Malay-le-Grand

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Malay-le-Grand
Malay-le-Grand
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Sens-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Sénonais
Maire
Mandat
Séverine Mainvis
2016-2020
Code postal 89100
Code commune 89239
Démographie
Gentilé malaysien, malaysienne
Population
municipale
1 533 hab. (2017 en augmentation de 0,79 % par rapport à 2012)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 32″ nord, 3° 20′ 31″ est
Altitude Min. 76 m
Max. 221 m
Superficie 21,8 km2
Localisation
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Malay-le-Grand est une commune française située dans le département de l'Yonne (89) et la région de Bourgogne-Franche-Comté. Au dernier recensement de 2017, Malay-le-Grand comptait 1 533 habitants. Son altitude maximale est de 221 mètres.

Ses habitants sont appelés les Malaysiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation, description[modifier | modifier le code]

Malay-le-Grand est dans le nord du département de l'Yonne et le nord de la Bourgogne, à environ 4 km au sud-ouest du centre historique de Sens, sur la D660 menant à Troyes[1] (62 km à l'ouest)[2].

Le village, à environ 80 m d'altitude, se trouve dans la vallée de la Vanne, bordée au nord et au sud par des hauteurs menant à des plateaux qui avoisinent 200 m d'altitude[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La D660 Sens-Troyes traverse le centre de la commune d'ouest en est ; c'était anciennement le chemin menant à Saint-Florentin et de là vers Bar-sur-Aube ou vers Tonnerre[1]. La D225 traverse le nord de la commune[1].

Une ligne de transport en commun INTERCOM de Sens passe à Malay-le-Grand :

  • Ligne 2 : Sens Garibaldi - Malay Pasteur ou Malay Route de Genève

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Vanne, affluent de l'Yonne en rive droite, arrose le bourg, coulant d'est en ouest. Le ruisseau de Mondereau, qui vient de Sens au nord-ouest, conflue avec la Vanne au bourg de Malay. Ce sont les principaux cours d'eau naturels traversant la commune.

L'aqueduc de la Vanne traverse aussi la commune, passant au nord de Malay[1]. Venant des « sources d'Armentières » à Saint-Benoist-sur-Vanne (25 km à vol d'oiseau à l'ouest de Malay - l'acqueduc s'appelle à cet endroit l'acqueduc d'Armentières), il fournit Paris en eau, pour un trajet de quelque 110 km[3].


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sens Saligny Malay-le-Petit Rose des vents
Maillot N Noé
O    Malay-le-Grand    E
S
Rosoy Véron Les Bordes

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village de Maslacius subterior est cité en 519[4].

En 1003, le village est désigné sous le nom de Masliacus Major (« grand Malay »).

En 1187, la dénomination de Malay-le-Grand devient Malaium Vice-comitis (Malay-le-Vicomte) jusqu'à la Révolution. Ce n'est qu'alors que Malay-le-Vicomte redevint Malay-le-Grand et que le village voisin Malay-le-Roi devint Malay-le-Petit.

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges ont été trouvés lors d'un sondage d'archéologie préventive vers le lieu-dit les Bas Musats[5],[6].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les vestiges d'un aqueduc gallo-romain ont été trouvés en 2014. Abandonné au IIIe siècle, ses matériaux ont été récupérés aux alentours des Musats et il n'en reste là que la partie basse[5]. Appelé l'aqueduc Saint-Philbert, un manuscrit indique qu'il existait déjà en l'an 87, avec une capacité de 23 000 m3 par jour. De nos jours il serait visible seulement sur Malay-le-Grand[7].

Le lieu-dit les Pâquis[8] a livré quelques éléments de poterie culinaire de la Tène D2b, produits localement et d'un caractère archaïque marqué ; ils voisinent avec des poteries importées à pâte et engobe micacé de « type Besançon » et des marmites et couvercles à pâte claire et engobe micacé[9].

Noter aussi la présence de céramiques d’un groupe technique particulier, modelé et dégraissé de particules métalliques, de très bonne qualité. On les trouve dans la zone de la confluence Seine-Yonne et jamais plus au sud que la vallée de l'Yonne ; elles sont datées du IIe siècle[10].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Au VIIe siècle Malay est « un domaine royal à 1 lieue de la ville de Sens ». En 657 ou 658 saint Emmon évêque de Sens y convoque le concile de Malay[11],[n 2].

Le lieu-dit lieu-dit la Corvée a livré les restes d'un habitat du XIe siècle, le long de l'aqueduc gallo-romain de Sens. Ils couvrent une surface de plus de 100 m de long sur environ 25 m de large[12].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La commune disposait d'une gare qui se situait sur la ligne de Coolus à Sens, fermée au transport des voyageurs le 2 octobre 1938.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 mars 2008 Francis Merat    
mars 2008 juin 2016 Guy Crost[13]    
juin 2016 En cours Séverine Mainvis   Chauffeuse de taxi

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2017, la commune comptait 1 533 habitants[Note 1], en augmentation de 0,79 % par rapport à 2012 (Yonne : -1,06 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
928879995932882886908934975
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
921949950930907890907860849
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
794754728639708750688670770
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8117811 0291 2061 4191 5381 5731 5101 551
2017 - - - - - - - -
1 533--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Houssaye (fin XVe, remanié au XVIe et XVIIe siècle) ; la cloche en bronze de sa chapelle, inscription « IHS MARIA Msr FRANCOIS DE BERBIZY CHEVALIER SEIGR DE LA HOUSSAIS MA FAICT FONDRE 1654 », classement au titre d'objet MH .
  • Les vestiges d'un aqueduc romain vers le lieu-dit la Foucauderie (3,8 km sud-est du bourg[18],[19]) et vers les Bas Musots (voir la section « Histoire > Antiquité »).
  • La tour carrée du XVIe siècle flanquée de contreforts, attenante à l'église Saint-Martin de style ogival (1865).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le conseil municipal a décidé de faire restaurer le lavoir, autrefois couvert d'un toit en chaume. Voir « Malay-le-Grand : L'ancien lavoir va être restauré », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne [sur lyonne.fr]) et « Le lavoir municipal en cours de restauration », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne [sur lyonne.fr], consulté le 27 mai 2019)..
  2. Malay-le-Grand est à environ 4 km (1 lieue) du vieux centre de Sens, Malay-le-Petit un peu plus loin à environ 7 km[1]. Il est donc probable que le concile de Malay s'est déroulé à Malay-le-Grand.
Notes pour la démographie
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Malay-le-Grand et Malay-le-Petit, carte interactive » sur Géoportail.
  2. « Malay-le-Grand », sur google.fr/maps.
    Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) – cliquer sur "itinéraires".
  3. Damien Jullemier, « Aqueduc de la Vanne » (consulté le 27 mai 2019).
  4. Michel de la Torre, Yonne : histoire, géographie, nature, arts, Paris, éd. Deslogis-Lacoste, (ISBN 2739950896).
  5. a et b [Lamotte et al. 2015] Didier Lamotte, « L'aqueduc romain de Sens et ses abords (Malay-le-Grand, Yonne) (extraits du rapport de diagnostic) - Rue de l’Industrie - RN 60 - Les Bas Musats » (rapport de diagnostic archéologique), INRAP Grand Est sud,‎ (lire en ligne [sur researchgate.net], consulté le 27 mai 2019).
  6. « Les Bas Musats, carte interactive » sur Géoportail.
  7. « Les sources - Le bîme », sur patrimoine-vanne.info (consulté le 27 mai 2019).
  8. « les Pâquis, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées.
  9. [Mouton-Venault et al. 2015] Sylvie Mouton-Venault, Anne Ahü-Delor, Daniel Barthèlemy, Sylvie Humbert, F. Barthèlemy, A. Corsiez, C. Hervé, M. Joly et A. Saggese, « Évolution des répertoires de la céramique culinaire en Champagne, Bourgogne et Franche-Comté au cours des cinq premiers siècles de notre ère », Revue archéologique de l’Est, t. 64, no 187 =,‎ (ISSN 1760-7264, lire en ligne [pdf, sur journals.openedition.org], consulté le 27 mai 2019), p. 165.
  10. Mouton-Venault et al. 2015, p. 167.
  11. [Lebeuf 1738] Jean Lebeuf, Recueil de divers écrits pour servir d'éclaircissemens à l'histoire de France, et de supplément à la Notice des Gaules, t. 1, Paris, Jacques Barois Fils, , 416 p., sur books.google.fr (lire en ligne), p. 208.
  12. [Perrugot 1995] Didier Perrugot, « Malay-le-Grand (Yonne). La Corvée », Archéologie médiévale, no 25,‎ , p. 208 (lire en ligne [sur persee], consulté le 27 mai 2019).
  13. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 27 décembre 2013.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  18. « Portrait : le chercheur Didier Perrugot a découvert un aqueduc gallo-romain », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne [sur lyonne.fr], consulté le 27 mai 2019).
  19. « La Foucauderie, carte interactive » sur Géoportail.