Événement (philosophie)

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L'événement est un concept philosophique, présent dès la philosophie classique, mais qui acquiert une grande importance au XXème siècle, sous l'impulsion de la phénoménologie et du pragmatisme[1]. Selon Bernard Sève, c'est une notion « attirante mais fuyante »[1], et qui mobilise des champs philosophiques très variés : philosophie morale, politique, juridique, esthétique, etc.

Qu'il y ait évènement suppose l'inattendu, donc une possible émergence du hasard, hors de la causalité normalement attendue[2]. Il remet donc en cause le déterminisme, suppose un processus de création et introduit l'idée d'un fonctionnement irrationnel du réel. Réfléchir au concept d'évènement nécessite donc de s'interroge sur les notions de virtualité et de potentialité.

Définition[modifier | modifier le code]

Selon le philosophe Jean-Michel Besnier, est événement « ce qui évite la chaîne causale, ce qui résiste à la rationalité, qui veut l’inscrire dans la causalité »[3]. La rationalité est rétrospective et a besoin d’inscrire un événement dans la chaîne causale ; par conséquent, elle le fait disparaître en tant qu'événement, puisqu'il désigne un vécu qui résiste à la rationalité, qui veut l’inscrire dans la causalité.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le concept d'évènement entraîne nécessairement une rupture dans la causalité mécaniste[4].

Contrafactualité[modifier | modifier le code]

La notion de contrafactualité est très importante en philosophie, en particulier pour les réflexions sur la logique modale et les mondes possibles. La contrafactualité, dite aussi « contrefactualité », est une forme grammaticale qui renvoie, en philosophie, à la réflexion sur les événements qui ne se sont pas réalisés mais auraient pu se réaliser sous certaines conditions. Une proposition contre-factuelle prend la forme d’une phrase conditionnelle, dont le début de la proposition est « si... » « alors... », qui indiquerait ce qui serait vrai si l’antécédent avait eu lieu. Les énoncés contre-factuels ont été utilisés par Saul Kripke dans sa définition de la vérité ; ainsi que par David Lewis dans leur élaboration théorique des mondes possibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]