandeau-Duhaime diffusée au FM93 à Québec[7]. Cette émission de radio est devenue la plus écoutée à Québec en chiffres absolus à l'automne 2015[8]. Elle est suspendue sans solde par la direction du FM93 en suite à son arrestation et le titre de l'émission quelle co-animait devient Duhaime le midi[9].

Démêlées avec la justice[modifier | modifier le code]

Le , Normandeau est visée par le Directeur général des élections du Québec pour « financement illégal dans une activité de financement, en octobre 2008, au bénéfice du Parti libéral du Québec (PLQ) et plus spécifiquement de l'ex-vice première ministre Nathalie Normandeau[10]. »

Le , elle est arrêtée par l'Unité permanente anticorruption en lien avec du financement illégal de partis politiques. Elle est accusée de complot, fraude, abus de confiance, corruption de fonctionnaires et utilisation de la charge publique pour obtenir des faveurs. Elle pourrait écoper jusqu'à 20 ans d'emprisonnement ferme. D'autre personnalité politique ont également arrêtés au même moment Marc-Yvan Côté, Bruno Lortie, France Michaud[11] ainsi que l'attaché politique de Pauline Marois, ancienne Première ministre du Québec et chef du Parti Québécois, Ernest Murray[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Dans son édition du , le quotidien Le Soleil a révélé que Normandeau a une liaison amoureuse avec le député François Bonnardel de l'Action démocratique du Québec[13]. L'information, confirmée au journal par Normandeau[13], pose des questions sur le traitement qui serait accordé par le ministère des Affaires municipales aux dossiers touchant la circonscription du député de l'opposition[14] ainsi que sur le secret des délibérations et des documents du Conseil des ministres[15].

Par la suite, elle a été liée avec l'ancien directeur du Service de police de la ville de Montréal, Yvan Delorme[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ville de Saint-Bruno-de-Montarville, « Déclaration du maire de Saint-Bruno-de-Montarville », sur www.newswire.ca, CNW,‎ (consulté le 24 avril 2009).
  2. Régys Caron, « Non à l'expert », Journal de Québec,‎ (lire en ligne).
  3. Nathalie Normandeau, « Point de presse de Mme Nathalie Normandeau, ministre des Affaires municipales et des Régions », Assemblée nationale du Québec,‎ (consulté le 24 avril 2009).
  4. Cyberpresse.ca : Nathalie Normandeau démissionne
  5. Argent - Canoë.ca : Nathalie Normandeau trouve un emploi lié au Plan Nord
  6. http://www.lelezard.com/communique-2173142.html
  7. http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/quebec/archives/2014/11/20141105-181435.html
  8. Guimond, Josée, Sondage Numeris: FM93 domine le marché, Le Soleil, 3 décembre 2015, consulté en ligne le 21 mars 2016
  9. Provencher, Normand, Éric Duhaime dit vivre un «cauchemar», Le Soleil, 17 mars 2016, consulté en ligne le 21 mars 2016
  10. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2013/10/08/004-dge-accusations-financement-illegal-plq-normandeau.shtml
  11. (fr) Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Les anciens ministres libéraux Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté ont été arrêtés par l’Unité permanente anticorruption », sur Radio-Canada.ca (consulté le 17 mars 2016)
  12. (fr) Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Que pense le PQ de l'arrestation de l'attaché politique de Pauline Marois, Ernest Murray? », sur Radio-Canada.ca (consulté le 20 mars 2016)
  13. a et b Michel Corbeil et Simon Boivin, « Idylle Normandeau-Bonnardel: la ministre lève le voile », Le Soleil,‎ , p. 2-3 (lire en ligne).
  14. Gilbert Lavoie, « Vie privée ou intérêt public? », Le Soleil,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  15. Simon Boivin et Michel Corbeil, « Idylle Normandeau-Bonnardel: une «situation délicate», croit le jurisconsulte », Le Soleil,‎ , p. 3 (lire en ligne).
  16. Lessard, Denis, Nathalie Normandeau: le long tour de la Gaspésienne, La Presse, 18 juin 2014, consulté en ligne le 21 mars 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]