Raid contre Corlaer

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Raid contre Corlaer ou Massacre de Schenectady
Description de cette image, également commentée ci-après
Un milicien canadien en tenue de guerre hivernale à l'époque du raid contre Corlaer
Informations générales
Date
Lieu Schenectady, colonie de New York
Belligérants
Canadiens
Mohawks
Saults
Algonquins
Habitants de Schenectady
Forces en présence
200 hommes

Première Guerre intercoloniale
Guerres franco-iroquoises

Batailles

Baie d'Hudson
Baie d'Hudson (1686) · Fort Albany (1re) · Fort Albany (2e) · York Factory · Baie d'Hudson (1697)


Québec et New York
Lachine · Schenectady · Québec · La Prairie · Vallée Mohawk


Nouvelle-Angleterre, Acadie et Terre-Neuve
Dover · Pemaquid (1er) · Salmon Falls · Port Royal · Fort Loyal · Chedabucto · York · Wells · Oyster River · Baie de Fundy · Pemaquid (2e) · Chignectou · Fort Nashwaak · Terre-Neuve · Haverhill

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Coordonnées 42° 49′ 08″ nord, 73° 56′ 53″ ouest

Le raid contre Corlaer ou massacre de Schenectady est une attaque par des Canadiens contre le village de Corlaer ou Schenectady[1],[2],[3] dans la colonie de New York le 8 février 1690. Une expédition de 210 hommes (114 Canadiens, 80 Iroquois du Sault[4] et de la réserve de la Montagne et 16 Algonquins[5]) attaquent un village non protégé, détruisant la plupart des habitations et tuant ou capturant ses habitants. Il s'agit d'une réponse au massacre de Lachine, dans le contexte des guerres franco-iroquoises et de la Première Guerre intercoloniale, pendant de la guerre de la Ligue d'Augsbourg en Amérique du Nord.

Le contexte et la préparation[modifier | modifier le code]

La France étant en conflit en Europe, elle n’envoyait aucune aide au Canada. Frontenac forme trois détachements expéditionnaires, en rassemblant des Canadiens et des alliés indiens. Celui qui devait attaquer Corlaer (Schenectady, N.Y.), est placé sous le double commandement des lieutenants Jacques Le Moyne de Sainte-Hélène et de Nicolas d'Ailleboust de Manthet. Pierre Le Moyne d'Iberville— commandant en second — et et son frère François Le Moyne de Bienville font partie de l’expédition[6]. Le Grand Agnier, Togouiroui, commande les Iroquois[7].

Le raid[modifier | modifier le code]

Assistés de Pierre Le Moyne d'Iberville et de Repentigny de Montesson, le détachement se déplace à Corlaer. Le départ a lieu au début de février 1690. Le , vers quatre heures de l'après-midi, le groupe est à deux lieues du village de Corlaer, qui comprend environ 80 maisons. Le vent glacial pénètre les chairs et rend l'attente du petit jour impossible. Les lieutenants trouvent les portes du fort ouvertes et sans gardes. Ils entrent sans problème dans l'enceinte du fort et brûlent les maisons. Ils firent vingt-sept prisonniers, dont John Lahey[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

en français
en anglais

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Français écrivaient Corlar le nom d'Arendt Van Corlaer; les Anglais l'écrivaient Van Curler.
  2. Yon 1970
  3. « Early in the spring of 1662 Van Curler led his fourteen freemen and their families into their new possession. Travelling westward, up what is now Clinton Avenue in Albany, until they reached Norman's Kill, they struck northward, following the Indian trail of blazed trees, until after a circuit of twenty miles they reached fheir future home, on a low plateau on the banks of the Mohawk. On this old site of an Indian village they began the erection of their houses, mill, church, and palisades. The aboriginal name of the village, from which the Mohawks had removed, pointed to the vast piles of driftwood deposited on the river-flats after the spring floods; but not till after the English conquest did any one apply the old Indian name of the site of Albany — that is, "Schenectady " — to Van Curler's new settlement. Both French and Indians called the village "Corlaer," even as they also called the Mohawk River "the river of Corlaer," and the sheet of water in which he was drowned, not after its discoverer, Champlain, but "Corlaer's Lake." Nevertheless, since the Mohawks had already retired from the Hudson River, and "the place outside the door of the Long House" was no longer Albany, but "Corlaer," they and the Europeans, soon after 1664, began to speak of the new settlement as "Schenectady;" especially, as by their farther retirement up the valley, "Corlaer" was now the true "Schenectady;" that is, outside the door of the Iroquois confederacy or Long House. »
  4. « Les Gens du Sault, en 1701, regroupaient en majorité des Iroquois, principalement des Agniers, qui s'étaient convertis au catholicisme, affranchis de la Confédération iroquoise et établis au Sault-Saint-Louis. » (Gens du Sault)
  5. Histoire populaire du Québec (Lacoursière 2013, p. 176)
  6. Pothier 1991
  7. Iroquoisie: 1688-1701 (Desrosiers 1999, p. 58).
  8. Lacoursière 1995

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]