Armeau

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Armeau
La place de la mairie, le long de la D 606 (ex-RN6)
La place de la mairie, le long de la D 606 (ex-RN6)
Blason de Armeau
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Villeneuve-sur-Yonne
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Sénonais
Maire
Mandat
Yves Girod
2014-2020
Code postal 89500
Code commune 89018
Démographie
Population
municipale
766 hab. (2013)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 47″ Nord 3° 19′ 27″ Est / 48.0463, 3.3241
Altitude Min. 71 m – Max. 211 m
Superficie 10,31 km2
Localisation

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Armeau

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Armeau

Armeau est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 73 mètres d'altitude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villeneuve-sur-Yonne Rose des vents
Saint-Julien-du-Sault N Dixmont
O    Armeau    E
S
Villevallier

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges préhistoriques ont été trouvés sur le site d'Armeau, ainsi qu'un poignard de la Tène. Le site est listé dans la base de données de l'INPN[1]. On y a trouvé des vestiges de bœuf domestique, chevreuil, castor, cerf élaphe, hérisson d'Europe, lièvre, mouton domestique, cochon domestique, sanglier, et renard roux.

La terre d'Armeau relevait du roi de France. Jusqu'à l'intégration du comté de Champagne à la Couronne, le village était la dernière possession royale face au comté de Joigny (vassal du comté de Troyes). Des bornes armoriées du XVIe siècle jalonnent dans les bois la séparation d'avec le comté de Joigny.

Le village d'Armeau est doté d'un port sur l'Yonne. Des convois d'ânes arrivés du plus profond de la forêt d'Othe voisine y transbordent du charbon de bois et autres produits de l'industrie forestière, à destination de Sens et de Paris.

A Palteau, des bois justifient un intérêt royal pour ses attraits cynégétiques lors des visites rendues à Villeneuve-le-Roi (auj. Villeneuve-sur-Yonne). Des gardes y sont établis au début du XIVe siècle. Toutefois, le roi Philippe Le Long préfère se séparer des lieux. Il inclut Palteau au sein de la vaste seigneurie de Mâlay-le-Roi qu'il créé avec les derniers éléments d'un foncier royal très ancien au profit de cadets de la famille de Sancerre. Les héritiers de Guillaume Griveau, maître de la Monnaie de Troyes et seigneur de la châtellenie de Mâlay-le-Roi, se partagent le 7 mars 1545 l'ensemble en huit seigneuries distinctes : celle de Palteau nait alors. Cantien Garot, gouverneur du fort de l'Ecluse, de Sète et bailli de Sens (+1669), acquéreur des derniers héritiers Chapelain en 1662, donne la seigneurie à son neveu Bénigne Dauvergne de Saint-Mars (+1708), mousquetaire, successivement gouverneur des forteresses prisons de Pignerol, d'Exilles, des Iles Sainte-Marguerite et de la Bastille. A ce titre, il gardera le surintendant Fouquet et le Masque de Fer. Ses neveux de Formanoir conserveront le château au XVIIIe.

Elle était propriété de l'archevêché de Sens, puis passa à l'abbaye de Dilo.

Le Masque de Fer a séjourné au château de Palteau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 mars 1965 Marcel Collet    
mars 1965 1982 Jean-Charles Panchetti    
1982 mars 1989 Roland Marquenet    
mars 1989 juin 1995 Jean Lejeune    
juin 1995 1999 Jacqueline Guillou    
1999 2001 Guy Cristian    
2001 mars 2001 Christian Cafardy    
mars 2001 mars 2008 Yves Girod    
mars 2008 août 2012 Gilbert Lair   démissionnaire pour raisons de santé[2]
septembre 2012[3] 2014 Roland Chasseloup    
2014 en cours Yves Girod    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 766 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
673 763 726 763 832 872 872 900 932
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
836 867 878 861 810 814 770 695 670
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
600 571 538 506 449 421 417 420 390
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
423 439 469 403 455 533 724 766 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vue de l'église Saint-Sulpice.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune inclut une ZNIEFF :

  • La ZNIEFF de la forêt d'Othe et ses abords[6], qui englobe 29 398 ha répartis sur 21 communes[7]. Le milieu déterminant est la forêt ; on y trouve aussi eaux douces stagnantes, landes, fruticées, pelouses et prairies.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Armeau, site préhistorique du début du néolithique. INPN.
  2. « Roland Chasselopu a été élu maire », L’Yonne, 10 septembre 2012.
  3. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  6. ZNIEFF 260014923 - Forêt d'Othe et ses abords sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN..
  7. Liste des 21 communes de la ZNIEFF de la forêt d'Othe et ses abords