Monastère des Ursulines de Québec
| Monastère des Ursulines de Québec | |||
Chapelle des Ursulines. | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Culte | catholique | ||
| Rattachement | Ordre de Sainte-Ursule | ||
| Début de la construction | 1687 | ||
| Style dominant | colonial français, baroque | ||
| Protection | Immeuble patrimonial classé (2011, no 110102) Lieu historique national (1972) |
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| Site web | polecultureldesursulines.ca | ||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Province | |||
| Ville | Québec | ||
| Coordonnées | 46° 48′ 44″ nord, 71° 12′ 29″ ouest | ||
| Géolocalisation sur la carte : Québec (ville)
Géolocalisation sur la carte : Québec
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Le monastère des Ursulines de Québec, fondé en 1639 sous la direction de Marie de l'Incarnation et de Madeleine de Chauvigny de la Peltrie, est la plus ancienne institution d'éducation pour les femmes de l'Amérique du Nord. L'ensemble conventuel se compose de plusieurs bâtiments de pierre érigés du XVIIe siècle au XIXe siècle. Si la construction de la chapelle actuelle a été achevée au début du XXe siècle, son décor intérieur exceptionnel date du Régime français.
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines
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Les premiers membres de l'Ordre de Sainte-Ursule arrivent en Nouvelle-France le . Un couvent est établi par Marie de l'Incarnation, aidée par la riche veuve Marie Madeleine de la Peltrie, dans la basse-ville du Vieux-Québec. Trois ans plus tard, elles déménagent à l'emplacement actuel du monastère, lieu qui leur est cédé par la Compagnie de la Nouvelle-France. Leurs premiers élèves étaient des filles amérindiennes, avec qui elles eurent de meilleurs résultats qu'en avait eu les jésuites avec les garçons. Ce premier couvent brûle en 1650.
Le missionnaire Jérôme Lalemant, qui évangélisa les Hurons, établit des règles de fonctionnement pour l'institution religieuse. La première célébration de la fête du Nouveau Monde eut lieu dans le couvent le . Le registre de la Confrérie du Sacré-Cœur débute en 1716. Le pape Clément XI l'a enrichie d'indulgences en 1718.
Le couvent a subi le siège et le bombardement de Québec en 1690, et un second siège par James Wolfe en 1759. Le couvent des Ursulines, au cœur de la Haute-Ville, est endommagé par les bombardements la première nuit. Les sœurs doivent se réfugier à l'Hôpital général de Québec à St-Charles, à l'Ouest de la ville. Après la bataille du , au terme de laquelle la garnison de Québec se rendit à l'armée de Wolfe, le général français, Montcalm, tué pendant les combats, fut enterré la nuit dans la chapelle du couvent.
Le premier gouverneur anglais, Murray, a utilisé une partie du monastère comme quartier général. Les gouverneurs et les vice-rois, et anglais et français, furent toujours respectueux envers l'institution.
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Vue en 1761. -
Le monastère en 1879. -
Le monastère en 1940.
Architecture et patrimoine
[modifier | modifier le code]Le monastère se compose de plusieurs bâtiments de pierre érigés entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle. Bien que la construction de la chapelle actuelle ait été achevée au début du XXe siècle, son décor intérieur date de l'époque de la Nouvelle-France. Il constitue aujourd'hui le seul exemple de décor religieux du Régime français subsistant dans un état intégral[1].
De nos jours
[modifier | modifier le code]Le couvent des Ursulines de Québec est reconnu comme patrimoine mondial de l'Unesco. La volonté de la communauté de mettre en valeur son héritage remonte à 1936, année où l'un des bâtiments du monastère est transformé en musée. Récemment rénové, le Musée du Pôle culturel du Monastère des Ursulines permet de découvrir les deux aspects fondamentaux de la communauté à travers les siècles : la vocation religieuse et l'éducation des jeunes filles[1]. On retrouve également de nos jours la chapelle des Ursulines. L'école des Ursulines de Québec, toujours en activité, accueille aussi des garçons depuis 2010. Cette école possède un second campus à Loretteville.
Le , les Ursulines et les employés ont quitté progressivement le monastère. Les Ursulines se sont installées dans une résidence pour personnes âgées[2]. La Ville de Québec devait se pencher sur la nouvelle vocation du monastère. Elle n’exclut pas d’aménager le nouveau siège de l’Organisation des villes du patrimoine mondial à l’intérieur de ses murs[3].
Personnalités associées
[modifier | modifier le code]Marguerite d'Youville, fondatrice des Sœurs de la Charité de Montréal, dites les "Sœurs Grises", fut élève au couvent des Ursulines.
La première Mère Supérieure élue, après la conquête de la Nouvelle-France, était Mère Esther Marie-Joseph Wheelwright de l'Enfant Jésus. Celle-ci avait été prise captive lors d'un raid et adoptée par une famille d'Abénaquis. Elle fut libérée des Abénaquis par le prêtre jésuite Père Bigot, et elle fut aussi une protégée du Gouverneur Général de la Nouvelle-France, Philippe de Rigaud de Vaudreuil[4]..
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Ursulines de Québec », sur Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française (consulté le ).
- ↑ (fr-CA) Zone Société - ICI.Radio-Canada.ca, « Le dernier adieu des Ursulines à leur monastère », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Zone Société - ICI.Radio-Canada.ca, « Les Ursulines vont quitter le Vieux-Québec », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
- ↑ (en) Julie Wheelwright, Esther : the remarkable true story of Esther Wheelwright : puritan child, native daughter, Mother Superior, Toronto, HarperCollins Canada, , 342 p. (ISBN 978-0-00-200723-8)
Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à l'architecture :
- Ressource relative à la géographie :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- « Ursulines de Québec », sur Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française
- [vidéo] Visite du monastère des Ursulines de Québec, Vimeo