Viaduc de Rocherolles

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Viaduc de Rocherolles
Le viaduc et la rivière Gartempe
Le viaduc et la rivière Gartempe
Géographie
Pays France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Coordonnées géographiques 46° 06′ 44″ N, 1° 25′ 47″ E
Fonction
Franchit la Gartempe
Fonction ferroviaire
Caractéristiques techniques
Type Pont en arc
Longueur 180 m
Hauteur 54,60 m
Matériau(x) Maçonnerie
Construction
Construction 1852 - 1854
Mise en service 2 juin 1856 (premier train de fret)
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Viaduc de Rocherolles
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
(Voir situation sur carte : Nouvelle-Aquitaine)
Viaduc de Rocherolles
Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne
(Voir situation sur carte : Haute-Vienne)
Viaduc de Rocherolles

Le viaduc de Rocherolles est un pont-rail permettant le franchissement de la Gartempe par la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon, sur le territoire des communes de Folles et de Bersac-sur-Rivalier dans le département de la Haute-Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Lors de sa mise en service, en 1856, il est considéré comme le plus haut pont de France[1]. Il est notamment emprunté par les trains de la relation de Paris à Toulouse, via la section Châteauroux - Limoges.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Infrastructure ferroviaire, le viaduc de Rocherolles est située au point kilométrique (PK) 358,984, sur la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon, entre les gares de Fromental et Bersac. L'ancienne bifurcation vers Poitiers, ligne Mignaloux-Nouaillé - Bersac aujourd'hui uniquement emprunté par des trains de fret, se situe à environ 500 mètres au Nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Viaduc, dans les années 1920.

Le viaduc a été construit de 1852 à 1854 sur les communes[2] de Folles et Bersac-sur-Rivalier.

L’arrivée du train à Limoges a eu lieu en 1856. Jusqu'à 2 000 ouvriers ont travaillé sur ce chantier. À cette époque, le Limousin est desservi par la puissante compagnie du Paris-Orléans (P.O.) qui est à l’origine des travaux réalisés sur ce viaduc. Il a coûté un million et demi de francs-or de l'époque.

Le viaduc a été électrifié en 1935.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

En pierres taillées dans un granit bleu, il franchit la vallée de la Gartempe. Les pierres ont été extraites des carrières environnantes, taillées sur place et montées. L'ouvrage mesure 54,60 mètres de haut, 187 mètres de long ; il comporte douze arches sur deux niveaux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. José Banaudo, 2003, opus cité p. 4
  2. Marcel Prade, 1988, opus cité, p. 396

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Prade, Ponts et viaducs au XIXe siècle : techniques nouvelles et grandes réalisations françaises, Brissaud, Poitiers, 1988 (ISBN 978-2-902170-59-3), pp. 396 & 184-185.
  • Serge Montens, Les plus beaux ponts de France, Bonneton, Paris, 2001 (ISBN 2-86253-275-4), pp. 71.
  • José Banaudo, Fabrice Lanoue, Sur les rails du Limousin, éditions de Borée, 160 pages, 2003 (ISBN 978-2-84494-204-3), PP. 4.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]