Saint-Léger-la-Montagne

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Saint-Léger-la-Montagne
Saint-Léger-la-Montagne
Vue générale du bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Ambazac
Intercommunalité Communauté de communes Élan Limousin Avenir Nature
Maire
Mandat
Gisèle JOUANNETAUD
2016-2020
Code postal 87340
Code commune 87159
Démographie
Population
municipale
346 hab. (2016 en augmentation de 9,84 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 01′ 50″ nord, 1° 25′ 12″ est
Altitude Min. 418 m
Max. 701 m
Superficie 32,62 km2
Localisation

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Saint-Léger-la-Montagne (Sent Legèr en occitan) est une commune française située au Monts d'Ambazac dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Léger-la-Montagne en Haute-Vienne.

Saint-Léger-la-Montagne abrite le point culminant des monts d'Ambazac (le puy de Sauvagnac, 701 mètres), dans un paysage contrasté de monts et vallons ; le visiteur y trouve une nature riche et diversifiée.

Saint-Léger-la-Montagne s’enorgueillit, à juste titre, de son patrimoine forestier. Celui-ci est composé de bois, futaies, taillis, châtaigneraies, etc. ; pour partie, la forêt, gérée par l’ONF, représente environ 200 hectares de résineux.

Saint-Léger-la Montagne couvre une superficie de 3 262 ha.

Communes limitrophes de Saint-Léger-la-Montagne[1]
Bersac-sur-Rivalier Saint-Sulpice-Laurière
Razès Saint-Léger-la-Montagne Jabreilles-les-Bordes
Saint-Sylvestre Ambazac La Jonchère-Saint-Maurice,
Saint-Laurent-les-Églises


À découvrir également, la réserve naturelle nationale de la tourbière des Dauges.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Léger-la-Montagne

En 1791, le curé de Saint-Léger, pour ne pas être expulsé de sa paroisse, accepte de prêter serment à la Constitution civile du clergé[2].

En 1829, la commune de Saint-Pierre-la-Montagne, comprenant le bourg de ce nom et les villages des Combes, Lécuras et Maléty, est réunie à Saint-Léger-la-Montagne où elle ne constitue plus qu'une section. Cette réunion donne lieu à de longues protestations des habitants de Saint-Pierre qui se plaignent de l'éloignement du chef-lieu et du peu de considération de la part des élus de Saint-Léger, majoritaires au conseil municipal. Ceux de Saint-Pierre renouvellent leur revendication après la révolution de 1848 en faisant valoir que la réunion a été imposée sous le règne absolutiste de Charles X et sous l'influence du baron de Saint-Léger. Ils formulent de nouveau leur revendication auprès du préfet en 1872 : ils ne souhaitent pas la division de la paroisse et conservent leur confiance au curé de Saint-Léger, bien qu'ils aient gardé une église et un cimetière distincts, mais ils souhaitent décider seuls des dépenses d'intérêt local ; ils ont réuni par souscription la somme de 2 000 francs pour la construction d'une école à Saint-Pierre. Mais leur demande n'aboutit pas[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 janvier 2016 Claude Péricaud[4]    
janvier 2016 à ce jour Gisèle JOUANNETAUD[5]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2016, la commune comptait 346 habitants[Note 1], en augmentation de 9,84 % par rapport à 2011 (Haute-Vienne : -0,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9051 1291 0018361 0711 1051 1061 1571 226
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2221 1431 1311 1341 2001 1301 1431 1261 129
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0911 0931 064927834762781691596
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
501474423392365342318314309
2013 2016 - - - - - - -
332346-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église du bourg, du XIIe siècle et XIIIe siècle, composée d’une partie romane et d’une autre gothique, abrite une remarquable stalle de bois de l’abbé de Grammont, une statue de saint Roch, une pierre tombale.
  • La Couze est une rivière française, du Nord-Ouest du Limousin, qui coule dans le département de la Haute-Vienne. C'est un affluent de la Gartempe (rive gauche), et donc un sous-affluent de la Loire, par la Gartempe puis par la Creuse, et enfin par la Vienne.
  • Notre-Dame de Sauvagnac (XIIe siècle), remaniée à plusieurs reprises, a gardé la nef et les piliers massifs de ses origines. Pietà du XVe siècle, célèbre par son pèlerinage : statue de Notre-Dame, Vierge à l’Enfant, Vierge de Pitié en bois.
  • Saint-Pierre-la-Montagne, village situé entre Saint-Léger-la-Montagne et Mallety. Son église, datée du XIIe siècle (base Gramontaine), fut remaniée au XVe siècle. Elle recueille une Vierge de Pitié et un reste de peinture murale datant de sa construction. Sa porte est recouverte de feuilles de cuivre embouties de facture contemporaine. Il ne s'y célèbre plus d'office.

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  • Le château, à l’entrée nord-est du bourg, est implanté sur une motte préhistorique de défense. Aujourd’hui centre de vacances SNCF.
  • Le pont dit romain, à la sortie du bourg, en contrebas de la RD 78, sur la Couze dans un environnement ombragé.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Saint-Léger-la-Montagne propose un réseau de sentiers de randonnées.
  • La Couze, affluent de la Gartempe, attire de nombreux pêcheurs.
  • Les nombreux bois et forêts permettent la pratique de la chasse.
  • Les passionnés d'archéologie industrielle peuvent en de nombreux endroits retrouver des sites de carrières et de traitement du kaolin (les Combes, Mallety, le Goulet, Combechave...).

La commune met à la disposition des visiteurs plusieurs moyens d'hébergement : un gîte d'étape (9 lits) et 3 chambres d'hôtes dans le bourg, deux gîtes ruraux au village de Saint Pierre, ainsi que des chambres d'hôtes et gites privés.

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Fiction[modifier | modifier le code]

  • Le roman La lavandière de Saint-Léger, de Sylvie Anne, Presses de la Cité, 2008, a son cadre à Saint-Léger dans les monts d'Ambezac [2].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Chanaud, in : Jean Tricard, Le village des Limousins: études sur l'habitat et la société rurale du Moyen Âge à nos jours., Rencontre des historiens du Limousin, Presses universitaires de Limoges, 2002 [3]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sur Géoportail
  2. André Lecler, Martyrs et confesseurs de la foi du diocèse de Limoges pendant la Révolution française, Volume 4, 1904, p. 91 [1]
  3. Robert Chanaud, in : Jean Tricard, Le village des Limousins: études sur l'habitat et la société rurale du Moyen Âge à nos jours, Rencontre des historiens du Limousin, Presses universitaires de Limoges, 2002, p. 342.
  4. https://www.lepopulaire.fr/saint-leger-la-montagne/2016/05/12/une-soiree-en-lhonneur-de-claude-pericaud_11910775.html
  5. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.