Bataille de Québec (1690)

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Bataille de Québec
Description de cette image, également commentée ci-après

Frontenac repoussant l'offre de reddition de l'émissaire anglais : « La seule réponse que je ferai à votre général viendra de la bouche de mes canons et du feu de mes mousquets. »

Informations générales
Date 16 octobre au
Lieu Ville de Québec
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de l'Angleterre Royaume d'Angleterre
* Colonie de la baie du Massachusetts
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Commandants
William Phips Louis de Buade de Frontenac
Forces en présence
2 300 soldats et miliciens
60 autochtones
6 canons
34 vaisseaux de guerre
2 000 miliciens
Pertes
Au moins 30 morts
Au moins 50 blessés
Au moins 1000 morts lors du voyage de retour
9 morts
8 à 52 blessés

Batailles

Baie d'Hudson
Baie d'Hudson (1686) · Fort Albany (1re) · Fort Albany (2e) · York Factory · Baie d'Hudson (1697)


Québec et New York
Lachine · Schenectady · Québec · La Prairie · Vallée Mohawk


Nouvelle-Angleterre, Acadie et Terre-Neuve
Dover · Pemaquid (1er) · Salmon Falls · Port Royal · Falmouth · Chedabucto · York · Wells · Oyster River · Baie de Fundy · Pemaquid (2e) · Chignectou · Fort Nashwaak · Terre-Neuve · Haverhill

Cette boîte : voir • disc. • mod.
Coordonnées 46° 58′ nord, 71° 16′ ouest

La bataille de Québec intervint le entre les forces anglaises et françaises. À la suite de la capture de Port Royal, les Britanniques tentèrent de prendre la ville de Québec avec l'aide de la milice coloniale américaine (dû au fait que la couronne refusa de contribuer à l'expédition, comme cela s'est souvent produit). Leur tentative se solda par un échec.

Les canons du comte de Frontenac tirant sur les navires de Sir William Phips. Quoique les illustrateurs n'aient probablement pas mis le pied à Québec, cette estampe illustre bien l'esprit de cette bataille[1].

Contexte[modifier | modifier le code]

En 1689, la première guerre intercoloniale est l'extension de la guerre du roi Guillaume qui éclate en Europe; cette dernière a pour effet d’aviver l’hostilité entre colons français et britanniques en Amérique du Nord. De plus, les Iroquois étaient alliés des habitants de la Nouvelle-Angleterre (et de leurs prédécesseurs de la Nouvelle-Néerlande). Frontenac frappe ces ennemis sans distinction. En 1690, Frontenac fait attaquer Schenectady (New York), Salmon Falls (New Hampshire) et Portland (Maine). Pour riposter, une expédition navale en provenance de la Nouvelle-Angleterre s'organise, sous le commandement de Sir William Phips; l'expédition de Phipps tente de prendre Québec en octobre[1].

Avant l'affrontement[modifier | modifier le code]

Cette bataille fut présentée comme un exemple de guerre psychologique. Avant l'affrontement, Frontenac fit conduire l'émissaire de Phips les yeux bandés à travers les cris de la foule dans les rues de Québec, avec pour but de masquer son infériorité numérique. Lorsque l'envoyé britannique l'invita à se rendre, Frontenac lui répondit

« Je ne vous ferai pas tant attendre. Non, je n'ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons et à coups de fusil; qu'il apprenne que ce n'est pas de la sorte qu'on envoie sommer un homme comme moi; qu'il fasse du mieux qu'il pourra de son côté, comme je ferai du mien. »

.

L'engagement[modifier | modifier le code]

Plan du siège de Québec en 1690


Menée par Sir William Phips, l'armée d'invasion débarqua à Beauport mais fut finalement repoussée par les tirs des canons du comte de Frontenac venant du haut de la falaise. Nul besoin de faire appel aux troupes régulières; c'est la milice canadienne qui mène le combat. Le héros de la bataille est un Canadien de naissance, le sieur de Sainte-Hélène, l’un des célèbres frères Le Moyne[1].

Les troupes de Phips furent aussi repoussées à la Pointe-Lévy[2]. Le contingent colonial britannique se retira après un combat vicieux avec les forces coloniales françaises et leurs alliés amérindiens.

La retraite[modifier | modifier le code]

Dès que les troupes arrivèrent sur leurs vaisseaux, la flotte d'invasion se retira à son tour. La rumeur voudrait que lorsque Phips ordonna à ses vaisseaux de bombarder la ville une nouvelle fois, les canons de Québec répondirent, détruisant l'étendard britannique flottant sur le navire.

Les navires britanniques jetèrent l'ancre plus bas sur le fleuve Saint-Laurent. Au cours de leur retraite, les orages successifs coulèrent trois navires et la variole se propagea sur les vaisseaux restants. Même si les britanniques n'ont perdu que trente hommes au cours de la bataille contre les français, les aléas qu'ils subirent par la suite leur en ont fait perdre mille de plus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Goodspeed 1967
  2. Phips tenta une invasion de la Pointe-Lévy (premier petit village de la seigneurie de Lauzon située devant Québec), mais il fut repoussé par la milice commandée par Guillaume Couture, capitaine de la milice et administrateur de la Pointe-Lévy.

Sources[modifier | modifier le code]

Ouvrages en français 
  • J.-Edmond Roy, Histoire de la Seigneurie de Lauzon, vol. 1, (1re éd. 1897), 495 p.
  • Goodspeed (Rédigé par le lieutenant-colonel D. J. Goodspeed, C.D., DIRECTION DES SERVICES HISTORIQUES, QUARTIER GÉNÉRAL DES FORCES CANADIENNES, OTTAWA), LES FORCES ARMÉES DU CANADA, 1867-1967, (lire en ligne)
Ouvrages en anglais