Aureil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Aureil
Image illustrative de l'article Aureil
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Saint-Léonard-de-Noblat
Intercommunalité Communauté d'agglomération Limoges Métropole
Maire
Mandat
Bernard Thalamy
2014-2020
Code postal 87220
Code commune 87005
Démographie
Population
municipale
958 hab. (2012)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 24″ N 1° 23′ 36″ E / 45.8066666667, 1.3933333333345° 48′ 24″ Nord 1° 23′ 36″ Est / 45.8066666667, 1.39333333333
Altitude Min. 330 m – Max. 481 m
Superficie 10,17 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne

Voir sur la carte administrative de la Haute-Vienne
City locator 14.svg
Aureil

Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne

Voir sur la carte topographique de la Haute-Vienne
City locator 14.svg
Aureil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aureil

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aureil

Aureil (en occitan Aurèlh [ˈorɛ]) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne en région Limousin[1].

Ses habitants sont appelés les Aurétois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune d'Aureil en Haute-Vienne.

Aureil est situé à 8 km au sud-est de Limoges, et 4 km de Feytiat.

Communes limitrophes d’Aureil
Saint-Just-le-Martel Royères
Feytiat Aureil La Geneytouse
Eyjeaux

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Gaucher

Aureil, dont le nom d’origine est Silvaticus (i.e la forêt) fut fondé entre 1081 et 1085 par Gaucher. Guidé par une vie ecclésiastique, Gaucher découvrit le Limousin à l’âge de 18 ans, où il fut accueilli par Humbert, chanoine de la cathédrale de Limoges.

Originaire de Meulan dans les Yvelines, Gaucher, fortement épris de solitude, est à la recherche d’un lieu de retraite.

Venu à Saint Léonard de Noblat prier sur la sépulture de Léonard, et désireux de mener une vie semblable à ce dernier, il s’arrête à son retour vers Limoges dans un vallon qui porte aujourd’hui le nom d’un village de la commune : Chavagnac. Dans ce lieu, Gaucher y reste trois ans. Désireux d’y construire un monastère, il ne put cependant obtenir l’autorisation des propriétaires, les moines de Saint-Augustin et les religieuses de Notre Dame de la Règle de Limoges.

Le village à son origine

Selon la légende, une colombe qui ne cessait de l’importuner en emportant toujours dans une même direction le chaume qui couvrait sa hutte, le guide alors vers un autre lieu : Silvaticus. Propriété des chanoines de l’église de Saint-Etienne de Limoges, Gaucher n’eut aucune difficulté, soutenu par son maître Humbert, pour obtenir l’autorisation d’y construire un monastère.

Entre 1081 et 1085 – la date n’est pas précise – le prieuré, dédié à Saint-Jean l’Evangéliste, est installé ; les premiers disciples (dont Germond, Lambert, Faucher,…) se placent alors sous la conduite de Gaucher. Par la suite, Etienne de Muret, fondateur de l’ordre de Grandmont, sera aussi l’un de ces disciples.

Le village s'est développé non loin d'un prieuré de chanoines réguliers fondé par Saint Gaucher au XIe siècle. On célèbre encore, tous les sept ans, Gaucher et son compagnon Faucher lors des Ostensions septennales.

On a découvert à Aureil une mine d'or datant de l'époque gallo-romaine, ce qui pourrait expliquer le nom de la commune qui pourrait alors venir du latin aurum "or".

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 mars 2014 Daniel Demarty PS  
mars 2014 en cours Bernard Thalamy[4]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 958 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
368 361 376 415 394 410 421 402 432
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
445 391 417 447 526 509 526 519 510
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
503 552 562 506 487 467 453 427 412
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
360 317 465 597 707 777 809 823 902
2012 - - - - - - - -
958 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Bost-las-Mongeas, à quelques centaines de mètres de la commune, s'élève l'ancienne église du prieuré d'Aureil, dont la partie la plus ancienne date du XIe siècle ; aujourd'hui propriété privée[7]. Elle conserve un beau portail de style gothique limousin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Carte géographique », sur maps.google.fr (consulté le 31 juillet 2010)
  2. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 31 juillet 2010)
  3. « Les maires de la commune » (consulté le 31 juillet 2010)
  4. [PDF]Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  7. « Prieuré de chanoines réguliers, église paroissiale Saint-Jean-l'Evangéliste à Aureil », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 30 juillet 2010)