Bonobo

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Pan paniscus • Chimpanzé nain, Chimpanzé pygmée

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Le Bonobo[1], Chimpanzé nain[1] ou Chimpanzé pygmée[1] (Pan paniscus) est une espèce de primates de la famille des Hominidés. Proche du Chimpanzé commun (Pan troglodytes), il s'en distingue surtout par une organisation sociale qui a recours aux relations sexuelles et à un bouc émissaire comme mode de résolution des conflits au sein du groupe. Endémique de la République démocratique du Congo, le mot « bonobo » découle de la déformation du nom de la ville de Bolobo. L'espèce est en danger de disparition, le déclin des populations étant principalement dû à la déforestation et au braconnage pour sa chair.

Description[modifier | modifier le code]

Le mâle mesure environ 1,19 m pour un poids allant de 37 à 61 kg (45 kg en moyenne). La femelle mesure 1,11 m pour un poids allant de 27 à 38 kg (33,2 kg en moyenne). Le dimorphisme sexuel est moins prononcé que chez la plupart des primates.

Il se distingue notamment du Chimpanzé commun par une face foncée plutôt que claire et leurs poils sont généralement plus longs que chez ce dernier[2].

L'espérance de vie dans la nature est de 20 ans et jusqu'à 60 ans en captivité.

Habitat et répartition[modifier | modifier le code]

Carte de répartition du bonobo en Afrique.

Ils vivent dans les forêts équatoriales de la République démocratique du Congo, entre le fleuve Congo et la rivière Kasaï.

Comportement[modifier | modifier le code]

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Le bonobo se nourrit essentiellement de fruits mûrs, à 57 %, et de plantes. Son régime alimentaire comporte aussi des racines et des produits d'origine animale (poissons, petits mammifères, miel). Il arrive occasionnellement qu'il mange de petits invertébrés, insectes et vers. Les bonobos consacrent 40 % de leur temps à chercher leur nourriture et à la consommer[3]. Bien qu'ils soient omnivores[4], leur régime alimentaire comporte moins de produits carnés que celui des Chimpanzés communs[5], de sorte qu'on les classe parfois dans la catégorie des animaux frugivores non stricts.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Bonobos s'occupant d'un petit.

Les femelles et les mâles arrivent généralement à maturité sexuelle entre l'âge de 13 et 15 ans.

Ils peuvent se reproduire toute l'année et la période de gestation dure de 230 à 240 jours. Chaque femelle donne naissance à un seul petit à la fois qui pèse aux alentours de 1,3 kg à la naissance. La femelle met un petit au monde environ tous les cinq ans, comme chez les chimpanzés. Le rythme des naissances est surtout limité par l'infécondité des femelles pendant l'allaitement qui dure 3 à 4 ans.

Organisation sociale et sexualité[modifier | modifier le code]

Les bonobos vivent en groupes qui peuvent compter jusqu'à une centaine d'individus.

En milieu naturel, les mâles et les femelles cherchent la nourriture ensemble, mais ce sont les femelles qui décident de la répartition. Par ailleurs, des orphelins peuvent se faire adopter par des adultes.

Le Bonobo révèle une aptitude à l'utilisation d'outils. Par exemple l'utilisation de branches comme arme de jets lors des affrontements de mâles, et aussi de baguettes qu'il plonge dans les termitières pour en extraire les insectes qui constituent un de ses mets favoris.

Sexualité[modifier | modifier le code]

Chez les bonobos, les relations sexuelles, feintes ou réelles, sont plus souvent utilisées comme mode de résolution des conflits, à côté des mécanismes de domination. Les études suggèrent que les trois quarts des rapports sexuels entre bonobos n'ont pas de fin reproductive, mais plutôt sociale, et que presque tous les bonobos sont pansexuels. Des scientifiques ont appelé cette méthode d'accouplement le « sexe convivial »[6].

Il est courant qu'un membre du groupe pratique des actes sexuels dans le but de plaire à un autre membre ou pour réduire les tensions sociales. Par exemple, un individu subordonné peut utiliser des actes sexuels pour calmer un autre individu plus fort ou plus agressif. Mais si la fréquence des rapports est exceptionnelle dans le règne animal, et supérieure à celle de tous les primates, les accouplements sont rapides et furtifs, sans aucun geste préparatoire, et ne durent en moyenne qu'une quinzaine de secondes. Leur seul tabou sexuel serait l'inceste, bien que les relations sexuelles incluent également les juvéniles[réf. nécessaire].

Deux singes accouplés face à face
Accouplement de deux bonobos

À côté des pratiques sexuelles variées dont la sexualité orale, le baiser avec la langue ou les rapports homosexuels (le primatologue Frans de Waal préfère d'ailleurs parler de « pansexualité » et non pas d'homosexualité ou de bisexualité, pour insister sur le fait que la sexualité du bonobo est totalement ouverte à toutes les relations, et n'est pas orientée vers un seul sexe, un seul genre ; il a même découvert chez les Bonobos une pratique, l'« escrime au pénis »[6], qui peut être comparé à la pratique du frottement entre deux pénis chez les humains), le bonobo serait l'un des seuls mammifères à pratiquer, comme l'humain, le coït ventro-ventral (face à face)[réf. nécessaire].

Bouc émissaire[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, l'organisation sociale des bonobos en captivité présente une autre particularité. La paix du groupe est également maintenue par l'existence d'un bouc émissaire (ou pharmakos)[citation nécessaire]. Lorsqu'un groupe de chercheurs[citation nécessaire] a retiré un bonobo blessé et frappé par les autres membres du groupe, une accentuation de la violence et une baisse de la sexualité ont pu être remarquées. A contrario, lorsque ce dernier fut ré-intégré au groupe, la paix du groupe fut ré-instaurée.

Le phénomène de la consolation[modifier | modifier le code]

Comme chez les autres grands anthropomorphes et chez les humains, le phénomène nommé « third party affiliation » — ou bien le contact affectif (« affiliation contact ») offert à la victime d'une agression par un membre du groupe autre que l'agresseur — est présente chez les bonobos[7]. Une étude récente[8] a montré que soit le contact affectif spontanément offert par un membre du groupe à la victime, soit le contact demandé par la victime (sollicité) peut réduire la probabilité d'une nouvelle agression par des membres du groupe sur la victime (ce fait appuie l'« hypothèse de protection de la victime » – « Victim protection hypothesis »). Pourtant, seulement le contact affectif spontané réduit l'anxiété de la victime, suggérant non seulement que le contact non sollicité a une fonction consolatrice mais aussi que le geste spontané — plus de la protection — fonctionne en calmant le sujet en détresse. Les auteurs émettent l'hypothèse que la victime peut percevoir la motivation du consolateur, qui ne nécessite pas d’invitation pour offrir un contact affectif après le conflit. En outre, le contact spontané — et non pas le contact sollicité — était influencé par le lien affectif existant entre le consolateur et la victime (ce qui appuie l'« hypothèse de consolation », « Consolation hypothesis »). À ce propos, les auteurs ont observé que le contact spontané suivait la pente empathique décrite pour les humains, étant principalement offert aux parents, puis aux « amis » et, avec une fréquence plus basse, aux connaissances (la qualité de relation entre les individus a été déterminée en utilisant les taux de contacts entre les individus). Par conséquent, la consolation chez le bonobo pourrait être un phénomène basé sur l’empathie.

Intelligence et communication[modifier | modifier le code]

Bonobo utilisant une baguette de bois pour attraper des termites.
Article détaillé : Kanzi.

Le potentiel intellectuel des bonobos ne laisse pas indifférent.

Dans l'Iowa, une psychologue américaine, dans le cadre d'une étude de la capacité des bonobo à comprendre le langage humain, a fait apprendre l'utilisation de 348 symboles d'un clavier à un bonobo mâle de 26 ans, nommé Kanzi[9].

Il a appris à combiner ces symboles dans ce que les linguistes appellent une « proto-grammaire ». Les symboles se réfèrent aux objets familiers (le yaourt, la clé, le ventre, la boule…), des activités favorites (la poursuite, les chatouilles…) et même quelques concepts considérés assez abstraits (le présent, ce qui est mal…). La psychologue affirme qu'il comprend en plus jusqu'à 3 000 mots anglais parlés, qui ne font pas forcément partie du vocabulaire de son clavier. Elle ajoute qu'il peut s'exprimer vocalement et répondre convenablement aux commandes comme « mets le savon dans l'eau » ou « porte tel objet dehors » (en anglais).

Une étude rétrospective publiée en 2016 conclut que l'intelligence grammaticale de Kanzi a cependant été partiellement surestimée[10]. Le linguiste Robert Truswell[10] pense que le bonobo a plus de difficultés que l'humain dans le traitement complexe du nombre (syntagmes nominaux) au sein d'une structure grammaticale ; cependant Truswell considère que l'humain ne nait probablement pas avec la capacité d'interpréter ce type de structure grammaticale, il doit apprendre à l'utiliser[10].

Le comportement bipède[modifier | modifier le code]

Sa morphologie particulière, notamment avec ses longs membres postérieurs et son faible indice intermembral, lui donne une apparence plus proche de l'être humain que le chimpanzé commun [11]. Néanmoins, plusieurs études (en captivité) ont montré que la proportion de bipédie dans son répertoire posturo-locomoteur était la même que celle observée chez le chimpanzé [12]. La différence entre les deux espèces se retrouve plutôt dans le contexte d'utilisation de la bipédie. Tandis que le bonobo l'utilise préférentiellement pour la vigilance et le transport d'objets, le chimpanzé l'utilise lors de démonstrations de dominance [13].

Classification[modifier | modifier le code]

Pan paniscus est une espèce de Panines (genre Pan), membres de la famille des Hominidés et de l'ordre des Primates.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bonobo a été décrit pour la première fois en 1929 par l'anatomiste et zoologiste berlinois Ernst Schwarz, avec le rang de sous-espèce (Pan satyrus paniscus), grâce à une série de crânes conservés au musée royal du Congo belge (actuellement musée royal de l'Afrique centrale, à Tervuren en Belgique). La parution officielle est une description scientifique publiée en allemand : « Das Vorkommen des Schimpansen auf den linken Kongo-Ufer », qui ne compte qu’une quarantaine de lignes, dans la Revue de zoologie et de botanique africaine du . Elle fournit les mesures d’un seul spécimen.

Après la publication de Schwarz, l’Américain Harold Jefferson Coolidge (1904-1985) réalise des études dans les collections de différents musées, ainsi que la dissection complète d’un spécimen[14]. À l’issue de ce travail minutieux, il publie en 1933 un article de cinquante-sept pages[15], dans lequel il préconise d'envisager le « chimpanzé pygmée » comme une espèce à part entière, Pan paniscus[16].

Le Bonobo et l'Homme[modifier | modifier le code]

Proximité génétique[modifier | modifier le code]

Femelle bonobo allongée, embrassant son bébé
Le bonobo est génétiquement très proche de l'humain

Les méthodes phylogénétiques ont permis d'établir que Pan paniscus et Pan troglodytes sont les primates les plus proches de l'homme. Entre deux humains, les génotypes sont semblables à 99,9 %[17], tandis que la ressemblance entre l'humain et le bonobo serait de 98,7 %[18]. Selon des analyses qui se fondent sur une horloge moléculaire au taux de mutation de 10-9 mutation par année, l'homme aurait divergé il y a 4,5 millions d'années, tandis que l'embranchement bonobo-chimpanzé remonterait à 1 million d'années[18]. L'homme est également plus proche des deux espèces de chimpanzé qu'il ne l'est d'autres primates, comme le gorille dont la divergence remonte à environ 8 millions d'années. Notamment à cause de cette ressemblance extrême, certains auteurs, minoritaires, proposent même de classer chimpanzés et bonobos dans le genre Homo (cf. Wildman et al., 2003), qu'ils appellent ainsi respectivement Homo troglodytes et Homo paniscus.

Concurrence écologique[modifier | modifier le code]

L'espèce est aujourd'hui menacée de disparition à brève échéance à cause de la dégradation de son habitat naturel (déforestation). Depuis la guerre civile de 1996 au Congo, les bonobos sont, en outre, victimes de braconnage de la part des populations locales qui consomment leur viande.

Bien que le bonobo soit légalement protégé, la mise en œuvre de la loi n'est pas parfaite, et les efforts de conservation sont entravés par la corruption, l'isolement, aussi bien que par une instabilité politique. La seule présence active et permanente sur le terrain est assurée par des ONG et des projets de recherche. Des ONG travaillent pour renforcer la capacité d'intervention de l'Institut congolais pour la conservation de la nature dans le parc national de la Salonga. Ailleurs, des ONG ont recours à des approches participatives pour amener les autochtones à une utilisation durable des ressources naturelles pour une conservation à long terme.

Mesures de protection[modifier | modifier le code]

Le bonobo est sur la liste rouge de l'UICN des espèces menacées, son statut de conservation est au niveau « en danger » depuis 1996. Les populations sont en déclin. Il n'était que « vulnérable » en 1986[19].

Jusqu'en 2007, la seule aire protégée habitée par les bonobos était le parc national de la Salonga (33 346 km2).

Pour aider à sauver ce primate singulier et menacé, qui vit exclusivement dans les forêts pluviales de la République démocratique du Congo, le gouvernement congolais et l'« Initiative de conservation du Bonobo », basée aux États-Unis, ont créé un vaste sanctuaire. La réserve naturelle du Sankuru, avec ses 30 570 km2, abrite sans doute plusieurs milliers d'individus, sur une population estimée entre 5 000[20] et 50 000 (les chiffres sont imprécis, une décennie de guerre civile ayant empêché les chercheurs d'accéder à la zone). Afin que cette réserve joue pleinement son rôle, les communautés locales se sont engagées à ne plus chasser les bonobos – c'est la principale menace qui pèse sur l'espèce – en échange d'une aide au développement. Sankuru constitue le premier maillon d'un futur réseau de réserves baptisé « Forêt de la paix des bonobos »[21].

Le Bonobo dans la culture[modifier | modifier le code]

« Mythe du bonobo »[modifier | modifier le code]

Le primatologue allemand Gottfried Hohmann a souhaité mettre en évidence, par un exemple, que le pacifisme n'était pas une conduite immuable à laquelle le bonobo se conformait sans faille. Le bonobo est, selon lui, un cousin de l'homme seulement moins agressif que celui-ci, mais cette théorie reste à vérifier[22].

Takayoshi Kano[23], de l'Institut de primatologie de Kyoto, a commencé, en 1973, à étudier les bonobos dans leur milieu. Dans son livre, The Last Ape (Le Dernier Grand Singe), il oppose sans cesse le chimpanzé brutal et jaloux au bonobo pacifique et libertin. Selon lui, la société humaine serait née d'une liberté sexuelle comparable, et non de l'agression, comme le soutient Konrad Lorenz. De même, de Waal parle d'une espèce qui « fait l'amour, pas la guerre »[6].

Médias[modifier | modifier le code]

  • Le film documentaire Bonobos, sorti le 30 mars 2011 et réalisé par Alain Tixier, traite de la vie des bonobos dans un parc animalier unique au monde qui leur est consacré. Claudine André, spécialiste des bonobos, recueille Béni, un petit bonobo capturé par les hommes, pour lui réapprendre la vie en communauté.
  • Sur la chaîne de télé Gulli, le singe en images de synthèse présentant la météo est un bonobo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. (ISBN 0444518770), 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé
  2. Référence Animal Diversity Web : Pan paniscus (en)
  3. « Bonobo », sur Université du Wisconsin (consulté le 9 janvier 2017).
  4. « Pan paniscus », sur Union internationale pour la conservation de la nature (consulté le 9 janvier 2017).
  5. « Comparaison du bonobo avec le chimpanzé », sur pan-paniscus.org (consulté le 9 janvier 2017).
  6. a, b et c James Owen, Homosexual Activity Among Animals Stirs Debate, National Geographic, 23 juillet 2004
  7. E. Palagi et T. Paoli et al (2004), « Reconciliation and consolation in captive bonobos (Pan paniscus) ». Am J Primatol 62: 15–30. DOI:10.1002/ajp.20000
  8. E. Palagi et I. Norscia (2013), « Bonobos Protect and Console Friends and Kin ». PLoS ONE 8(11): e79290. DOI:10.1371/journal.pone.0079290
  9. Paul Raffaele, « Speaking Bonobo », Smithsonian,‎ (lire en ligne)
  10. a, b et c Catherine Matacic, « Ape ‘language ace’ gets tripped up by simple grammar », Sciencemag.org,‎ (DOI 10.1126/science.aaf9832, lire en ligne)
  11. Coolidge HJ, Shea BT (1982) External body dimensions of Pan paniscus and Pan troglodytes chimpanzees. Primates 23(2):245-251
  12. Smith LW, Delgado RA (2015) Body language: The interplay between positional behavior and gestural signaling in the genus Pan and its implications for language evolution. American Journal of Physical Anthropology 157(4):592-602
  13. E.N. Videan et W.C. McGrew, « Are bonobos (Pan paniscus) really more bipedal than chimpanzees (Pan troglodytes)? », American Journal of Primatology, vol. 54, no 4,‎ , p. 233-239 (lire en ligne [PDF])
  14. (Am.Mus.Nat.Hist. #86857)
  15. Coolidge H. J. (1933), « Pan paniscus. Pigmy Chimpanzee from South of the Congo River » in American Journal of Physical Anthropology, vol. XVIII, no 1, juillet-septembre 1933
  16. Herzfeld C. (2007), « L’invention du bonobo », Bulletin d’histoire et d’épistémologie des sciences de la vie, volume 14, numéro 2, 2007
  17. Pour donner un ordre de grandeur les génomes sont semblables à 90 % avec le rat, 50 % avec la levure.
  18. a et b Kay Prüfer et al., « The bonobo genome compared with the chimpanzee and human genomes », Nature.org,‎ (DOI 10.1038/nature11128, lire en ligne)
  19. UICN, consulté le 28 septembre 2017
  20. « Bonobo - Making Love Every Few Minutes Does Not Guarantee Survival », sur www.aussiepete.com, (consulté le 31 août 2016)
  21. National Geographic France septembre 2008
  22. Free loving hip, Wired
  23. [1] From the pioneering research of Dr Takayoshi Kano

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frans De Waal et Frans Lanting, Bonobos, le bonheur d'être singe (Bonobo, the forgotten ape), traduction française de Jean-Paul Mourlon, Fayard, 1999. (ISBN 2-213-60492-4) ;
  • (en) Chie Hashimoto, Context and Development of Sexual Behavior of Wild Bonobos (Pan paniscus) at Wamba, Zaire, in International Journal of Primatology, Vol. 18, No. 1, 1997 ;
  • (en) Wildman et al., Implications of natural selection in chaping 99.4% non synonymous DNA identity between humans and chimpanzees: enlarging genus Homo, P.N.A.S. 100 (12), 7181-7188, 2003.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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