Armeau

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Armeau
Armeau
La place de la Mairie, le long de la D 606 (ex-RN 6).
Blason de Armeau
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Sénonais
Maire
Mandat
Catherine Toullier
2020-2026
Code postal 89500
Code commune 89018
Démographie
Population
municipale
770 hab. (2018 en augmentation de 0,52 % par rapport à 2013)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 47″ nord, 3° 19′ 27″ est
Altitude Min. 71 m
Max. 211 m
Superficie 10,31 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Sens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Villeneuve-sur-Yonne
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web https://armeau.fr/

Armeau est une commune française située dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 73 mètres d'altitude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Armeau est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 65 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (47,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (47,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,5 %), terres arables (35,7 %), zones agricoles hétérogènes (8,2 %), zones urbanisées (4,3 %), prairies (3,5 %), eaux continentales[Note 3] (2,7 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce lieu est appelé Hermeau dans un document de 1304, herm désignant une terre en friche[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges préhistoriques ont été trouvés sur le site d'Armeau, ainsi qu'un poignard de la Tène. Le site est listé dans la base de données de l'INPN[9]. On y a trouvé des vestiges de bœuf domestique, chevreuil, castor, cerf élaphe, hérisson d'Europe, lièvre, mouton domestique, cochon domestique, sanglier, et renard roux.

La terre d'Armeau relevait du roi de France. Jusqu'à l'intégration du comté de Champagne à la Couronne, le village était la dernière possession royale face au comté de Joigny (vassal du comté de Troyes). Des bornes armoriées du XVIe siècle jalonnent dans les bois la séparation d'avec le comté de Joigny.

Le village d'Armeau est doté d'un port sur l'Yonne. Des convois d'ânes arrivés du plus profond de la forêt d'Othe voisine y transbordent du charbon de bois et autres produits de l'industrie forestière, à destination de Sens et de Paris.

À Palteau, des bois justifient un intérêt royal pour ses attraits cynégétiques lors des visites rendues à Villeneuve-le-Roi (auj. Villeneuve-sur-Yonne). Des gardes y sont établis au début du XIVe siècle. Toutefois, le roi Philippe Le Long préfère se séparer des lieux. Il inclut Palteau au sein de la vaste seigneurie de Mâlay-le-Roi qu'il crée avec les derniers éléments d'un foncier royal très ancien au profit de cadets de la famille de Sancerre. Les héritiers de Guillaume Griveau, maître de la Monnaie de Troyes et seigneur de la châtellenie de Mâlay-le-Roi, se partagent le 7 mars 1545 l'ensemble en huit seigneuries distinctes : celle de Palteau nait alors. Cantien Garot, gouverneur du fort de l'Ecluse, de Sète et bailli de Sens (+1669), acquéreur des derniers héritiers Chapelain en 1662, donne la seigneurie à son neveu Bénigne Dauvergne de Saint-Mars (+1708), mousquetaire, successivement gouverneur des forteresses prisons de Pignerol, d'Exilles, des Iles Sainte-Marguerite et de la Bastille. À ce titre, il gardera le surintendant Fouquet et le Masque de Fer. Ses neveux de Formanoir conserveront le château au XVIIIe.

Elle était propriété de l'archevêché de Sens, puis passa à l'abbaye de Dilo.

Le Masque de Fer a séjourné au château de Palteau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 mars 1965 Marcel Collet    
mars 1965 1982 Jean-Charles Panchetti    
1982 mars 1989 Roland Marquenet    
mars 1989 juin 1995 Jean Lejeune    
juin 1995 1999 Jacqueline Guillou    
1999 2001 Guy Cristian    
2001 mars 2001 Christian Cafardy    
mars 2001 mars 2008 Yves Girod    
mars 2008 août 2012 Gilbert Lair   démissionnaire pour raisons de santé[10]
septembre 2012[11] 2014 Roland Chasseloup    
2014 2020 Yves Girod DVD Enseignant[12]
mars 2020 En cours Catherine Toullier    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2018, la commune comptait 770 habitants[Note 4], en augmentation de 0,52 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
673763726763832872872900932
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
836867878861810814770695670
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
600571538506449421417420390
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
423439469403455533682703724
2013 2018 - - - - - - -
766770-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vue de l'église Saint-Sulpice.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune inclut une ZNIEFF :

  • la ZNIEFF de la forêt d'Othe et ses abords[17], qui englobe 29 398 ha répartis sur 21 communes[18]. Le milieu déterminant est la forêt ; on y trouve aussi eaux douces stagnantes, landes, fruticées, pelouses et prairies.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Sens », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Dictionnaire des villes et villages de Bourgogne, Viévy, Editions de l'Escargot Savant, , 558 p. (ISBN 978-2-918299-27-1, notice BnF no FRBNF43615263), p. 21.
  9. Armeau, site préhistorique du début du néolithique. INPN.
  10. « Roland Chasselopu a été élu maire », L’Yonne, 10 septembre 2012.
  11. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  12. « Résultats municipales 2020 à Armeau », sur lemonde.fr (consulté le ).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. ZNIEFF 260014923 - Forêt d'Othe et ses abords sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN..
  18. Liste des 21 communes de la ZNIEFF de la forêt d'Othe et ses abords