Bomis

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Bomis
Description de l'image Logo bomis.gif.
Création 1996
Dates clés 2001 Wikipedia
Personnages clés Jimmy Wales
Tim Shell
Michael Davis
Forme juridique Private
Siège social Drapeau des États-Unis St. Petersburg (Floride(États-Unis)
Actionnaires Jimmy Wales
Produits Portail Web
Publicité, photos érotiques et pornographiques
Site web www.bomis.com

Bomis ([bɒmɨs ], ce qui rime avec promise en anglais)[1] est une entreprise point com connue pour avoir aidé la création de Nupedia et Wikipédia, deux projets d'encyclopédie en ligne[2]. L'entreprise a été fondée par Jimmy Wales, Tim Shell et Michael Davis en 1996[3].

La compagnie essaya au départ une variété d'idées pour le contenu du site, en commençant par être un portail d'information à propos de la ville de Chicago. Le site élargit ensuite son contenu pour inclure des sujets destinés à un public mâle : les activités sportives, les automobiles et les femmes. Bomis devient populaire après s'être spécialisé dans le contenu classé X. «Bomis Babes» était un répertoire d'images érotiques. Le «Babe Engine» permetait aux utilisateurs de trouver du contenu érotique grâce à un moteur de recherche. Le directeur de la publicité remarqua que 99 pourcents des recherches étaient pour trouver des femmes nues.

La fondation Wikipédia débuta en 2003 avec un conseil d'administration composé des trois fondateurs de Bomis (Wales, Davis et Shell) et le siège sociale était dans la même ville que Bomis, à St. Petersburg, en Floride. Wales investit 100 000 $ de la part de Bomis avant que Wikipédia avant que celle-ci devienne une fondation à but non lucrative. Wales démissionne de son rôle de CEO de Bomis en 2004. Shell est CEO de la compagnie en 2005, en même temps qu'être sur le conseil d'administration de Wikipédia.

Histoire de la société[modifier | modifier le code]

Silvia Saint arbore un tee-shirt avec le logo de Bomis.
Deanna Merryman (en) avec un T-Shirt de la société Bomis en 2000.
Article connexe : Histoire de Wikipédia.

Contexte[modifier | modifier le code]

Jimmy Wales, doctorant à l'époque, quitta ses études avant de compléter sa thèse pour aller travailler en finance. Davis rencontra Wales en l'engageant chez Chicago Options Associates en 1994, en tant que trader se focusant sur les options et les contrats à terme. Wales a eu du succés pour déterminer les changements de prix des devises étrangères, et devient indépendamment riche. Wales devient ami avec Shell grâce à des discussions sur la philosophie sur une liste de diffusion.

Fondation[modifier | modifier le code]

Wales co-fonda Bomis avec comme associés Tim Shell et son directeur de l'époque : Michael Davis.

Contenu[modifier | modifier le code]

La source de revenu principale de Bomis était la vente de publicité sur le portail web bomis.com, ainsi que la vente sur le réseau d'images glamours, érotiques et pornographiques[4],[5].

Bomis et Wikipédia[modifier | modifier le code]

Pour démarrer le projet Nupedia, Bomis s'adjoignit les services de Larry Sanger qui eut par la suite l'idée de Wikipédia. Celle-ci était basée sur le concept de wiki inventé par Ward Cunningham. Bomis lui fournit les infrastructures nécessaires sur le Web : bande passante nécessaire, espace disque, nom de domaine. Sans le soutien financier initial de Bomis, Wikipédia n'aurait pas pu survivre[6][7].

Bomis restait propriétaire de quelques éléments de Wikipédia qui ne sont ni open source ni open content, c'est-à-dire dont la partie logicielle ou le contenu ne sont pas du domaine public comme les noms de domaine, jusqu'au transfert de ces propriétés à la Wikimedia Foundation qui a eu officiellement lieu le 20 juin 2003.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conway 2010, p. 7
  2. Harry Henderson, Encyclopedia of Computer Science and Technology, Facts on File,‎ (ISBN 1-4381-1003-0), p. 500
  3. Patricia B. Seybold, Outside Innovation: How Your Customers Will Co-Design Your Company's Future, HarperBusiness,‎ (ISBN 978-0-06-113590-3), p. 250.
  4. Susan Kuchinskas, « Jimmy Wales: Why the recession will not kill digital media », iMedia Connection,‎ (lire en ligne)
  5. (de) Daniel W. Szpilma, « Ich will kein Diktator sein », Basler Zeitung, Bâle, Suisse, Basler Zeitung Medien,‎ 1er septembre 2014 (OCLC 183307820, lire en ligne)
  6. Roy Rosenzweig, Clio Wired: The Future of the Past in the Digital Age, Columbia University Press,‎ (ISBN 0-231-52171-5), p. 54, 81, 258–261.
  7. Roy Rosenzweig, « Can History Be Open Source? », The Journal of American History, vol. 93, no 1,‎ , p. 117–146 (DOI 10.2307/4486062, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]