Malay-le-Petit

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Malay-le-Petit
Malay-le-Petit
La mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Brienon-sur-Armançon
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Sénonais
Maire
Mandat
Martine Charetié
2014-2020
Code postal 89100
Code commune 89240
Démographie
Population
municipale
339 hab. (2017 en diminution de 10,32 % par rapport à 2012)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 24″ nord, 3° 22′ 58″ est
Altitude Min. 81 m
Max. 217 m
Superficie 11,04 km2
Localisation
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Malay-le-Petit
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Malay-le-Petit

Malay-le-Petit est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saligny Villiers-Louis Rose des vents
Malay-le-Grand N
O    Malay-le-Petit    E
S
Noé Les Vallées-de-la-Vanne

Économie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Primitivement, le lieu porte le nom de Mâlay-le-Petit.

À la fin du XIIe siècle, à la suite de heurts entre le vicomte de Sens Galeran et le Roi de France, les domaines vicomtaux sont cantonnés. C'est ainsi qu'émergent Mâlay-le-Roi (ex Mâlay-le-Petit) et Mâlay-le-Vicomte (ex Mâlay-le-Grand). De ce fait, les droits de la Couronne sont donc situés sur ce Mâlay.

Des rentes sont versées aux religieuses de l'abbaye du Lys, fondée près de Melun par Blanche de Castille; Elles sont servies par la ferme des bois de Mâlay. Sous Philippe le Bel, ces rentes sont transformées en pleine propriété : la ferme du Bois du Lys apparaît donc.

Dans sa lutte sournoise contre le roi d'Angleterre, le roi Philippe le Bel cherche à tirer parti de l'Angoumois. Il entre en négociation avec des cohéritiers de ce comté, mais l'affaire ne sera conclue que sous son fils Philippe le Long. Une branche de la famille de Sancerre cède à la Couronne ses droits sur le comté d'Angoulême, en échange de quoi, le roi de France cède une forte rente à asseoir sur le patrimoine rural subsistant après de nombreuses ponctions, sur la rive droite de l'Yonne. Ce domaine inclut Mâlay-le-Roi, Villiers-Louis, Pont-sur-Vanne, Theil, Vaumort, Noé, Villechétive et Palteau (Armeau). Ces huit villages se retrouvent ainsi inclus dans la châtellenie de Mâlay-le-Roi. La famille de Sancerre (branche des sires de Sagonne) n'a sans doute pas vécu dans la vallée de la Vanne, trop éloignée du Berry. À la fin du XIVe siècle, elle cède sa châtellenie de Mâlay à une famille apparemment venue de l'Ouest : les de Chancy[1].

Au décès de Louis de Chancy à la fin du XVe siècle, l'ensemble de la châtellenie est acquis par un Troyen : Guillaume Griveau, maître de la Monnaie de cette ville. Il installe à Fossemore (Theil) le siège de son administration. Peu après son décès, la châtellenie est divisée en de nombreuses seigneuries. Pour autant, le titre de châtellenie de Mâlay-le-Roi subsiste durant tout le XVIe siècle, avec ses propres officiers seigneuriaux, attachés aux seigneurs de Theil. Parmi ceux-ci, il convient de distinguer les Lecrec, Duthier et Jamard.

Le 7 mars 1545, les héritiers Griveau se partagent la châtellenie. Ainsi naissent les seigneuries de Mâlay-le-Roi, Villiers-Louis, Pont-sur-Vanne, Theil, Vaumort, Noé, Villechétive et Palteau.

Au cours de la Révolution française, la commune, qui portait le nom de Malay-le-Roi, fut provisoirement renommée Malay-le-Républicain[2].
C'est en 1848, à l'époque de la Seconde République, que fut adopté le nom de Malay-le-Petit[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2008   Martine Charetie[3],[4]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2017, la commune comptait 339 habitants[Note 1], en diminution de 10,32 % par rapport à 2012 (Yonne : -1,06 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
185172199184205210217226209
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
229193231228234268240239220
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
201202195153169181167167203
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
180174187279308334346348378
2017 - - - - - - - -
339--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Etienne Meunier, « La châtellenie de Mâlay-le-Roi », Etudes villeneuviennes, no 28,‎ , p. 9 à 61
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Malay-le-Petit », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 27 novembre 2012)
  3. Commune de Malay-le-Petit sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 27 novembre 2012.
  4. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 27 décembre 2013.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.