Orang-outan de Sumatra

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Pongo abelii

Pongo abelii
Description de cette image, également commentée ci-après
Spécimen dans le centre de réhabilitation
de Bukit Lawang, Sumatra
Classification selon MSW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Ordre Primates
Sous-ordre Haplorrhini
Infra-ordre Simiiformes
Micro-ordre Catarrhini
Super-famille Hominoidea
Famille Hominidae
Sous-famille Ponginae
Genre Pongo

Nom binominal

Pongo abelii
Lesson, 1827

Statut de conservation UICN

( CR )
CR A2cd :
En danger critique d'extinction

Statut CITES

Sur l'annexe I de la CITES Annexe I , Rév. du 01/07/1975

Répartition géographique

Description de l'image Mapa distribuicao pongo abelii.png.

L'Orang-outan de Sumatra[1] (Pongo abelii) est l'une des trois espèces du genre orang-outan, qui appartient à la famille des hominidés.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

L'espèce présente un fort dimorphisme sexuel. Les mâles mesurent en moyenne 97 cm pour un poids moyen de 87 kg, tandis que les femelles mesurent en moyenne 78 cm pour un poids moyen de 37 kg[2]. Ils sont plus fin que les orangs-outans de Bornéo, ont des faces plus allongées et des poils plus longs et plus pâles[2]. L'orang-outan de Sumatra est plus grand que l'orang-outan de Bornéo[3].

Leur longévité moyenne serait d'environ 50 ans. En captivité, le record de longévité est atteint par Puan, une femelle morte à 62 ans au zoo de Perth[4].

Écologie et comportement[modifier | modifier le code]

L'orang-outan de Sumatra est plus arboricole que son cousin de Bornéo. Il se déplace d'arbre en arbre, peut-être à cause de la présence du tigre de Sumatra.

L'orang-outan de Sumatra est plus sociable que son homologue de Bornéo. Les individus se rassemblent en groupes pour se nourrir dans les figuiers. Cependant les mâles évitent le contact entre eux.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Par rapport à l'orang-outan de Bornéo, l'orang-outan de Sumatra a tendance à être plus frugivore et insectivore. Ses fruits préférés sont les fruits du jacquier et les figues. Il peut aussi manger des œufs d'oiseaux et des petits vertébrés.

Des orangs-outans de Sumatra sauvages ont été observés cassant des morceaux de branches qu'ils vont attacher aux extrémités. Puis ils vont enfoncer le bâton dans des creux d'arbres pour attraper des termites. Ils peuvent également se servir du bâton pour pousser des nids d'abeilles, et prendre le miel.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Les jeunes mâles s'accouplent plus avec des jeunes femelles car les plus matures peuvent plus facilement les repousser. Et les femelles adultes préfèrent s'accoupler avec des mâles matures.

Les femelles donnent naissance à des petits pour la première fois à environ 15 ans. Les bébés restent dépendants de leur mère jusqu'à leurs trois ans, mais après cette période, les jeunes resteront proches de leurs mères. Ils s'accouplent pour la première fois à environ 12,3 ans.

Habitat et répartition[modifier | modifier le code]

L'Orang-outan de Sumatra est endémique de l’île de Sumatra, en Indonésie. Il vit dans la forêt tropicale humide de basse altitude ainsi que dans la mangrove[3].

On trouve aussi dans le nord de l’île de Sumatra une espèce distincte, l'Orang-outan de Tapanuli.

L'orang-outan de Sumatra dispose de membres antérieurs exceptionnellement longs par rapport aux postérieurs. Démuni de queue préhensile, il peut néanmoins marcher en position bipède sur des branches étroites en se servant de ses bras pour s'équilibrer.

Statut de conservation et menaces[modifier | modifier le code]

L'orang-outan de Sumatra est une espèce menacée. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) l'a classée dans les espèces en danger critique d'extinction. Il est menacé par la déforestation, en raison d'une exploitation illégale de bois exotique ou pour céder la place à des plantations industrielles de palmiers à huile. On estime qu'il n'y avait plus, en 2016, que 13 800 individus vivant à l'état sauvage[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. (ISBN 0444518770), 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé
  2. a et b « Primate Factsheets: Orangutan (Pongo) Taxonomy, Morphology, & Ecology », sur pin.primate.wisc.edu (consulté le 16 février 2019)
  3. a et b (en) Référence Animal Diversity Web : Pongo abelii
  4. « L'orang-outan le plus âgé du monde est mort à l'âge de 62 ans », Sciences et Avenir,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juin 2018)
  5. (en) « Pongo abelii », sur IUCN Red List of Threatened Species (consulté le 7 février 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Références taxonomiques[modifier | modifier le code]