Aureil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Aureil
Église Saint-Gaucher d'Aureil.
Église Saint-Gaucher d'Aureil.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Saint-Léonard-de-Noblat
Intercommunalité Communauté d'agglomération Limoges Métropole
Maire
Mandat
Bernard Thalamy
2014-2020
Code postal 87220
Code commune 87005
Démographie
Population
municipale
985 hab. (2014)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 24″ nord, 1° 23′ 36″ est
Altitude Min. 330 m – Max. 481 m
Superficie 10,17 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne

Voir sur la carte administrative de la Haute-Vienne
City locator 14.svg
Aureil

Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne

Voir sur la carte topographique de la Haute-Vienne
City locator 14.svg
Aureil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aureil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aureil

Aureil (en occitan Aurèlh [ˈorɛ]) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine[1].

Ses habitants sont appelés les Aurétois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune d'Aureil en Haute-Vienne.

Aureil est située à 8 km au sud-est de Limoges, et 4 km de Feytiat.

Communes limitrophes d’Aureil
Saint-Just-le-Martel Royères
Feytiat Aureil La Geneytouse
Eyjeaux

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Gaucher

Aureil, dont le nom d’origine est Silvaticus (i.e la forêt) fut fondée entre 1081 et 1085 par Gaucher. Guidé par une vie ecclésiastique, Gaucher découvrit le Limousin à l’âge de 18 ans, où il fut accueilli par Humbert, chanoine de la cathédrale de Limoges.

Originaire de Meulan dans les Yvelines, Gaucher, fortement épris de solitude, est à la recherche d’un lieu de retraite.

Venu à Saint-Léonard-de-Noblat prier sur la sépulture de Léonard, et désireux de mener une vie semblable à ce dernier, il s’arrête à son retour vers Limoges dans un vallon qui porte aujourd’hui le nom d’un village de la commune : Chavagnac. Dans ce lieu, Gaucher y reste trois ans. Désireux d’y construire un monastère, il ne put cependant obtenir l’autorisation des propriétaires, les moines de Saint-Augustin et les religieuses de Notre-Dame-de-la-Règle de Limoges.

Le village à son origine

Selon la légende, une colombe qui ne cessait de l’importuner en emportant toujours dans une même direction le chaume qui couvrait sa hutte, le guide alors vers un autre lieu : Silvaticus. Propriété des chanoines de l’église de Saint-Etienne de Limoges, Gaucher n’eut aucune difficulté, soutenu par son maître Humbert, pour obtenir l’autorisation d’y construire un monastère.

Entre 1081 et 1085 – la date n’est pas précise – le prieuré, dédié à saint-Jean l’Evangéliste, est installé ; les premiers disciples (dont Germond, Lambert, Faucher,…) se placent alors sous la conduite de Gaucher. Par la suite, Etienne de Muret, fondateur de l’ordre de Grandmont, sera aussi l’un de ces disciples.

Le village s'est développé non loin d'un prieuré de chanoines réguliers fondé par saint Gaucher au XIe siècle. On célèbre encore, tous les sept ans, Gaucher et son compagnon Faucher lors des Ostensions septennales.

On a découvert à Aureil une mine d'or datant de l'époque gallo-romaine, ce qui pourrait expliquer le nom de la commune qui pourrait alors venir du latin aurum "or".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2014 Daniel Demarty PS  
mars 2014 en cours Bernard Thalamy[4] PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 985 habitants, en augmentation de 9,2 % par rapport à 2009 (Haute-Vienne : 0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
368 361 376 415 394 410 421 402 432
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
445 391 417 447 526 509 526 519 510
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
503 552 562 506 487 467 453 427 412
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
360 317 465 597 707 777 809 902 985
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Bost-las-Mongeas, à quelques centaines de mètres de la commune, s'élève l'ancienne église du prieuré d'Aureil, dont la partie la plus ancienne date du XIe siècle ; aujourd'hui propriété privée[9]. Elle conserve un beau portail de style gothique limousin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Carte géographique », sur maps.google.fr (consulté le 31 juillet 2010)
  2. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 31 juillet 2010)
  3. « Les maires de la commune » (consulté le 31 juillet 2010)
  4. [PDF]Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Prieuré de chanoines réguliers, église paroissiale Saint-Jean-l'Evangéliste à Aureil », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 30 juillet 2010)