Association France-URSS

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L’association France-URSS est une association créée en janvier 1945 à Paris et dissoute en février 1992, qui avait pour but de promouvoir l'amitié entre les peuples de France et d'Union soviétique

Objectif[modifier | modifier le code]

Elle avait pour but de « favoriser, dans l’intérêt de la nation et de la paix, la connaissance mutuelle et la coopération amicale des deux pays ».

L'association a été parfois taxée de crypto-communisme bien que de nombreux courants de pensée aient été représentés à la présidence nationale dont le chanoine Jacques Fournier[1] et le gaulliste Léo Hamon.

Actions[modifier | modifier le code]

L’association organisait des voyages touristiques et professionnels à destination de l’URSS, et recevait touristes et délégations soviétiques. Elle promouvait également des jumelages entre villes (une soixantaine environ). Par ailleurs, l’association encourageait la promotion de l’enseignement de la langue russe en France (cours du soir) et de la culture soviétique (expositions, cinéma...).

De nombreuses publications ont été éditées par l'association, dont un mensuel France - URSS - magazine.

Exemple : le sommaire d'un numéro de 1951[modifier | modifier le code]

Dans le numéro 67 (mars 1951) de la revue France-URSS, on pouvait trouver notamment les articles et rubriques suivants :

  • Notre point de vue : "Politique Krupp" et politique de paix (à propos de la libération par les Américains de l'industriel allemand Alfred Krupp)
  • La Commune de Paris (à l'occasion de son 80e anniversaire)
  • La première usine-automate est née à Moscou (usine de pistons pour moteurs automobiles), avec un encart expliquant qu'« en URSS, le machinisme ne crée pas de chômage », grâce à la planification
  • Témoignage de Louise Mamiac, retour d'URSS : Quelle femme, quelle maman française n'envierait ses sœurs soviétiques ?
  • Dossier sur la Kazakhie (après la République carélo-finnoise et l'Ouzbékistan)
  • Comment l'URSS aide les démocraties nouvelles (Roumanie, Hongrie, Chine...)
  • Rapport sur l'intervention de Fernand Grenier à l'Assemblée nationale, opposé au ministre de l'Intérieur Henri Queuille, à propos de l'interdiction d'entrée en France de certaines revues soviétiques
  • Rubrique théâtrale (La Tragédie optimiste, de Vichnevsky, au Théâtre Verlaine à Paris)
  • L'avancement des travaux du canal Volga-Don
  • L'URSS expose au Salon de la machine agricole, porte de Versailles à Paris.
  • Humour soviétique, concours d'abonnements, résultats de la tombola (les prix étaient essentiellement des objets d'artisanat en provenance d'URSS)
  • En supplément : déclarations du maréchal Staline (à la Pravda) sur la situation internationale.

Personnalités membres[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Yves Arcadias, Claude Arnaud (ambassadeur de France), Louis Baillot (député PCF), Jean Battut, Jean-Claude Casadesus (chef d'orchestre), Frédéric Coste (directeur de radio), Jean-Loup Chrétien (cosmonaute), Claude Estier (PS), Joannes Galand, Georges Gorse (ancien ministre), Madeleine Guilbert, Léo Hamon (gaulliste), Gérard Jaquet (PS), Charles Latil (RPR), Marie Lavigne, Roland Leroy (directeur de L'Humanité et membre du comité central du PCF), François Luchaire (PRG - ancien membre du Conseil constitutionnel), Robert Mallet, Raymond Marquié, Henri Noguères (PS), Raymond Offroy (ambassadeur de France), Pierre Pineau, Jean Poczobut (directeur de la Préparation olympique), Roger Cousin, Raymond Roussat, Henri Spade[3][Quand ?]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir ses articles dans la revue France-URSS de 1964 à 1980
  2. L'Humanité, 22 novembre 1993 (www.humanite.fr)
  3. La nouvelle direction de France-URSS, L'Humanité, 17 avril 1990
  4. Notice du fonds en salle des inventaires virtuelle des Archives nationales

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]